
À Noisy-le-Sec, l’été devait se clore sur du rose bonbon : Barbie en plein air, film choisi par les habitants, rituel républicain d’un cinéma partagé. Il s’est achevé en couac. La mairie a annulé, invoquant des menaces de perturbations et de dégradations, et le ministre de l’Intérieur a saisi l’article 40. Le divertissement pour tous se mue en symptôme : là où la culture rassemble, la pression d’un petit groupe suffit à débrancher la prise.
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Au milieu du tumulte, un nom circule : Wiam Berhouma. À Noisy-le-Sec, elle n’est pas qu’une professeure d’anglais ; elle est surtout l’adjointe chargée de la culture, de l’éducation populaire et de « la transmission de la mémoire ». Un intitulé de portefeuille qui sonne comme un programme. Les notices officielles le confirment, photos de commémorations à l’appui.
L’endoctrinement comme cheval de bataille, à la télévision et à l’école
Cette jeune trentenaire s’est faite connaître bien avant l’hôtel de ville.…










