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Julien Freund : de la mesure avant toute chose

La Nouvelle Librairie a eu l'excellente idée de publier les Lettres de la vallée, recueil épistolaire de Julien Freund dans lequel le philosophe aborde avec le brio qu'on lui connait des sujets aussi divers que la morale, l'après 68 ou l’avènement du politiquement correct.

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© DR

Philosophe et sociologue, Julien Freund fut incontestablement en France un grand maître de la philosophie politique, et probablement de la philosophie en général puisqu’il rappela aussi son essence métaphysique refusant ainsi de la réduire à la stricte observation des choses humaines. Né en 1923, résistant au courage exceptionnel durant la guerre, introducteur de Max Weber et de Carl Schmitt en France, penseur de la mesure, aristotélicien, dont la rigueur égale une prodigieuse intelligence sans cesse aux aguets, il est, en raison de la débilité de l’époque et d’une pensée unique universitaire incapable de tolérer ce qu’elle ne comprend pas – et elle ne comprend plus grand chose – un quasi proscrit, sinon de droit, de fait puisqu’on n’édite plus ses livres et que certains d’entre eux sont même devenus introuvables ou alors, pour l’un d’entre eux en version numérique : le fabuleux La Fin de la Renaissance. Aussi, c’est à propos que les éditions de La Nouvelle Librairie, après avoir publié l’année dernière Le Politique ou l’art de désigner l’ennemi, récidive avec ce recueil épistolaire, s’étendant de 74 à 76, composé par Freund lui-même en vue d’être édité et qui l’est donc pour la première fois à présent, vingt-huit ans après qu’il nous a quitté. […]

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