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Capitole : une agression bien peu médiatisée

Vendredi 2 avril à Washington DC, le Capitole était la cible d’une attaque. Après avoir précipité sa voiture sur les policiers, l’assaillant est sorti les agresser au couteau. Un policier est mort, l’autre est grièvement blessé. Une attaque bien peu médiatisée. Et pour cause, le mobile de l’acte ne semble pas correspondre aux canons habituels des éditorialistes bien-pensants.

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© DR

Vous n’en avez pas entendu parler. Ou très peu. Pas d’enquête, pas de marche blanche, pas de « vive émotion de la communauté internationale ». Pourtant, une attaque s’est bien de nouveau déroulée au temple de la démocratie américaine. Le Capitole, qui abrite le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis, n’était plus connu qu’à travers sa prise d’assaut par les supporters de Trump. Mais les rednecks en casquette rouge ne sont visiblement pas les seuls à semer la zizanie dans la capitale fédérale. La semaine dernière, il s’agissait de Noah Green, un jeune afro-américain, adepte dévoué de la Nation of Islam, une organisation suprématiste noire. À la différence des sympathisants de l’ancien président américain qui se révoltaient des rumeurs de fraudes électorales et qui ont envahi l’enceinte du bâtiment jusqu’à en perdre la vie, Noah Green s’en est pris directement aux policiers et a tenté de les tuer avant d'être finalement abattu.

Lire aussi : Autant en emporte great America : Le réveil sécessionniste

Le président Joe Biden a déclaré être « dévasté » par cette attaque, également condamnée par Kamala Harris et la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Cependant, peu d’encre a coulé au sujet de cet incident en France, pourtant si habituée à relater le moindre fait d’outre-Atlantique. Peu de médias se sont même préoccupés de mentionner l’allégeance de l’assaillant à ce mouvement islamique et racialiste, autrement qu’en recopiant la brève de l’AFP.  Aucune enquête, pas de demande de dissolution, pas même d’indignation. Rappelons ici que l’ambition de la Nation of Islam était la sécession au nom du nationalisme afro-américain. Étonnant, donc, que le sujet n’ait pas plus intéressé les journalistes, pourtant si aptes à craindre les moindres velléités sécessionnistes des petits blancs de la Bible belt. Étonnant qu’on ne fasse pas d’éditions spéciales autour de ce nouveau crime raciste. Pas de « tueries », pas de « crime raciste ». Non, car la victime est blanche. Et qui plus est, un policier. [...]

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