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RATTRAPAGE : QUE FAUT-IL VOIR OU FUIR EN DVD

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Le cinéma c’est aussi les sorties VOD et DVD. On profite de l’été pour une session de rattrapage pour voir ou fuir les sorties ciné manquées.

 

READY PLAYER ONE

De Steven Spielberg
Avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn

 

Dès l’ouverture, la caméra de Spielberg suit, au rythme de Jump de Van Halen, le jeune Wade Watts qui parcourt son bidonville version futuriste. Il évolue ainsi dans une décharge géante où s’amoncellent des containers en guise d’habitat, et où les personnages, tous sortis des années 80, sont affublés pour l’occasion d’un casque de réalité virtuelle. Nous sommes en 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS.…

La nuit aux Invalides
La nuit tombe, les portes de la cour d’honneur de l’Hôtel National des Invalides se referment lourdement. L’histoire s’arrête, ou plutôt elle observe une sorte de recommencement, de commémoration. Ici, dans ces murs, la grande guerre se joue du mercredi au samedi cet été aux Invalides. Un moment hors du temps, une émotion partagée, une aventure avec ceux qui se sont battus pour la France, leur guerre, une reconnaissance et un hommage à tous ceux qui sont tombés. Projeté sur les façades de la cour d’honneur, le spectacle réalisé par Bruno Seillier allie la beauté des tableaux et la richesse du discours dans un admirable ensemble qui en fait à coup sûr le plus beau spectacle du centenaire de la première guerre mondiale. Par-delà même la technologie de pointe mise en œuvre pour la réalisation de cet événement et encore au-delà du divertissement qui en ressort, ce spectacle est une invitation à la mémoire, au respect du sacrifice de nos anciens.
Ces femmes qui ont fait la France
Reines de France, saintes, artistes, savantes et intellectuelles... Certaines femmes ont marqué le cours de l’Histoire de France. De l’Antiquité à l’époque contemporaine, chaque époque a vu naître des héroïnes au destin national. Il est une femme à qui la France doit beaucoup : sainte Geneviève de Paris. En 451, lorsque les Parisiens décident de quitter la ville en apprenant que les Huns se dirigent vers Paris, Geneviève, alors âgée de 27 ans, tente de convaincre les hommes de ne pas fuir: « Votre ville sera conservée, leur dit-elle, tandis que celle où vous voulez vous retirer sera pillée ou saccagée. Ayez confiance en Dieu, implorez son secours, et ne trahissez point par votre fuite la cause du ciel et de la patrie ». Elle réunit en même temps un petit groupe de femmes qui [...]
La guerre faite aux mots
Des pouvoirs auxquels tout échappe, que leur reste-t-il sinon de s’en prendre aux mots ? Emmanuel Macron, qu’on pensait à cet égard moins « suiviste », a décidé d’exaucer une grande idée de son prédécesseur : supprimer le mot race de la Constitution, une Constitution définitivement transformée en pâte à modeler. Les représentants du peuple ont réussi à faire l’unanimité en commission sur cette importante décision, qui porte un coup de plus à la langue française, dont ces benêts semblent ignorer la polysémie, la variété, les nuances, en un mot la richesse. Il paraît donc que le mot race choque l’irénisme à la mode. Taisez ce mot que nous ne saurions entendre, disent à l’unisson nos modernes Tartuffe. Mais supprimer, voire, interdire un mot qui a deux pages dans notre bon vieux Littré, et encore deux pages dans notre moderne Grand Robert, ne va pas être facile. Le premier sens qu’en donne le Littré est : «Tous ceux qui viennent d’une même famille ». De même le Grand Robert : « Famille, considérée dans la suite des générations et la continuité de ses caractères ».
T’as l’bonjour d’Alfred ! Sur les traces d’Alfred Fouillée
Alfred Fouillée, contemporain de Péguy, est l’objet d’une curieuse méconnaissance. Penseur difficilement classable, philosophe des « idées forces » qui commence timidement à être redécouvert, il consacra les dix dernières années de sa vie à une réflexion à la fois inquiète et passionnée sur l’avenir de la France. Alfred Fouillée, contemporain de Péguy, est l’objet d’une curieuse méconnaissance. Penseur difficilement classable, philosophe des « idées forces » qui commence timidement à être redécouvert, il consacra les dix dernières années de sa vie à une réflexion à la fois inquiète et passionnée sur l’avenir de la France. On sait à quel point durant cette période, qui va de 1890 à 1914, les interrogations sur la République furent fortes, soit pour la contester dans ses fondements même, à la manière du nationalisme barrésien, soit pour prétendre accomplir sa promesse, à la manière du socialisme jauressien. Dans les deux cas, c’était le fondement national de la République qui posait un problème : on lui reprochait de trahir la nation ou on lui reprochait au contraire de ne pas dépasser le cadre de celle-ci
Anniversaire de l’attentat manqué contre Hitler : Jean-François Thull raconte l’Histoire
Le 20 juillet 1944 à 12h42, la bombe déposée dans le quartier général d'Hitler par le colonel Claus von Stauffenberg explosait sans parvenir à tuer le chancelier. Le détournement de l'opération de sécurisation du Reich Walkyrie, par des conjurés en nombre insuffisant, était dès lors voué à l'échec. Dès le 21 juillet, les acteurs les plus exposés du coup d'Etat manqué étaient fusillés par les nationaux-socialistes. Jean-François Thull, directeur de la Cité royale de Loches, est l'auteur d'un essai court et dense sur la figure de Claus Schenk von Stauffenberg, le chevalier foudroyé (Le Polémarque, 2015). Il éclaire pour nous les motivations d'une figure toujours méconnue, plus complexe que n'a pu donner à le penser sa présentation hollywoodienne. Votre essai sur Claus von Stauffenberg dépasse le simple récit historique. Vous évoquez son destin comme s'il faisait de longue date partie d'un « panthéon personnel », éclairant toujours l'histoire européenne. J'ai voulu rendre justice à une figure de mon point de vue majeure du XXe siècle européen, et montrer que l'action de Stauffenberg va à l'encontre de l'idée d'une fatalité allemande, du prétendu Sonderweg. Contrairement à ce que l'on a souvent prétendu, l'Allemagne n'était pas condamnée à suivre une voie destructrice, celle de la spirale du national-socialisme.
Genève : Yves Bouvier au cœur d’un nouveau scandale d’escroqueries de millionnaires russes
Surfacturations, manipulations, sociétés-écrans, fraude fiscale, corruption, blanchiment d'argent : les affaires cernent le marchand d'art suisse Yves Bouvier. La dernière en date oppose le sulfureux intermédiaire à l'un de ses anciens clients, l'homme d'affaires russe Vladimir Scherbakov, qui l'accuse d'avoir artificiellement gonflé le prix des œuvres qu'il lui vendait. Retour sur les péripéties judiciaires d'un « ami » qui ne vous pas que du bien. Les nuages s'amoncellent au-dessus d'Yves Bouvier. Le marchand d'art suisse, qui a fait fortune en montant la société de transport et d'entreposage d'œuvres d'art Natural Le Coultre, également célèbre pour avoir fondé les ports francs de Genève, du Luxembourg et de Singapour, est à nouveau dans la tourmente. Un homme d'affaires russe, Vladimir Scherbakov, accuse Yves Bouvier d'avoir utilisé un prête-nom afin de réaliser, sur son dos, des plus-values indues, dont le montant dépasserait un milliard de dollars. Dans la foulée, la justice helvète a ouvert une enquête.

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