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Hervé de Lépinau : « Mourir dans la dignité ne veut pas dire recourir à l’aide active à mourir »

Comment expliquez-vous la ferme implication du RN contre l’euthanasie depuis l’ouverture des débats ?

La question de la vie et de la mort est universelle. Elle dépasse les clivages politiques, l’appartenance partisane. Cela s’illustre notamment par le fait que deux élus de gauche, Pierre Dharéville (PCF) et Dominique Potier (PS), s’opposent ouvertement à cette loi, quand des élus de droite et du centre y sont très favorables. Le Rassemblement National n’échappe pas à la règle, en sachant qu’une majorité de ses députés est opposée à ce projet de loi.

Une consigne de vote a-t-elle été donnée sur ce projet de loi ?

Marine Le Pen a déclaré que cette loi représentait une ligne rouge civilisationnelle qu’elle ne franchirait pas. Néanmoins, elle se range derrière la doctrine du mouvement concernant les questions de société en laissant à ses députés la liberté de vote. 

Quels sont les rapports de force au sein du groupe entre les pour et les contre ?

Questions qui fâchent à Marion Maréchal

Vous défendez le principe d’une union de droites. N’est-ce pas paradoxal d’axer une partie de votre campagne sur l’attaque de vos éventuels alliés : Éric Zemmour contre le RN, vous contre les LR ?

D’abord, je vous demande d’être justes : j’ai pour ma part réservé mes flèches les plus vives à la gauche – j’ai débattu avec mesdames Panot de LFI, Marie Toussaint d’EELV et Valérie Hayer ; j’ai clairement désigné les islamogauchistes de LFI comme mon adversaire principal ; et je suis justement la seule des candidates à droite à avoir établi une distinction claire entre adversaires et concurrents.

Ensuite, par définition cette concurrence électorale existe parce qu’il existe des différences réelles, sur le plan politique et stratégique entre nos formations. Pensez-vous que les masquer grandirait le débat public ? Je ne le crois pas.

Le RN refuse l’union des droites, et avance dans une logique de parti unique, un « avec nous ou contre nous », ce qui est, je pense, une erreur fondamentale.…

Hervé Juvin : « L’Union européenne organise l’incapacité juridique de la volonté politique »

Le grand narratif de cette campagne européenne, c’est la soi-disant menace populiste…

Il faut bien répondre à la réalité, qui est le déficit démocratique européen ! Interrogés par référendum sur l’immigration, sur l’élargissement à l’Albanie, au Kosovo, demain à l’Ukraine ou à la Géorgie, sur la destruction de leurs modes de vie par le « Green Deal», les peuples d’Europe refuseraient massivement les directives qui leur sont imposées. Et pourtant, l’Union affirme contre toute évidence que les problèmes seront résolus par « toujours plus d’Europe » ! En réalité, l’Union va mal, l’Europe est la grande perdante du conflit entre la Russie et l’Ukraine, et je sens l’inquiétude monter à tous les niveaux des institutions. Une sourde inquiétude qui s’exprime sous couvert de la fameuse « menace populiste », certains députés n’ayant pas hésité, dans la dernière session plénière du Parlement, à lancer un appel de mobilisation contre le fascisme menaçant !…

Nouvelle-Calédonie : brouillons et bricolages

Si l’étymologie du mot brouillon reste incertaine, son sens est clair pour tout le monde : il s’agit d’un travail réalisé à la va-vite, que l’on n’a pas eu le temps d’achever correctement, mais que l’on n’a pas non plus l’intention de montrer, et moins encore de « graver dans le marbre ».

Lire aussi : Troisième lecture : l’Assemblée nationale adopte le projet de loi bioéthique

Tel est pourtant le mot qui vient à l’esprit de quiconque parcourt le « Projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral pour les élections au congrès de la Nouvelle-Calédonie », signé le 29 janvier 2024 par le président Macron, son Premier ministre et son ministre de l’Intérieur. Rien, en principe, de plus solennel que le travail constituant, qui consiste à établir ou à modifier les règles fondamentales gouvernant l’État et la nation. D’où, en principe, le souci de ne procéder qu’avec lenteur, prudence et réflexion.…

Comprendre une situation enchevêtrée

Le chaos calédonien résulte d’un système électoral particulièrement complexe, fruit d’un bras de fer permanent entre l’État français et les indépendantistes. Les « accords de Matignon » (1988) voulaient limiter aux « populations intéressées à l’avenir du territoire » la participation aux élections locales et aux référendums sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

Lire aussi : Nouvelle-Calédonie : c’est la revanche d’ADG !

En 1998, l’accord de Nouméa, constitutionnalisé par voie référendaire (articles 76 et 77) restreint le corps électoral pour les élections des membres du congrès, des assemblées de province et pour les référendums d’autodétermination. Pour simplifier les choses, une première liste électorale regroupe tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales du territoire, deux autres ceux qui y sont domiciliés depuis 1988, leurs descendants majeurs, et ceux devenus majeurs depuis 1998 et résidant depuis dix ans sur le territoire.

Le Conseil constitutionnel considère alors qu’il s’agit d’un corps électoral « glissant », la condition des dix années de résidence valant pour toute personne, même arrivée après 1998.…

Quand Bruxelles détruit nos PME

Lizio. Morbihan intérieur. La boîte s’appelle Oh ! Ma Bûche. Installée au fond du fond d’un chemin de campagne. Pas une vache à moins de 500 m ! Ancienne usine d’eau minérale Katell-Roc. La marque avait fermé en 90 après une histoire de pollution de quelques bouteilles par un lubrifiant. Mais un nourrisson avait été hospitalisé en Loire-Atlantique après en avoir bu. Le mal était fait et malgré la possibilité de reprendre en main la qualité de la flotte, l’usine avait mis la clef sous la porte. 39 ouvriers au chômage pour une commune de 747 habitants à l’époque. Tragédie micro-industrielle et maxi-sociale.

Aujourd’hui, il y a officiellement, à la vingtaine près, le même nombre d’habitants à Lizio. Beaucoup de personnes âgées. Et l’arrivée de la société de production de bois de chauffage compressé en 2014 a été vécue comme le retour du roi Arthur. Enfin ! En 2019, l’affaire est reprise par Romain Le Goaster.…

L’Incorrect

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