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L’impossible chiffrage du coût de l’immigration

Les cinquante filles du roi Danaos ont-elles jamais compté les litres et les litres qu’elles versaient dans leurs tonneaux percés ? Nous non plus. Et c’est bien là notre péché majeur.

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Le 19 octobre, au Palais du Luxembourg, la commission des finances du Sénat examinait le chapitre « Immigration, asile et intégration » présenté par le gouvernement dans le projet de loi de finances pour 2022. Son rapporteur spécial, Sébastien Meurant, élu LR du Val-d’Oise, n’a pu que confirmer ce qu’il ne cesse de dire d’année en année et qu’il avait dénoncé avec force dans nos colonnes en octobre 2018 (L’Incorrect, n° 18). À savoir que ce document budgétaire n’offre « qu’une vision partielle des dépenses liées à l’immigration, dans un contexte d’absence de maîtrise des flux » et que « ce problème d’insuffisance de chiffres fiables et de sincérité de la part de l’exécutif est accentué par l’absence de consolidation des différents coûts de l’immigration ». En clair : tout ce qu’on sait, c’est qu’on ne sait rien. Parce qu’on ne veut pas savoir et qu’on ne veut surtout pas que les Français sachent.

Dans les comptes publics, la somme qui apparaît au chapitre « Immigration, asile et intégration » tourne autour de 7 milliards d’euros. Elle est en augmentation constante, certes (5,8 milliards en 2018, 6,4 milliards en 2019, 6,7 milliards en 2020), mais elle est loin, très loin, des estimations des experts tel Jean-Paul Gourévitch (voir p. 36), qui, pourtant prudent, estime le coût annuel de l’immigration à environ 20 milliards d’euros, et plus encore de celle de Jean-Yves Le Gallou. Pour l’auteur de la somme sur le sujet, Immigration : la catastrophe. Que faire ? (Via Romana, 2016), l’ardoise est plutôt de l’ordre de 80 milliards d’euros ! Pourquoi de telles différences ?

Lire aussi : Toutes les droites contre l’immigration

Pour des raisons apparemment méthodologiques qui sont en fait idéologiques. Ainsi que l’explique le sénateur Meurant dans son rapport où « opacité » et « insincérité » fournissent une rime riche pour les uns, appauvrissante pour les autres, les malheureux 7 milliards d’euros du chapitre « Immigration, asile et intégration » ne prennent « en réalité en compte que les dépenses directes et orientées à titre principal vers les étrangers ». Par « vers », il faut comprendre « pour », et encore, seulement celles en faveur de leur « intégration », avec toute une série d’exceptions qui ne sont pas comptabilisées dans la mesure où elles relèvent d’autres budgets, dépenses qui, comme par hasard, sont les plus onéreuses. […]

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