
Depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 (le Joint Comprehensive Plan of Action ou JCPOA) en mai 2018, un grand nombre d’évènements se sont enchaînés, qui ont contribué à affaiblir l’équilibre qui avait inspiré l’accord, entre la volonté des Occidentaux de garantir sur le long terme le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, et la volonté iranienne de bénéficier, à travers la levée des sanctions économiques liées au nucléaire, d’une réouverture aux marchés mondiaux et aux investissements étrangers. Ainsi, la réimposition unilatérale des sanctions pré-JCPOA par les États-Unis en août 2018 d’une part, la réduction progressive par l’Iran – en réaction – de ses engagements de réduction de ses activités nucléaires civiles aux termes du JCPOA d’autre part, et enfin l’inefficacité en pratique du mécanisme mis en place par les Européens (INSTEX) pour maintenir les échanges commerciaux avec l’Iran en dépit des sanctions américaines – lesquelles prétendent, contrairement aux règles du droit international, s’appliquer extra-territorialement, notamment aux sociétés européennes – ont successivement miné les chances de maintenir le JCPOA. [...]












