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Sébastien Meurant : « Le Sénat s’est honoré en prenant la défense du Haut-Karabakh »

Ce mercredi 25 novembre, le Sénat a voté à 305 voix contre 1 une résolution demandant à l’exécutif de reconnaître la République du Haut-Karabakh. Cette terre arménienne a été conquise par l’Azerbaïdjan suite à leur victoire militaire, avec le soutien de la Turquie. Cette reconnaissance serait une première mondiale. Entretien avec Sébastien Meurant, sénateur Les Républicains, qui nous explique la portée concrète et symbolique de cette mesure.

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© DR

L’objectif du vote de la reconnaissance du Haut-Karabakh par la République française est-il purement symbolique, ou a-t-il des conséquences concrètes dans le processus diplomatique ?

Les deux. Il a déjà une incidence concrète dans la mesure où l’Azerbaïdjan a demandé auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe un certain nombre de choses, se plaignant notamment de la démarche du Sénat. Donc concrètement, c’est une preuve que ça fait bouger les choses sur le plan diplomatique. Par contre, ça relève évidemment d’un symbole fort puisque c’est la première fois que se produit cette demande dans une assemblée parlementaire.

Personnellement, j’aurais souhaité autre chose : je voulais qu’on aide militairement les Arméniens du Haut-Karabakh. Il est malheureusement trop tard. J’ai trouvé l’attitude de notre président contradictoire. Il a eu des mots forts, condamnant la Turquie à plusieurs reprises, et je me suis personnellement félicité de ces prises de position contre un expansionnisme islamique et turc qui nous rappelle historiquement beaucoup de choses. Mais il y a malheureusement eu une absence d’actes. Au Sénat, plusieurs questions ont été posées au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et il répondait que la France était neutre car membre du protocole de Minsk et ne pouvant donc pas prendre position pour l’une des deux parties. Là, il y avait un vrai souci dans la mesure où c’était une attaque de l’Azerbaïdjan sur l’Arménie et le Haut-Karabakh, avec le soutien de la Turquie et des éléments terroristes qu’elle finance. Le positionnement de la France a été fort en parole, mais les actes n’ont pas suivi, et c’est ce qui est terrible. [...]

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