
Culture

Une équation fatale veut que la plupart du temps, cinéma roumain = des blaireaux en bisbille qui font la gueule ou s’apostrophent pendant deux heures et des poussières. Libertate de Tudor Giurgiu la contourne en partie. Ce récit de la révolution roumaine de 1989 sise dans l’un de ses épicentres, la ville de Sibiu, est vif et enlevé comme le Bloody Sunday de Paul Greengass, la caméra nauséeuse en moins. On suit un flic dans sa tentative de survie avec d’autres suppôts du régime finalement parqués dans une piscine vide. [...]

20 mai 2025
Je vous ai découvert en 2007, au moment de la sortie de votre album Lust Lust Lust. À l’époque, vous étiez au milieu de cette scène musicale qui était partie de New York et Londres pour charmer le monde entier. Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur cette période ? C’était une période excitante. Nous sortions d’années […]
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15 mai 2025
Au premier abord Un Beau Diable s’apparente à un exercice de style, à une respiration après la rédaction de la trilogie de L’Autre Rive, une œuvre qui vous aura occupé longtemps… [...]
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12 mai 2025
C’est l’un des plus grands auteurs de théâtre vivant, qualifié de « Beckett du XXIe siècle » par Le Monde, et il achève un projet romanesque fascinant qui prouve que si Fosse est un nouveau Beckett, alors c’est Beckett + Dieu, car chez lui l’absurde mue en paradoxe mystique. Réunis en trois volumes, l’œuvre septologique de Jon Fosse, dont le dernier volume rassemble les deux derniers livres, est fondée sur un découpage simple : un jour un livre pour dérouler l’entièreté d’une semaine avant Noël dans une petite ville de Norvège. Asle, un peintre renommé et veuf entre dans une crise latente au fil d’actions quotidiennes : voir son voisin paysan avec lequel il doit passer le réveillon, porter ses toiles au galériste de la grande ville voisine, et prendre des nouvelles d’Asle, un autre peintre qui est son homonyme et son double, leurs vies ayant seulement un peu divergé, et ce deuxième Asle se trouvant à l’hôpital dans un état grave après avoir été récupéré ivre mort dans la neige par le premier. Contrairement au second, le premier Asle s’est sauvé de son alcoolisme par le catholicisme, a aimé fidèlement Alse, sa femme au prénom anagrammatique désormais décédée, mais étrangement présente, et s’est montré en général plus timide et contrôlé que l’autre, qui serait une version déraillée de lui-même, mais de presque rien. [...]
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7 mai 2025
Margarethe Von Trotta, muse de Rainer Fassbinder et de Volker Schlöndorff, est passée derrière la caméra depuis maintenant trente-cinq ans avec des résultats plus ou moins convaincants. On est plutôt dans le « moins » avec ce biografilm empesé de la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann où, non contente de nous servir des chromos dignes de Modes & Travaux, la réalisatrice se montre incapable de nous faire comprendre la nature de l’inspiration et du désordre qui semblent chahuter la raisonnablement belle Vicky Krieps (décidément abonnée aux rôles de femmes « historiques et casse-couilles »). [...]
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7 mai 2025
Voilà déjà quarante ans que le canadien Guy Maddin hante les marges de la cinéphilie, seul maître à bord d’une œuvre ultra-référentielle, hantée par le cinéma expressionniste, mais qui n’aura jamais vraiment su s’affranchir de ses totems – et reste jusqu’au bout une sorte de cinéma d’étudiant en cinéma, à la fois mal fagoté, potache et terriblement cérémonieux. [...]
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7 mai 2025
Paradoxe d’un cinéma français qui voudrait tenter des choses et explorer un domaine inédit, ici celui de la comédie de science-fiction, Un Monde merveilleux, qui se pense comme une réflexion satirique enlevée sur la robotisation de notre société, se heurte à l’impasse de son propre imaginaire frelaté. Il faut dire que l’argument – l’émancipation existentielle d’un robot, ici grâce à une quarantenaire dépressive en quête de sa fille – a été déjà considérablement traité par le cinéma de SF, de Terminator 2 en passant par Short Circuit et l’imparable Metropolis de Rin Taro. [...]
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7 mai 2025
Dans les montagnes tunisiennes, des terroristes islamistes tuent et décapitent un jeune berger avant d’en confier la tête à son cousin épargné de 14 ans, à charge qu’il la ramène à sa famille en guise d’avertissement. D’après une terrible histoire vraie, Les Enfants rouges de Lofti Achour veut beaucoup de trop choses à la fois : rendre compte sans s’appesantir de l’histoire récente de la Tunisie, documenter le mode de vie de populations quasiment livrées à elles-mêmes, et dresser le portrait d’un enfant traumatisé entre bouffées oniriques et insupportable réalité. [...]
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