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Premier jour au Hellfest !
Le Hellfest... fête de l'enfer, ou enfer de la fête ? Sis à Clisson depuis maintenant treize ans, le plus gros festival metal d'Europe, et presque du monde ne désemplit pas. 
Au bon beurre
C’est le titre du célèbre roman de Jean Dutourd, sous-titré Scènes de la vie quotidienne sous l’Occupation. C’est aussi l’illustration des évolutions techniques et gustatives de l’alimentation au cours du dernier siècle. Si le beurre est aujourd’hui un produit de consommation courante, il n’en a pas toujours été ainsi. Au sortir de la guerre, en 1953, un ouvrier doit travailler 92 minutes afin de gagner assez pour s’acheter une plaquette de beurre de 250 grammes. Sous l’effet de l’amélioration des races laitières et de la production, qui s’industrialise, le prix du beurre ne cesse de baisser. Dix ans plus tard, en 1963, il faut désormais 52 minutes à notre ouvrier pour s’acheter le même produit. En 1973, on passe à 26 minutes, quinze minutes en 1983 et six minutes en 2016. Un produit autrefois rare et cher est devenu (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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De quoi Médine est-il le nom ?
De quoi Médine est-il le nom ? Du djihadisme ? Non, ce rappeur n’est pas plus un terroriste qu’un sympathisant du terrorisme. En revanche, il est un pur produit de l’infra-culture des « quartiers », largement influencée par le retour du refoulé religieux islamique chez les enfants d’immigrés venus du Maghreb ou d’Afrique de l’Ouest, mais aussi, c’est encore plus terrible, chez certains descendants de harkis.
Les mots de l’amour en 2038
Anne-Caroline Paucot a publié un amusant Dico de l’amour du futur (Les Propulseurs). Comme tous les prétendus progrès sont dans la nature, nous avons rajouté quelques néologismes de notre cru. Une plongée dans l’amour tel qu’il nous guette…  Le rythmascope : est un petit instrument implanté dans la cochlée de deux personnes. Une légère intervention en ambulatoire et l’appareil synchronise en temps réel les émotions des deux amoureux. Les émotions négatives, colère, impatience, sexisme, sont automatiquement éliminées. Le coût des deux appareils et des interventions – 15 000 euros – limite encore un peu l’usage, mais Amazon qui commercialise l’invention espère diviser rapidement le prix par six, le mettant ainsi à la portée du plus grand nombre. Ornithorisque : Il s’agit d’un jeu de société à caractère sexuel. Les joueurs (minimum quatre, jusqu’à 64) sont reliés digitalement via un casque. Une commande leur permet de choisir l’animal auquel ils vont s’identifier sexuellement. Si deux loups sont sélectionnés (ou deux chats, deux dromadaires, etc.) ils s’accouplent virtuellement. Si c’est une (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Edouard Louis : MÉPRIS ET PITIÉ D’UN PARVENU
Extrait Faut-il insulter son milieu d’origine pour être un transclasse accompli? A l’heure où le peuple des sans-dents en prend plein dedans, il semble pertinent, sinon urgent, de s’interroger sur la représentation de la « France périphérique » dans la littérature – nom fumeux et porteur d’un prestige usurpé aux temps jadis, disons plutôt: sur le marché national du livre. En 2014, la ridicule proportion de nos compatriotes qui lisent avait pu découvrir Édouard Louis, brillant étudiant d’une vingtaine d’années, propre comme un sou neuf et bien peigné, aux airs d’angelot tendant le panier aux fidèles à la fin de la messe. Ne vous fiez pas à son allure d’ex-enfant mannequin pour Cyrillus, Édouard Louis, né Eddy Bellegueule, est l’incarnation parfaite pour Les Inrocks du white trash émancipé. Issu d’une famille d’ouvriers crasseux se nourrissant presque exclusivement de pommes de terre (une attitude pourtant éco-responsable pour des habitants du Vimeu, ce petit terroir picard coincé entre le Ponthieu et le pays de Bray), le jeune disciple de Didier Eribon avait retracé au long de deux cent vingt pages dignes d’une Passion laïque son enfance martyre entre brimades, coups et humiliations, le tout dans un contexte d’homophobie prégnante. Une image de la campagne aussi fine et objective qu’une exégèse du Coran par Michel Onfray… Difficile de penser, pour des esprits chagrins qui se qualifieraient de lucides, qu’un premier « roman » d’un illustre inconnu publié au Seuil jouisse d’une telle (…) A découvrir dans le dernier numéro et en ligne pour les abonnés
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Bécassine, notre Mary Poppins
Bécassine naît dans une modeste ferme bretonne, un jour où des bécasses survolent le village. Devenue adulte, sa naïveté d’enfant reste intacte. Elle rêve de rejoindre Paris mais sa rencontre avec Loulotte, petit bébé adopté par la marquise de Grand-Air va bouleverser sa vie. Elle en devient la nourrice et une grande complicité s’installe entre elles. Un souffle joyeux règne dans le château. Mais pour combien de temps ?
Roland et Thibault de Saint Blancard : Les Frères Gastronomes
Extrait : Personnages hauts en couleurs, dignes d’un roman de William Thackeray, Roland et Thibault de Saint Blancard sont de bons vivants, voyageurs gastronomes et propriétaires d’un restaurant qui ne desemplit pas à Pigalle. Les Apôtres de Pigalle est situé rue Germain Pilon, entre le théâtre des Abbesses et la place. Depuis son ouverture en 2016, le restaurant caracole en tete du classement de TripAdvisor. Quand on sait que 50 % de ceux qui se lancent dans le métier mettent la clef sous la porte au bout de trois ans, le succes des Apôtres a de quoi étonner. La clientèle, en majorité provinciale et étrangère, laisse des commentaires dithyrambiques, si bien que les gérants sont obligés de refuser « entre une et cinquante personnes par soir ». « Mais on ne laisse jamais personne repartir bredouille. On joue les concierges gastronomiques et on les envoie toujours à une bonne adresse du quartier », expliquent Roland,33 ans, et Thibault, 31 ans. Le succes est tel qu’une cliente a récemment réservé une table pour l’année prochaine ! « Pour des frites de patates douces, c’est peut-être un peu excessif », lancent, rieurs et modestes, les deux frères. La carte, qui propose des assiettes à partager, compte (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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