Une « célébration féministe » a été organisée par des membres de votre paroisse à Paris. Comment cela se fait-il ?
Cette célébration a eu lieu dans une chapelle de religieuses du VIe arrondissement. Y ont participé des personnes de ma paroisse. Je n’étais pas là, et même pas au courant. C’était une célébration de la messe dominicale durant laquelle des femmes ont commenté l’évangile.
Qu’en pensez-vous ? Ce n’est pas conforme à la doctrine de l’Église.
Exactement. Je pense que ce n’est pas une bonne méthode. Qu’on souhaite que la femme trouve une place toujours plus belle et plus juste dans la vie de l’église, je pense que c’est une bonne idée. En revanche, faire des choses qui ne sont pas prévues et bousculer ainsi les choses en se présentant comme étant de la paroisse sans demander d’autorisation, ce n’est pas une bonne manière d’agir. Je l’aurais refusé si elles l’avaient demandé, raison pour laquelle elles ne l’ont pas fait.
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Dans le communiqué de l’association, les organisatrices prônent une « messe inclusive » avec la mention de « Dieu.e » et ces mots : « Toutes prêtresses, prophétesses & reines ». Quel regard portez-vous sur ceci ?
C’est un peu n’importe quoi. De façon générale, je ne suis pas un inconditionnel de l’écriture inclusive, mais avec « Dieu.e », on arrive à des sommets ! Pour le reste, c’est le détournement de mots qui sont ceux de Jésus : « Prêtre, prophète et roi ». Comme ce sont des titres au masculin, ils ont été féminisés. C’est à mon avis une incompréhension puisque c’est dans la personne de Jésus que nous sommes prêtres, prophètes et rois, y compris les femmes.
Avez-vous déjà eu affaire avec cette association, « Féminisme en Église » ?
C’est à l’origine un groupe que j’ai accepté dans la paroisse pour nous aider à favoriser la participation des femmes, toujours plus juste, dans l’Église. Cependant, elle a déjà eu des initiatives de ce style, sans demander l’avis de quiconque. Il y a déjà eu des conférences avec des personnalités que je n’aurais pas forcément choisies. Je leur ai laissé une certaine autonomie, à tort. Nous allons reparler de tout cela avec l’association. On ne peut laisser des personnes engager la paroisse malgré elle.






