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La mémoire assiégée, de Robin Terrasse
L’Histoire, et plus particulièrement le récit qui en est fait par un pays, impacte de manière directe l’attitude de sa population. La fierté nationale est un moteur puissant de confiance en soi. Mais ce levier est à double tranchant : depuis plusieurs décennies, il est le principal moyen utilisé pour faire accepter aux Européens leur propre disparition, via la création et l’entretien minutieux d’une culpabilité historique. Le propos de La mémoire assiégée est de proposer une suite d’éclaircissements sur plusieurs périodes historiques manipulées ou dissimulées. Ce livre est rigoureux sur le plan scientifique et très documenté. L'auteur use d'un style peu littéraire mais précis et efficace. L'ouvrage présente un intérêt historique certain et a une certaine qualité pédagogique. Cependant le parti-pris de l'auteur est plus sujet à discussion : constatant avec un certain réalisme l'hégémonie de la posture victimaire dans les débats, Robin Terrasse cherche dans l'Histoire européenne les occasion de se prévaloir d'une invasion, d'une colonisation, de mise en esclavage, etc. Ces éclaircissements sont intéressants mais le fait d'accepter d'entrer dans la compétition victimaire est en soi une négation de ce qu'est l'Europe, quand bien même notre continent a eu sa part de douleur. La lecture de ce livre sera très pertinente comme complément pour un public disposant déjà de repères historiques, et capable de contextualiser les différents faits présentés par l'auteur.
Ces Français qui ont fait l’amour
La langue d’oc est la langue maternelle de l’amour courtois, mélange de légèreté et de gravité menant à la vraie joie à la française. "Pour que la France reste la France. » Cette formule, paraît-il, aurait fait polémique à l’heure de la distribution d’un tract chez Les Républicains. Sans doute l’emploi du verbe rester heurte-il certains conservateurs du progressisme, qui sont entrés en réaction contre le fait que leur pays pourrait demeurer leur pays avec les valeurs qui le fondent. À moins que ce soit le mot France, deux fois utilisé, qui leur donne la nausée et ce sentiment de non appartenance. Bizarre ces polémiques comme montées de toutes pièces. Et puisqu’il s’agit ici de rendre hommage aux Français qui ont fait la France, (pardon pour ceux des Républicains complexés d’avoir la carte d’un parti de droite) il nous semble indispensable de saluer ce qui distingue la France d’entre toutes les autres nations, à savoir l’amour courtois et les troubadours qui en ont inventé la langue.
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Metal : l’interview croisée d’un chanteur et d’un prêtre
Nous nous sommes entretenus avec deux personnalités atypiques du metal. En premier lieu: Rose Hreidmarr, ancien chanteur d’Anorexia Nervosa et personnalité du milieu metal extrême français, et le père Robert Culat. Cette exacerbation du mal relève plus d'une opposition au monde moderne. Rose Hreidmarr Vous avez commencé dans les années 1990. Comment voyez-vous les changements au sein de la scène ? Le milieu était plus restreint à l’époque, parce que beaucoup moins accessible. Tout a changé avec Internet, et par ailleurs, l’enregistrement des disques s’est démocratisé avec les nouvelles technologies. À l’époque, faire un disque était tellement compliqué et coûtait tellement d’argent qu’il fallait être signé sur un label ou être fils de milliardaire. Maintenant on peut le faire depuis sa chambre. C’est très bien en soi, mais l’effet pervers est que tout est noyé dans la masse.
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Reflets et réflexes : une nouvelle inédite de l’écrivain italien Francesco Forlani en exclusivité pour L’Incorrect
Après une année marquée par l’affaire Weinstein et une véritable déferlante phallophobe, Francesco Forlani imagine les conséquences délirantes consécutives, sur une plage, à l’érection involontaire d’un estivant. Une lecture rafraîchissante pour traverser les dernières grosses chaleurs. Je voudrais raconter l’histoire d’un homme qui, endormi sur une chaise longue, à la plage, n’a plus conscience de lui-même. Une grande étendue de parasols bleus. D’abord, un simple reflet. Le long du rivage, les transats s’étendent à perte de vue, en files interminables. Et puis aussi des chaises longues, le dossier rabaissé. Deux reflets, ensuite, presque en même temps. Le bourdonnement des premières heures de l’après-midi sert de bruit de fond aux annonces distraites du haut-parleur. À présent, les voilà devenus cent, mille, ces reflets qui semblent se multiplier à l’infini en suivant les vagues, avant de se perdre dans le sable. La plage est principalement occupée par des familles. Dans un alignement proche de la passerelle, un homme est étendu sur une chaise longue.
Sagas pour ados et super slips : l’overdose

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Les films de grand spectacle, ceux qui invitent à se rendre au cinéma pour leur caractère spectaculaire, peuvent désormais se scinder en deux catégories distinctes, aussi pénibles l’une que l’autre : les adaptations de romans pour adolescents et les adaptations de bande-dessinées de super slips.

 

Tous les mois, au minimum, un film ayant engendré des coûts de production largement supérieurs à la barre des 50 millions de dollars sort de l’usine à rêves hollywoodienne. Le plus généralement, il s’agit d’un film ultra manichéen et cousu de fil blanc, adapté à un public décérébré ou infantile. En à peine quelques années, Hollywood a tué la majorité des auteurs et des cinéastes anglo-saxons, rendant presque impossible le financement de films exigeants, qu’ils soient destinés à un large public ou à la course aux récompenses. Pour un retour sur investissement conséquent, les producteurs ont compris qu’il fallait segmenter, prendre un minimum de risques créatifs de manière à s’assurer de rentrer dans les frais.

Terre des Hommes – Antoine de Saint-Exupéry
Ce livre est une claque pour tous ceux qui sentent que la routine, le confort et les écrans sont en train de les endormir. Pour ceux qui ont déjà étouffé au fond d’eux cette aspiration à la liberté, ce livre sera tout simplement d’une magnifique poésie. C’est déjà beaucoup. Il peut aussi être une œuvre qu’on évite pour ne pas se faire du mal. Nous sommes devenus des bourgeois, des fonctionnaires, des comptables. Qu’avons-nous fait de notre soif de grandeur ? Nous avons tous vécu des instants où nous nous sommes dépassés. Ces moments fondateurs, nostalgiques, que nous contons tels des épopées. Des performances sportives, des classes militaires, notre sensation de vulnérabilité face aux éléments, cols de montagne à franchir, paysages à couper le souffle, embruns fouettant le visage. Le saut dans l’inconnu pour déclarer sa flamme à l’être courtisé. La joie des efforts partagés, des risques pris. Des instants où nous ne nous sommes jamais autant sentis vivants. Mais après ces moments vécus le temps d’une journée, le temps d’un été, nous sommes rentrés dans notre enclos. Le confort nous attendait.
L’honneur des Mapuches
En 1860, un ancien avoué de Périgueux, devenu aventurier, est proclamé roi de Patagonie par les Indiens Mapuches. Sans descendance, le monarque a une dynastie spirituelle bien vivante aujourd’hui. A 23 ans, le garçon a de qui tenir. Du côté paternel on trouve un arrière-grand-père général de l’armée royale roumaine, un grand-père, Jean Parvulesco, icône secrète de la Nouvelle Vague et grand ami du cinéaste Éric Rohmer; et un père journaliste partageant sa vie entre les Carpates et la Bavière. Du côté maternel, une famille d’aristocrates poitevins, les Ternay, dont l’un des membres fut archevêque de Bordeaux au XIXe siècle. C’est depuis la propriété familiale angevine de La Lucière, qui servit de cadre à la chouannerie de 1815, que Stanislas Parvulesco dirige désormais les destinées d’un royaume mythique mais bien réel: l’Araucanie-Patagonie. Par l’action et [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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