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Une semaine comme les autres en France : partout, le trafic de drogue

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Publié le

3 juin 2022

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Le trafic de drogue est au beau fixe en France. Comme d’habitude, ou un peu plus que d’habitude, la quiétude de notre France est troublée par quelques vapeurs de fumée âcre.
Une semaine commes les autres

Une offre exceptionnelle que vous avez manquée. Vendredi 27 mai, une superbe promotion sur la barrette de shit avait été placardée en Essonne : « 20€ acheter, 20€ offert », « 2 jours de folie » titrait l’affiche. Les gars n’ont vraiment pas honte tout de même : faire de la com’ au vu et au su de tous pour des produits illégaux. Ajoutez à cela l’orthographe douteuse de ces poètes contrebandiers, et, étrangement, une grande insécurité qui règne dans le quartier : vous obtenez un joli coke-tail.

Samedi 28 mai, les habitants ont poussé un coup de gueule. Au Mont Saint-Siméon, dans l’Oise, ils se sont accordés pour ne pas aller voter aux prochaines élections législatives. La raison ? L’explosion du trafic et de la consommation de drogue : les seringues dans le bac à sable auront raison de la participation. Étrangement, on vote à 47% pour Mélenchon dans le quartier. Il faudrait un jour faire un sondage pour estimer le vote LFI chez les consommateurs de drogue.

Lire aussi : Nicolas Sarkozy est-il de droite ?

Dimanche 29 mai, dans la petite ville de Martigues dans les Bouches-du-Rhône, une femme enceinte s’est fait agresser. Mais attention, c’était justifié. En effet, elle avait demandé à un dealer d’aller trafiquer loin de sa voiture. Et oui, c’est ce qui a semble-t-il justifié un coup de pied dans le bébé. Le type s’est senti offensé, il ne faisait que se défendre. Et pour faire bonne mesure, rien de tel que de jeter de la caillasse sur la femme et son frère, en les menaçant avec un couteau. Pourquoi tout le monde se promène avec un couteau ces temps-ci d’ailleurs ?

Le lundi 30 mai, une saisie massive a eu lieu dans un avion durant un vol Paris-Cayenne. En effet, les douaniers ont, complètement par hasard, choisi de contrôler les passagers. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils ont constaté que 50 d’entre eux étaient en réalité des passeurs. Sublime chance ! En plus, ce n’étaient pas de petits joueurs : cinq d’entre eux avaient pas moins d’un kilo de coke en stock.

Mardi 31 mai, les habitants du quartier Saint-Paul à Bordeaux, au beau milieu de la « petite Paris », se sont exprimés dans un article de la PQR. En effet, l’augmentation exponentielle de la consommation de crack, bizarrement, effraie les habitants. Il y aurait des « agressions » dans le voisinage et les gens n’oseraient plus sortir. Ils sont probablement confrontés à leur « sentiment d’insécurité ». D’ailleurs, rappelons-le, l’insécurité n’est pas en hausse en France comme nous l’a expliqué Gérald Darmanin. L’association défendant les drogués n’aide donc pas ? Oh comme c’est bizarre.

C’est quoi la prochaine étape ? Bâtir une forteresse en haut de la colline du crack ?

Jeudi 2 juin, à Orange, de méchants policiers racistes ont dispersé des dealers et détruit des barricades positionnées pour contrôler le point de vente. À nouveau, ces vendeurs ne connaissent pas la honte: ils ont carrément organisé ce petit bunker pour être tranquille. C’est quoi la prochaine étape ? Bâtir une forteresse en haut de la colline du crack ? Commercialiser depuis le commissariat ? Ils devraient y réfléchir. De vrais cracks.

Le même jour, un Tunisien était jugé pour vente de drogue en masse. 35 000 euros, ce n’est visiblement pas assez pour La Provence qui n’hésite pas à publier un article ma foi fort complaisant dans son journal. Parce que oui, le pauvre Amir était venu en France pour se soigner d’un cancer. Et puis franchement, il fumait pour soulager sa douleur. En plus, vous croyez sincèrement qu’il utilisait cet argent pour s’enrichir ? Pas du tout : c’était pour rentrer chez lui ! « Je vous en prie, renvoyez-moi au bled » sanglote le pauvre homme. Triste.

Alors, à quand la légalisation ?

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