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Thomas Belleil : « L’évangélisation de rue porte des fruits » (2/2)

Thomas Belleil, 24 ans, a grandi dans une famille catholique et vient de terminer des études en sciences religieuses à l’École Pratique des Hautes Études. Après un passage chez les évangéliques, il se consacre désormais à l’évangélisation de rue dans le cadre de la communauté catholique Aïn Karem. Son livre Mission possible tout juste publié aux éditions des Béatitudes fait le point sur ces diverses expériences et invite les catholiques à annoncer le Christ au monde d’aujourd’hui. Entretien (2/2).

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© Éditions des Béatitudes

Y a-t-il un coté trop « installé » et trop institutionnel dans l’Église catholique qui présente beaucoup d’avantages en évitant les phénomènes sectaires mais permet aussi moins d’expression spontanée de la foi ? Y a-t-il aussi un côté trop « bourgeois » sur le plan sociologique que ne partagent pas les évangéliques, plus proches des milieux populaires ?

En France, ce qui est sûr, c’est que nous avons perdu toute forme de catholicisme populaire, depuis déjà un bon moment. Il y a donc un risque très important que le catholicisme se limite à une classe sociale. Bien sûr, nous ne devons pas mépriser toute la générosité qui existe chez les catholiques restants mais ce serait terrible qu’on en vienne à réduire le catholicisme à la manière dont il est vécu dans certains milieux.

Avec le renouveau charismatique ou au contact des évangéliques, l’Église catholique redécouvre quelque chose qu’elle a toujours su - même si elle a eu besoin que d’autres lui en fassent prendre conscience - à savoir que la foi est aussi et d’abord une expérience personnelle. Il y a sans doute eu des périodes de l’histoire où l’Église a davantage mis en valeur l’idée que le catholicisme pouvait assurer un lien social, construire une culture, une civilisation, ce qui n’était pas faux. Le christianisme a innervé la culture, l’histoire et les valeurs occidentales ; ce sont des choses très belles mais qui ont peut-être relégué au second plan l’expérience personnelle de Dieu. Aujourd’hui, le fait d’être en minorité nous questionne sur la signification de notre identité de chrétien. [...]

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