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Droite italienne : Romulus et Remus

Si le potentiel de la droite nationale n’a jamais été aussi haut en Italie, les deux formations rivales, la Lega et Fratelli d’Italia, se disputent le même électorat.

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© Facebook Giorgia Meloni

D’un côté, Matteo Salvini, patron de la Lega, est contraint par sa base électorale à soutenir et participer au gouvernement d’union nationale de l’économiste Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne. Fragilisés par la crise sanitaire, les petits chefs d’entreprise du Nord de l’Italie qui constituent l’électorat historique de la Lega sont en effet préoccupés avant tout par le devenir économique du poumon industriel du pays. Depuis son entrée au gouvernement, la Lega est créditée de 22 à 24 % des voix, bien loin de ses sommets historiques des dernières années.

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia et des Conservateurs et réformistes européens (où l’on retrouve notamment le PiS au pouvoir en Pologne et les Espagnols de Vox), ne cesse pour sa part de faire progresser le parti qu’elle a fondé en décembre 2012. Héritier des traditions néo-fascistes du MSI, il est donné ces derniers jours à 17 ou 18 % dans les enquêtes d’opinion, ce qui en fait la potentielle deuxième force politique de la péninsule derrière la Lega, bien qu’elle soit talonnée par le Parti Démocrate (centre-gauche) et les populistes du Mouvement cinq étoiles. L’astucieuse Giorgia Meloni se tient soigneusement à l’écart du gouvernement Draghi face auquel elle souhaite incarner une « opposition patriotique ». Son intransigeance lui a valu le ralliement d’un député européen de la Lega, Vincenzo Sofo, qui n’est autre à la ville que le compagnon de Marion Maréchal. [...]

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