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Enquête : combien a coûté la loi bioéthique ?

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Publié le

15 juin 2021

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Dans la nuit du 9 au 10 juin, l’Assemblée nationale a décidé pour la troisième fois qu’il est possible de priver des enfants de leur père ou de produire des chimères animal-homme. Combien cela a-t-il coûté ? Enquête.
PMA

Les parlementaires sont servis à domicile par des lobbyistes particuliers. Pour les connaître, il suffit de consulter la liste des auditions. En haut de la pile se trouve l’association Mam’ensolo. Elle a été fondée par des femmes privées d’hommes trop longtemps. Jamais à court d’incohérence, l’association se vante de ne toucher aucune subvention. Techniquement parlant, c’est vrai. Il faut tout de même ajouter que trois des quatre porte-paroles travaillent pour l’État.

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Anne-Sophie Duperray est directrice-adjointe en charge des prestations à la Caisse des allocations familiales de Paris. Dans les 120 000 € par an et pas le genre à avoir besoin de client. Isabelle Laurans est enseignante au lycée des métiers du bois Léonard de Vinci à Paris. Comptez dans les 40 000 € par an et de grosses cadences là aussi. Marie-Christine Nozain est carrément magistrate administrative. C’est pratique pour tartiner des sophismes juridiques. Son traitement est estimé à 74 000 €. La quatrième se nomme Laure Narce. Elle est architecte. Ah. Enfin. Du privé. Enfin presque. Elle est associée au sein du cabinet Emmanuel Colboc & Associés. Hôpitaux, écoles, équipements et logements publics constituent la majeure partie des commandes. En d’autres termes, c’est l’État qui paye. En moyenne, un architecte associé est rémunéré 80 000 € par an. Donc, pour résumer, Mam’ensolo ne perçoit pas d’aides directes, mais elle est animée par des femmes intelligentes dont les revenus proviennent du public, à hauteur de 314 000 € annuels.

Après les femmes, l’Association des parents et futurs parents Gays et Lesbiens. L’AGPL est co-présidée par une avocate marseillaise, Doan Luu, chargée de recherche au CNRS (54 000 €/an). Elle a longtemps été dirigée par un juriste d’affaire international, Dominique Boren, connu pour avoir acheté un enfant russe sous GPA à une femme qui avait besoin de fonds, et avoir obtenu en 2015 de la Cour de cassation, jamais en retard d’un putsch, que l’État inscrive l’enfant à l’état-civil français. L’AGPL est concurrencée par l’Association des familles homoparentales (ADFH), présidée par Alexandre Urwicz, agent immobilier dans le Marais à Paris. Dans ce quartier homo de la capitale, présider l’ADFH ne doit pas être mauvais pour les affaires. Les Enfants de l’Arc-en-Ciel sont dirigés par Cécile Cester, consultante senior chez Act-On, qui vend à Neuilly des logiciels de gestion des ressources humaines en parlant de valeurs. Les Enfants de l’Arc-en-Ciel aiment bien les subventions. Elles sont de l’ordre de 20 000 € en numéraire et de 90 000 € en nature. Pas mal.

Avec un salaire moyen en France de 2 393 €, le coût total s’élève à 2,3 millions d’euros. Pas chères, les chimères

L’inter-LGBT a passé ses messages via Laurène Chesnel, sociologue de formation et graphiste à son compte. L’inter-LGBT, c’est un budget de 100 000 € par an, financés par la Région Île-de-France, Paris et la Dilcrah pour la marche des homos. Pour l’association Maia, c’est Rebecca Nielben, haut cadre de la Banque de France, qui a fait le job. N’oublions pas Véronique Séhier, membre du Conseil économique, social et environnemental, rémunérée 46 000 € annuels, qui a parlé au nom du Planning familial. Il y a eu aussi Christel Freund pour « Parents sans droits ». Mademoiselle Freund s’est un jour installée avec une autre demoiselle, laquelle a pratiqué une PMA en Espagne. Les deux femmes pensaient alors rester ensemble. Las. Six mois plus tard, elles se sont séparées et Mlle Freund se bat pour voir « ses » jumelles. Toutes ces associations grouillent d’avocats. Pardi, avec toute cette exposition, il y a des places à prendre.

Moralité, 25 personnes ont consacré jusqu’à un tiers de leur temps à cette cause, soit 8 équivalents temps plein. Les efforts ont sérieusement commencé sous l’ère de François Hollande, dès 2012. Avec un salaire moyen en France de 2 393 €, le coût total s’élève à 2,3 millions d’euros. Pas chères, les chimères.

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