Les misérables : Renoir et les « renois »

© Capture bande annonce

Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers: Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes. Annoncé comme le « choc » du dernier Festival de Cannes (lequel lui décerna le Prix du Jury), le premier film de Ladj Ly n’a pourtant pas grand-chose de révolutionnaire. Loin de La haine, un autre « choc » du Festival de Cannes (1995), le flm Les misérables, en référence à Montfermeil, lieu du sujet et ville des Ténardier chez Hugo, refuse d’épouser et le sensationnalisme, et le néant caché derrière un semblant d’esthétisme comme le pratiquèrent les « fils de » Kassovitz et Cassel. Ladj Ly opte pour une approche renoirienne, en décrivant dans une première partie plutôt réussie l’organisation territoriale, sociale et politique d’une ville de banlieue, mais en voulant à tout prix échapper au flm à thèse – honorable intention –, le jeune réalisateur en oublie la justesse et la nuance initiales de [...]
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adewatrigant@lincorrect.org

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