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Le cinéma d’apocalypse est-il un genre débile ?

Alors que l’épidémie de Covid dissuade justement un certain nombre de producteurs américains de sortir leur film en salle (parmi lesquels le survivaliste Sans un bruit 2 de John Krasinski, censé sortir en mars dernier, puis en cette rentrée et, finalement, repoussé à avril… 2021), Victor Lefebvre revient sur un genre pas si simpliste qu’il n’y paraît.

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© Wes Hicks – Unsplash / United International Pictures

NON. IL Y A AUSSI DES TRUCS SUBTILS

Difficile de nier que la représentation de l’apocalypse au cinéma a surtout donné lieu à des blockbusters hollywoodiens très chers et très bourrins. Citons par exemple Je suis une légende avec Will Smith en 2007, World War Z en 2013 (qui imagine une invasion zombie), ou encore les éternels rallumages de Terminator et de La Planète des Singes. Pour autant, Hollywood a aussi produit des grosses productions bien plus subtiles qu’elles n’y paraissent, à l’image du très beau Oblivion de Joseph Kosinski en 2013 (avec Tom Cruise), de Les Fils de l’homme d’Alfonso Cuarón en 2006 ou encore de La Route de John Hillcoat (2009), adaptation réussie du roman de Cormac McCarthy. Et si l’on regarde au-delà des frontières américaines, et notamment du côté du cinéma asiatique : Bong Joon-Ho (primé à Cannes pour Parasite l’année dernière) avec The Host en 2006 et Snowpiercer en 2013 ; Sang-Ho Yeon avec le très prenant Dernier train pour Busan en 2016 ; et bien sûr Hayao Miyazaki avec ce qui est peut-être l’un des plus beaux films d’animation tous genres confondus, Nausicaä de la Vallée du Vent, sorti en 1984. Comme on le voit, le cinéma d’apocalypse n’est pas que le lieu des explosions dans tous les sens, mais aussi l’occasion d’imaginer l’après-destruction avec des visions sublimes de beauté crépusculaire. [...]

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