
Société



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21 mars 2020 – saint Clémence
Edito
Pascal, on le sait tous maintenant, même les plus ignorants d’entre nous qui le confondaient jusque là avec la dame de la compta, déplore que l’homme soit incapable de se tenir dans sa chambre et d’y contempler depuis le balcon de son âme les choses éternelles, c’est-à-dire l’étincelle divine qui nous a été accordée. Peut-être le sage oublie-t-il cependant les terreurs de la solitude, que les pères du désert nommaient acédie, et qui donnent envie de fuir partout ailleurs que là où nous sommes confinés, parfois jusque dans la folie. L’excellent professeur Raoult, promoteur perpétuel de la chloroquine, quoi qu’il ait raison certainement dans le fond, est un excellent prototype des affres de l’égoterie galopante de cette étrange époque : « Ce n’est pas parce qu’il y a quelques personnes qui pensent certaines choses à Paris, que je suis à contre-courant.…


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20 mars 2020 – saint Herbert
Le jour du jugement viendra
Si l’on avait pu croire à un sursaut français pendant les premiers instants de l’épidémie, et si, Dieu merci, médecins, infirmières, fonctionnaires du quotidien et compagnie font honneur à ce pays par leur dévouement, leur intelligence et leur sacrifice, rien ne change parmi les petites gens qui nous gouvernent ou ont cru nous gouverner.
L’inénarrable Sibeth Ndiaye ne voit rien de bien extraordinaire au comportement de Gonzague et Jean-Eudes en banlieue ou dans les quartiers sensibles qui, alors que le quidam est interdit de plage déserte, se pavanent entre marchés africains surbondés et barbecues de dealers. Dame Sibeth ne voit que résurgence de racisme dans la réaction du Français moyen qui – s’il est indiscipliné a tout de même encore assez de jugeote pour obtempérer quand la situation lui paraît grave – ne comprend pas que des lieux échappent encore et toujours à la loi française.…

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Dans un essai au vitriol qui manie élégance stylistique et légèreté aristocratique, Benoît Duteurtre analyse la politique anti-voiture d’Anne Hidalgo qui a rendu beaucoup plus difficiles les déplacements dans Paris au nom d’une propagande qui prétend faire le bien des administrés contre leur gré et multiplie les animations qui ne profitent qu’à un cercle très restreint de personnes.
Pourquoi avoir écrit un ouvrage qui mélange réalité et fiction, notamment lorsque vous vous imaginez en maire, vous-même, à la fin du récit ?
Comme la politique parisienne me met en colère, j’ai voulu tempérer cette colère par la fantaisie : mon tempérament de polémiste, mais aussi de romancier, me pousse à m’amuser avec les sujets pénibles. J’ai donc imaginé qu’un sosie d’Anne Hidalgo venait me persécuter jusqu’au milieu de la nuit pour m’obliger à enfourcher une bicyclette (alors que j’ai horreur du vélo) ; ou qu’elle se distrayait, à l’Hôtel de ville, en plan – tant des aiguilles dans une poupée à mon image pour m’in – fliger quantité de désagréments.…


L’Incorrect
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