20 janvier 2020
Les appels du pied du Prince Harry en direction du patron de Walt Disney font vaciller les Windsor dans le nouveau monde en marche. A moins que cette histoire ne révèle au fond l'âme anglo-saxonne.
Autant se l’avouer tout de suite, la fuite de Meghan Markle, les airs renfrognés de Harry et le devenir du petit Archie ne devraient pas provoquer autre chose que des sourires hilares pour les Français que nous sommes devant ce déballage de linge sale en public. D’autant que si nous avons tranché la tête de notre roi, il s’agissait d’une tête de Capétien. Une tête millénaire donc, une tête auguste, une tête qui avait au fond de la gueule ; issue d’une des plus vieilles familles d’Europe loin du côté boutiquier de la famille Windsor, amenée au XVIIe siècle finissant dans le fourgon de marchandises d’un parlement britannique qui, quelques années auparavant pour une question de taxes avait décapité à gros bouillons, Charles Ier Stuart. Il plane ainsi sur cette famille anglaise, dès son accession au trône, un fumet de vénalité. Une petite musique d’arrière-cuisine où l’on monnaye et l’on achète, en tout cas où l’on compte. Une musique qui servait d’ailleurs de menuet à la réunion de ce lundi 13 janvier. Combien le couple pouvait-il continuer à toucher de papa et mamie tout en conservant le droit de faire prospérer la marque « Sussex Royals » ? [...]