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Jean-Pierre Montal : Danse autour du feu

Éditeur raffiné et écrivain nostalgique, Jean-Pierre Montal nous offre en cet automne un livre puissant et tragique, tournant autour d’un drame oublié de 1970, lorsque 146 jeunes trouvèrent la mort dans l’incendie d’une boîte de nuit iséroise : La Nuit du 5-7. Radiographie d’une époque.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser au drame du 5-7 ?

Le point de départ, c’est la musique. Je me suis toujours intéressé au rock en France. C’est pourquoi j’ai fait démarrer le roman en 63, à la fête de la Nation, avec le concert de « Salut les copains ! ». Avec mon éditeur, Jean Le Gall, qui s’intéressait aussi beaucoup au 5-7, on a longtemps discuté pour savoir comment je devais aborder le sujet. Je voulais que ce soit un roman : le fait m’intéressait à condition d’en mesurer l’onde de choc, de saisir l’avant et l’après.

Vous avez essayé de rédiger une espèce d’histoire sous-jacente de la jeunesse de cette époque…

Effectivement, pour moi, il y a une contre-histoire, qui fait l’aspect romanesque de la chose. L’Histoire est quoi qu’il arrive tragique, notamment parce que les hommes sécrètent de l’Histoire comme on sécréterait une maladie. Sauf que la maladie préexiste à l’examen qui la révèle. On a pris en compte essentiellement mai 68 comme événement de la contre-culture de l’époque, mais c’est un aspect des choses assez urbain et parisien. Moi je m’intéressais aussi à la contre-culture provinciale : c’est plus concentré et c’est marqué par un élan de la jeunesse très clair. Pour moi, le concert de 63 marque le début d’un élan que le 5-7 vient achever, traçant une ligne droite avec 68 au milieu, qui évidemment, catalyse les choses. Cependant, le 5-7 révèle quelque chose de plus profond. C’est un enthousiasme dépolitisé qui porte vraiment la vie des gens de l’époque.

Pour moi, le concert de 63 marque le début d’un élan que le 5-7 vient achever, traçant une ligne droite avec 68 au milieu, qui évidemment, catalyse les choses

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