Jean-Frédéric Poisson « Nous pouvons conduire les musulmans à ne pas faire le choix de l’islam »

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En publiant L’islam à la conquête de l’Occident. La stratégie dévoilée, Jean-Frédéric Poisson se montre à la pointe du combat contre l’islamisme qui, selon lui, ne présente pas de différence avec l’islam. Il appelle les musulmans de bonne volonté à prendre leurs distances par rapport à l’islam et à adhérer pleinement à la culture française. Pour démontrer que l’islam est parti à la conquête de l’Occident, vous vous fondez sur un long document intitulé Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique. Entre islam, islamique – et islamiste – vous ne faites pas de différence ? Quand on emploie le mot « islamiste » en Occident, c’est tantôt pour désigner une pratique radicale de l’islam, ce qui sous-entendrait qu’il y aurait un islam modéré, tantôt pour dénoncer des visions de l’islam qui veulent investir le champ politique, alors qu’il y en aurait une, principale, qui ne le voudrait pas. Dans les deux cas, ces distinctions sont erronées. Il n’y a aucune espèce de possibilité pour les musulmans de s’écarter de quelque façon que ce soit de la tradition coranique, de la sunna et la biographie de Mahomet qui sont les trois règles normatives de l’islam comme civilisation, comme religion et comme système politique. On sait depuis le IXe siècle que la capacité de commenter, d’objecter ou de critiquer est interdite, et l’on constate que les seules nuances qui peuvent exister résident dans l’application de la loi coranique dans les sociétés. De plus, la séparation entre le religieux et le politique d’une part, et l’individuel d’autre part, n’existe pas. L’islam ne reconnaît pas le droit aux hommes d’être des législateurs à part entière : ils ne sont que des commentateurs qui acceptent a priori de se soumettre au religieux pour faire la loi. Du point de vue musulman, Allah est le seul législateur et il est illégitime de s’arroger quelque liberté législative que ce soit. Il n’y a donc pas d’un côté des islamistes qui voudraient appliquer la loi de la religion dans la sphère publique, et de l’autre l’islam qui ne le voudrait pas. L’islam veut que la loi coranique soit la loi de la société. L’idée même qu’il y ait une différence entre la loi civile et la loi musulmane n’a pas de sens. Donc pour moi, oui, islam, islamique et islamiste sont de stricts synonymes. Et le djihadiste, le « terroriste islamiste » ? Il emploie juste des moyens différents pour parvenir à la même fin ? Oui, c’est exactement ça. C’est juste une différence de moyen du point de vue du temps. Le Coran légitime la violence à l’égard du non-musulman, comme il légitime le statut inférieur conféré aux non-musulmans dans les pays musulmans – la dhimmitude. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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