Skip to content
Révélation : « Patrick Cohen et moi, on fait ce qu’il faut pour Dati » : Quand le service public fait campagne

Paris, le lundi 7 juillet. La canicule semble être un lointain souvenir. Il est un peu plus de 10h et le soleil se fait discret. L’air est frais, à peine quatorze degrés, et la pluie se fait sentir. Les terrasses des cafés sont clairsemées, et Le Coucou, sympathique bistro niché à l’intersection de l’avenue Duquesne et de l’avenue de Ségur du très chic 7e arrondissement de Paris, voit ses chaises en rotin noires désespérément vides.

L’intérieur est moins calme. Touristes, hommes d’affaires, travailleurs du lundi et quelques Parisiens en vacances prennent leur café. Parmi eux, Patrick Cohen. Le journaliste de « C à vous » sur France 5 et éditorialiste dans la matinale de France Inter a éteint ses micros depuis le vendredi 4 juillet, le temps de l’été.

Il ne risque pas d’y croiser son ennemi du moment, Rachida Dati. Depuis un an, l’ex garde des Sceaux a troqué la mairie du 7e arrondissement pour le ministère de la Culture.…

Un dissident nommé Destexhe

C’est une histoire belge. C’est-à-dire, aujourd’hui, qu’elle fait moins rire qu’elle ne fait peur. Elle met en scène une eurodéputée inquiétante, des étudiants fanatisés, et un dissident diabolisé.

L’eurodéputée inquiétante, c’est Rima Hassan, qui se veut aujourd’hui la passionaria de la cause palestinienne en France. Nul besoin de présenter encore une fois ses idées, sinon pour dire qu’elle pousse ce qu’elle appelle l’antisionisme jusqu’à son expression la plus radicale, et souhaite en finir avec Israël. Elle souhaite moins l’émergence d’un État palestinien que la fin de l’État juif au Proche-Orient. On pourrait probablement utiliser un autre terme pour qualifier cette position.

Les étudiants fanatisés, quant à eux, sont inscrits au master en droit et criminologie à l’Université Libre de Bruxelles et ont décidé de donner le nom de Rima Hassan à leur promotion. Ce qui suscite un immense malaise, on en conviendra, chez ceux pour qui l’université ne devrait pas être au service du fanatisme idéologique, quel qu’il soit.…

À Noisy-le-Sec : Wiam Berhouma, la Barbie décoloniale

À Noisy-le-Sec, l’été devait se clore sur du rose bonbon : Barbie en plein air, film choisi par les habitants, rituel républicain d’un cinéma partagé. Il s’est achevé en couac. La mairie a annulé, invoquant des menaces de perturbations et de dégradations, et le ministre de l’Intérieur a saisi l’article 40. Le divertissement pour tous se mue en symptôme : là où la culture rassemble, la pression d’un petit groupe suffit à débrancher la prise.

Lire aussi : Rémi Brague : « L’islamisme est un islam pressé » 

Au milieu du tumulte, un nom circule : Wiam Berhouma. À Noisy-le-Sec, elle n’est pas qu’une professeure d’anglais ; elle est surtout l’adjointe chargée de la culture, de l’éducation populaire et de « la transmission de la mémoire ». Un intitulé de portefeuille qui sonne comme un programme. Les notices officielles le confirment, photos de commémorations à l’appui.

L’endoctrinement comme cheval de bataille, à la télévision et à l’école

Cette jeune trentenaire s’est faite connaître bien avant l’hôtel de ville.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : Programme d’été

C’est l’été, enfin. Le rosé pointe son nez et la mauresque se fait désirer, bref le temps est à la relâche. Mais même sous quarante degrés, les pieds dans l’eau, un fabo (vous chers lecteurs) reste digne. Déjà parce que nous ne sommes pas de gauche, mais aussi parce que si la France s’arrête de bosser, l’élégance ne supporte pas les RTT. Comme l’affirme très justement Mathieu Bock-Côté quelques pages plus loin, l’élégance est aussi une dissidence. La France s’affaisse, mais ne tombe pas. Et c’est grâce à vous, à votre élégance morale et vestimentaire. On appelle ça aussi la bataille culturelle. L’expression à la mode. Beaucoup en parlent mais peu la mènent en réalité, car pour manœuvrer il ne suffit pas d’user de la formule du haut d’une estrade ou dans un micro. Eugénie Bastié en revanche sait de quoi il s’agit. Tout comme Frédéric Beigbeder, dans un autre registre.…

« Printemps de la liberté d’expression » à Perpignan : Naulleau sur le front

Comment est née l’idée de ce « Printemps de la liberté d’expression » ?

Le plus simplement du monde ou plutôt de la France. D’une conversation avec Louis Aliot, maire de Perpignan, et de l’infatigable et vibrionnant André Bonet, secrétaire général du Prix Franc-parler, et plus précisément du constat partagé que la liberté d’expression, récemment encore aussi naturelle que l’air que nous respirons, n’allait plus de soi dans notre pays. La suffocation menaçait, il fallait que les esprits libres se comptent et se parlent, un sentiment dont nous avons pu vérifier lors de la première édition du Printemps de la Liberté qu’il était largement partagé. 

La capitale est-elle menacée d’asphyxie et d’entre-soi ? Le salut viendra-t-il de Perpignan ? 

Salvador Dali avait fait de la gare de Perpignan le centre du monde, Perpignan pouvait bien devenir le centre de la liberté d’expression – qui peut le plus, peut le moins. Plus sérieusement, la France est un pays très centralisé et Paris concentre l’essentiel des lieux de pouvoir médiatico-intellectuels.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : La France mérite une bonne droite

Bonne nouvelle, la droite est de retour ! Pour la millième fois. Si on veut être tout à fait honnête, on est quand même plus proche de l’acharnement thérapeutique que du dernier espoir. Emporté par l’enthousiasme, j’ai oublié de vous préciser que la droite, c’était uniquement LR. Enfin il paraît, selon la gauche. Les autres, Marion Maréchal, Éric Zemmour, Sarah Knafo ou Éric Ciotti – soyons fous – n’en sont pas. Ils sont à l’extrême méga droite. Un titre de droite décerné par la gauche devrait susciter quelques interrogations. Il n’en est rien. Les LR, ex-UMP, aiment ployer le genou.

Bruno Retailleau a mis une claque à Laurent Wauquiez avec son score du Burundi. Faut reconnaître que l’adversaire lui a facilité la tâche. Quand on passe son temps à dire qu’on est de la droite bien droite avec les convictions chevillées au caleçon tout en citant Chirac comme référence, forcément ça coince.…

L’euthanasie, un vil marchandage politicien : entretien avec Marion Maréchal et Laurence Trochu

Pourquoi avoir choisi d’organiser ce colloque au Parlement européen plutôt qu’à l’Assemblée nationale ?

Marion Maréchal : Nous aurions pu organiser cette rencontre à Paris, bien sûr. Mais nous avons voulu inscrire notre démarche dans une perspective européenne. Car ce qui est frappant, c’est que tous les pays ayant légalisé l’euthanasie ont suivi le même schéma : un discours compassionnel pour restreindre l’acte à des situations extrêmes – fin de vie, souffrance incurable –, puis une extension inexorable du cadre. Aujourd’hui, au Canada ou en Belgique, on euthanasie des dépressifs ou des handicapés. Il fallait entendre ce témoignage québécois pour comprendre que cette dérive n’a rien d’hypothétique : elle est inscrite dans le logiciel idéologique du texte.

Lire aussi : Quand la dignité devient une performance : entretien avec Chantal Delsol et Louis-André Richard sur l’euthanasie

Laurence Trochu : Et ce texte français est d’autant plus inquiétant qu’il est flou. Il pourrait concerner plusieurs millions de personnes : les diabétiques, les personnes âgées, les dépressifs.…

Habemus Baba, ou pas : les coulisses d’un canular

Mardi 29 avril, 16 h. Le plateau d’Europe 1 est en pleine ébullition. Les fidèles chroniqueurs de Cyril Hanouna sont tout sourire devant l’animateur star de la station bleue qui doit « dire la vérité » sur sa potentielle candidature à l’élection présidentielle. Édouard Lavollé, jeune journaliste à Valeurs actuelles, est invité pour parler de son enquête sur le trublion médiatique. La Une de l’hebdomadaire conservateur ne laisse aucun doute : « Le candidat Hanouna ! » Le début de l’émission est bon enfant, Hanouna s’amuse du buzz provoqué, appelle des internautes pour avoir leur avis, et questionne le journaliste sur ses méthodes de travail. Un show signé Hanouna. Mais, 20 minutes avant de rendre l’antenne, l’animateur lance : « Édouard Lavollé ne sait pas ce que je vais dire. […] Je vais vous expliquer comment faire un excellent prank. » Mode d’emploi : « Envoyez une trentaine de mails pour dire que je suis candidat à l’élection présidentielle et vous êtes certain qu’au moins deux personnes feront tourner l’info.

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest