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Gaspar Noé est-il une lumière ?

Frondeur, expressionniste et provocateur pour certains, Noé est l’un des derniers réalisateurs français à proposer des expériences limites, sensorielles, qui jouent dans les plates-bandes des grands cinéastes dissidents des années 70 : Ken Russell, Pasolini, Zulawski ou Kenneth Anger. Pour d’autres, il est un vulgaire faiseur misant tout sur l’épate. Après un Climax éprouvant mais un peu mineur, son nouvel opus, Lux Æterna, sort ce mois-ci en salles et offre une bonne occasion à Marc Obregon et Arthur de Watrigant de débattre enfin du cas Noé.

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© UFO Films

NON. IL NOUS RESSORT TOUJOURS LE MÊME SPOT.

Gaspar Noé aime les situations de crise. Depuis au moins Irréversible, son écriture s’attache à élaborer des séquences critiques, des situations fatales, qui éclairent les pires aspects de l’humanité, avec toujours une explosion finale de violence morale et physique, le tout souligné par une mise en scène expressionniste qui se répand dans les camaïeux de rouge et dans l’ivresse opératique. Noé est un cinéaste de l’éprouvette et de l’installation : il crée un espace critique puis observe ses acteurs s’y débattre, entomologiste sadique et moral à la fois. Si la formule est efficace, elle semble piétiner un peu depuis Climax. Dans Lux Æterna, Noé botte en touche en invoquant le discours méta-filmique et en thésaurisant le septième art à la façon de Godard dans Histoires du Cinéma. Las, le film ne surprend pas vraiment et le procédé, cette fois-ci, paraît artificiel. Ses effets de manche habituels – stroboscope, jeu outré des acteurs, cartons révérencieux – paraissent maintenant un peu vains. MO [...]

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