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Toutes les droites contre l’immigration

Zemmour est arrivé comme un chien dans un jeu de quilles, et toutes les droites ont été sommées de s’aligner sous peine de disparaître électoralement. Résultat des courses : toutes sont devenues très fermes sur la question de l’immigration, et proposent d’en passer par un référendum. Décryptage.

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© Valentin Deniau pour L'Incorrect

C’est un secret de Polichinelle, l’opinion publique française ne cesse de virer à droite : dans un sondage Ifop pour Le Figaro, 78% des Français déclaraient vouloir passer d’une immigration subie à une immigration choisie, 58% se déclaraient favorable à  l’instauration du droit du sang et 55% à la suppression du regroupement familial. En clair, plus personne ne croit au grand rêve multiculturel. Et tous les hommes politiques de droite ont dû s’adapter : la victoire idéologique est totale.

Éric Zemmour : manuel pour en finir avec le Grand remplacement

L’auteur de La France n’a pas dit son dernier mot est arrivé et a dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, fort d’un discours qu’il tient depuis une vingtaine d’années. La nouveauté pour Zemmour, c’est un auditoire décuplé par son imminente candidature à l’élection présidentielle. Sa cote a bondi dans les sondages pour atteindre 17%, dépassant ainsi Marine Le Pen (15%) – qui pour la première fois depuis 2013 n’est plus annoncée au second tour. Le polémiste doit cette popularité à ses positions très fermes sur l’immigration, question qu’il espère imposer comme thème central de l’élection. Il est le premier à avoir repris le concept de « Grand remplacement » forgé par Renaud Camus.

Lire aussi : Stéphane Ravier : « Le premier problème à Marseille, c’est l’immigration »

Si beaucoup l’ont taxé d’ « idéologue » et lui ont reproché l’absence de propositions concrètes dans beaucoup de domaines, ses mesures pour solutionner la question migratoire sont connues de longues dates. Il souhaite un arrêt total de l’immigration légale et illégale, ainsi qu’il l’a rappelé lundi face à Michel Onfray : « On arrête complètement ! ». Il souhaite supprimer le droit du sol, le regroupement familial, et le statut de « mineur isolé ». Toutes les personnes en situation irrégulière devraient retourner dans leur pays d’origine, de même que tous les délinquants étrangers. Le droit d’asile devrait être demandé et accordé à l’extérieur de la France. Le nombre d’étudiants étrangers et l’aide médicale d’État seraient drastiquement réduits, la préférence nationale appliquée partout.

Il revendique par ailleurs la paternité de l’idée de référendum, qu’il considère comme étant le seul moyen de contourner le gouvernement de juge et l’État de droit. « La seule façon de restaurer la souveraineté du peuple, c’est par le référendum, notamment sur l’immigration. Il y a des mesures radicales à prendre que les juges ne nous autoriseront jamais à prendre. Il n’y a que le peuple qui peut être convoqué pour dire s’il est pour ou contre. » Effectivement, en droit français, le Conseil constitutionnel ne contrôle pas la constitutionnalité des lois adoptées par référendum du fait de la souveraineté du peuple. Petit problème cependant : l’article 11 de la Constitution qui régit l’organisation des référendums ne s’applique qu’ « à la politique économique, sociale ou environnementale », et donc pas à l’immigration. Rien n’indique donc que ce référendum soit constitutionnel, et il faudrait alors modifier la constitution avant. La question se pose pour tous les candidats. [...]

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