ACTE I : PROPAGANDE PARTOUT
En octobre 2020, Lilie Vincent, enfant transgenre de 8 ans, était l’invitée de l’émission Quotidien présentée par l’inénarrable Yann Barthès. Sans surprise, la séquence est devenue culte et provoque un torrent de réactions. Accompagnée de sa mère sur le plateau de la chaîne TMC, le jeune garçon devenu petite fille raconte qu’elle ressentait, dès l’âge de 3 ans, la volonté de changer de genre. Volonté traduite par un « mal-être » qui la poussait à avoir des pensées suicidaires : « Je disais à maman des idées suicidaires tellement je n’étais pas bien dans mon corps. Et un soir, j’ai dit à maman : “Je suis une fille” ». Sa mère l’assure : « Lilie n’a fait aucun choix, ce qu’elle ressent, elle ne l’a pas choisi. Si vous avez des enfants de huit ans qui ne savent pas s’ils sont des filles ou des garçons, alors je pourrais les prendre en séance ».
Trans digital
Un discours qui a, sans doute, questionné de nombreux enfants devant leur téléviseur. En l’espace de quelques minutes, la Greta Thunberg de la cause trans était née. Elle n’est malheureusement pas la seule à être érigée en icône. Nombre d’influenceurs trans français sont devenus de véritables stars des réseaux sociaux. C’est le cas de Jade CVE qui cumule 419 000 d’abonnés sur Tiktok et plus de 19 millions de likes. Dans sa bio, elle se définit comme une « humaine scientifiquement modifiée ». Dans ses vidéos, elle raconte des anecdotes avec une décomplexion déconcertante, et un certain sens de l’humour. Autre influenceuse, Dianatomicx a plus de 739 000 abonnés et partage des « trucs et astuces » sur la plateforme en répondant aux questions de sa communauté. Le youtubeur Crazyden est aussi le parfait exemple de l’offensive trans sur les réseaux sociaux, avec des titres de vidéos pour le moins perturbants : « Les différentes techniques de la mammectomie », « Comment faire sans binder ? », etc. Lui aussi compte bien conseiller et accompagner les jeunes membres de la communauté dans leur parcours.
Bien vite, cette communauté vous coupe de vos amis et de votre famille dont tout discours de prudence est jugé attentatoire. Il ne vous reste qu’une (illusoire) nouvelle famille.
L’émergence de ces influenceurs et la multiplication de ces vidéos sont intimement liées à la crise sanitaire qui a frappé le monde selon les psychanalystes Caroline Eliacheff et Céline Masson, autrices de La Fabrique de l’enfant trans : « Le confinement lié au Covid a largement amplifié la surexposition aux réseaux sociaux. C’est là que les jeunes s’autodiagnostiquent ; c’est là qu’ils acquièrent le vocabulaire et les codes pour convaincre leurs parents et les médecins ; c’est là qu’un avenir meilleur leur est promis s’ils s’éloignent de leurs parents, forcément transphobes si ceux-ci émettent la moindre réticence ; c’est là qu’ils adhèrent à leur nouvelle communauté qui les encourage dans leur détermination et les héroïse ». La stratégie de recrutement via les réseaux sociaux n’est pas anodine car c’est sur ces plateformes que l’on retrouve les jeunes les plus vulnérables, à la recherche d’une identité et d’une communauté d’adoption.
Le lobby trans ne s’est pas arrêté au petit écran pour toucher le plus grand nombre. Il diffuse très fortement son idéologie dans le septième art en mettant en scène des enfants transgenres comme dans Petite fille de Sébastien Lifshitz ou encore Tomboy de Céline Sciamma. Pis encore, les campagnes d’affichage dans l’espace public. Les gares, les rues et autres lieux de grand passage sont régulièrement submergés par des campagnes de propagande. Récemment, une affiche de Santé publique France montrait une grand-mère et sa petite fille en train de se prendre dans les bras. La légende est plus qu’explicite : « Oui, ma petite-fille est trans ». Une campagne de publicité donc, financée par vos impôts et qui pervertissent vos enfants.
Pédagogie trans
Jadis sanctuaire « républicain » où l’on apprenait à lire, écrire et compter, l’école est devenu un endroit où l’on choisit son identité de genre et où la propagande idéologique a aussi porte ouverte. Récemment, l’association OUTrans faisait parler d’elle en allant à la prestigieuse école alsacienne de Paris, établissement où sont scolarisés les enfants de monsieur Pap Ndiaye. Les représentants de l’association se sont donnés pour mission de faire évoluer, dans la mentalité des enfants, l’image des personnes trans. Les prédicateurs de l’association ont accusé des élèves de transphobie lorsque certains d’eux ont assuré qu’un homme ne pouvait pas être enceint, ce qui a lancé une polémique dans la presse.
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En classe, l’enfant trans bénéficie d’une compassion hors norme de la part du corps enseignant, qui est de plus en plus préparé et sensible à la question. Signe de ce phénomène, le 28 septembre 2022, le Conseil d’État a validé une circulaire de l’Éducation nationale qui autorise les enfants transgenres à porter le prénom de leur choix à l’école. Cette circulaire pose question car elle va à l’encontre de la loi du 23 août 1794 qui prévoit « qu’aucun citoyen ne pourra porter de nom ni prénom, autres que ceux exprimés dans son acte de naissance », et qu’il « est expressément défendu à tous fonctionnaires publics de désigner les citoyens dans les actes autrement que par le nom de famille, les prénoms portés en l’acte de naissance ». Aussi, dans une circulaire du 29 septembre 2021 adressée aux recteurs d’académie, aux inspecteurs, aux chefs d’établissements et aux professeurs, le ministère de l’Éducation nationale détaille « ses lignes directrices à l’attention de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale ». On peut, notamment y lire le conseil suivant : « Mettre en œuvre des mesures individualisées pour accompagner le parcours des élèves et les protéger ». Bref, l’école-institution est pleinement contaminée.
ACTE II : L’ENGRENAGE SECTAIRE
Lorsque l’enfant a été, depuis le berceau, élevé dans un environnement où la question trans est omniprésente et qu’il se pose des questions sur une possible dysphorie de genre, il est rapidement tenté de franchir le Rubicon. Il entame alors sa transition sociale, piège qui se referme sur lui et qui l’enferme dans une véritable emprise sectaire.
La bulle trans
C’est en tout cas ce qu’ont théorisé Caroline Eliacheff et Céline Masson dans leur ouvrage en listant douze points qui assimilent la communauté trans à un phénomène sectaire. Certains d’entre eux sont édifiants. Ainsi, rejoindre la communauté trans, c’est appartenir à un groupe avec une idéologie et des habitus propres. Bien vite, cette communauté vous coupe des étrangers, en clair de vos amis et de votre famille dont tout discours de prudence est jugé attentatoire. Il ne vous reste qu’une (illusoire) nouvelle famille. Et sortir du groupe, c’est être considéré comme un hérétique et un traître. Une fois dehors, on prend le risque de continuer à subir la pression de la communauté. C’est le cas d’Elie, détransionneur qui confie : « Mais c’est un sujet tellement tabou que j’ai peur de parler de ma propre expérience par crainte d’être rejetée. Depuis ma détransition, je me sens beaucoup moins à l’aise dans les milieux queers parce que j’ai l’impression qu’on va me traiter de TERF, par exemple… Alors que j’ai un vécu très similaire à celui d’une personne trans » (urbania.ca). En somme, être un détransitionneur, c’est être la minorité dans une minorité.
La libération est érigée en étendard, raison pour laquelle l’association SOS Éducation, qui lutte contre ce phénomène, parle de génération E.T. pour « euphorie trans »
Autre caractéristique sectaire : un vocabulaire bien spécifique et une novlangue basée sur des pseudos recherches universitaires qui excluent ceux qui ne sont pas familiers avec ce langage. Signes de la domination patriarcale, la raison, la science et la biologie n’ont aucune place : la communauté trans, c’est aussi un acte de foi, d’« empouvoirement ». La libération est érigée en étendard, raison pour laquelle l’association SOS Éducation, qui lutte contre ce phénomène, parle de génération E.T. pour « euphorie trans ». Autre phénomène inquiétant, les stigmates, dues aux opérations chirurgicales deviennent vite un signe distinctif d’allégeance au groupe. Comprendre : la transition chirurgicale est plus que conseillée, elle est glorifiée. Enfin, le lobbying est fortement utilisé par les transactivistes, ce qui leur permet d’intégrer toutes les strates de la société et y exercer une influence politique forte. Autant d’éléments qui montrent qu’appartenir à la communauté trans, c’est en réalité appartenir à une secte.
Coup de pouce des asso
Le changement de genre à l’état civil est possible sans condition médicale depuis 2016 moyennant une procédure judiciaire. Malgré cette facilité administrative, la transition sociale d’une personne reste un véritable chemin de croix. Mais à chaque chemin de croix son Simon de Cyrène. En l’espèce, le Simon de la personne trans n’est autre que les associations militantes comme Chrysalide,qui informe et accompagne ces personnes dans leur transition. Chrysalide a été créée en 2007 dans la capitale des Gaules par Sophie Berthier. De l’information de l’entourage des personnes transgenres à la chirurgie médicale en passant par l’éducation des enfants lorsque l’on est trans, l’association joue sur tous les tableaux. Ils publient de nombreux guides, par exemple « L’accueil médical des personnes trans », qui incite clairement à la chirurgie médicale. Pour une participation de 20 modiques sous, vous pourrez rejoindre l’organisation et jouir de leurs conseils.
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Sur Facebook, l’association Acceptees Transgenres organise de son côté des groupes de parole pour les plus de 40 ans. Un cycle de six tables rondes réparties en six mois avec un temps d’échange autour d’un « goûter ». Acceptees Transgenres propose également des activités piscine à Paris tous les mercredis dans le 18e arrondissement. Active depuis 2010 et fondée par Giovanna Rincon, elle se distingue par l’aide particulière qu’elle apporte aux personnes transgenres adeptes de la prostitution ou encore celles qui sortent de prison.
ACTE III : LES ENFANTS MUTILÉS
Une fois la transition sociale accomplie et la résolution de changer de sexe définitivement prise, la dernière étape de la transition, la plus grave, la plus engageante, la plus vertigineuse, c’est la transition sexuelle. Transition qui implique des traitements et opérations chirurgicales graves – et souvent irréversibles.
Ruée vers l’hormone
Elle peut commencer dès le plus jeune âge. C’est ce qu’une clinique néerlandaise spécialisée dans les problèmes de genre a théorisé à la fin des années 1990 : le « Dutch Protocol », qui préconise de commencer la suppression de la puberté dès l’âge de 12 ans en injectant régulièrement des hormones de blocages de puberté. Celles-ci permettent de stopper la progression de la puberté, mais elles vont jusqu’à faire régresser les caractéristiques sexuelles déjà développées. Concrètement, chez les filles, le tissu mammaire s’affaiblit jusqu’à disparaître complètement, tandis que chez les garçons, le volume des testicules diminue.
Pour les jeunes filles en transition, il est possible dès 14 ans de subir une mastectomie
Ensuite, ce même protocole recommande d’administrer, à l’âge de 16 ans, des hormones du sexe opposé pour engager complètement la transition : c’est l’hormonothérapie. En, clair, chez les personnes transitionnant du sexe féminin au sexe masculin, l’administration de testostérone entraîne le développement d’une voix grave, développe la pilosité faciale et corporelle. Évidemment, les effets de l’hormonothérapie sont en grande partie irréversibles. Point non-négligeable, l’administration d’hormones pour ces patients sera prescrite pour le reste de leur vie. La réassignation hormono-chirurgicale est entièrement prise en charge par la Sécurité sociale. Pour les jeunes filles en transition, il est possible dès 14 ans de subir une mastectomie, à savoir l’ablation des seins. Les autres opérations chirurgicales (changement de sexe, glottoplastie, etc) sont pour l’heure réservées aux majeurs.
Le désordre des médecins
Pour entamer cette transition, il faut obtenir des ordonnances médicales. Mais pas d’inquiétude, la communauté trans a ses astuces, ses tuyaux, ses bons plans. Sur Wiki trans, les personnes qui cherchent à changer de sexe sont renvoyées vers les Plannings familiaux, les associations régionales et la carte de Fransgenre, qui recense les antennes médicales où il est relativement facile d’obtenir ces fameuses ordonnances. Et sur les réseaux sociaux, la communauté s’entraide : les commentaires pleuvent sous les posts de ceux qui ont réussi à obtenir des certificats de dysphorie, les groupes Facebook d’entraide pullulent. Certains certificats sont même délivrés en visioconférence.
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SOS Éducation nous apprend qu’actuellement, neuf consultations spécialisées existent en milieu hospitalier, comme à l’hôpital pour enfants Robert-Debré ou à la Pitié-Salpêtrière à Paris, aux CHU de Rouen ou de Lyon, etc. Tsunami oblige, les services débordent. Alors les listes d’attente s’allongent. À Sainte-Anne, dans la capitale, les délais sont tels que les prises de rendez-vous ont été suspendues.
Hélas, cette sphère scientifique que l’on pourrait croire savante donc prudente n’est pas aussi innocente qu’on le dit. Prenons pour seul exemple, parce que la place nous manque, la Haute Autorité de Santé (HAS). Le Figaro révélait dans une enquête que l’autorité publique indépendante à caractère prétendument scientifique est en fait infiltrée par les militants transgenres. Comme l’écrit le journaliste Paul Sugy, « Le Figaro a pu constater que pratiquement tous les experts sollicités adhèrent très largement aux thèses des mouvements transactivistes. La composition du groupe de travail met également à jour des conflits d’intérêts préoccupants. » On sait au moins dans quel sens vont et iront les recommandations de la HAS quand elle conseille et conseillera les pouvoirs publics sur les inflexions à donner à nos lois. L’État de droit et les experts au service du progrès qu’on est censé dire. Nous, plus simples d’esprit peut-être, on appelle ça une boucherie.





