Les réseaux sociaux ont ceci de magique qu’ils vous plongent dans des réalités parallèles insoupçonnées au hasard d’un clic. Un petit groupe privé intéressant d’à peine 677 membres – pas virils – a ainsi attiré notre attention : « Féministe déprimé.e en relation hétéronormative : entraide et soutien ». Il faut nécessairement se munir d’un dictionnaire Français / Conneries postmodernes pour comprendre l’intitulé, plus encore ce qui s’y dit. Cette page, donc, reçoit les plaintes et les doléances de féministes se trouvant malgré elles dans des relations de couples avec des pauvres mecs, des « beaufs hétéros cisgenres ». Brrrr, quelle horreur !
Bienvenue dans la quatrième dimension, sur la planète Vénus où vivent des Amazones beaucoup moins attirantes que Jane Fonda dans Barbarella
Les règles sont les suivantes : « Ce groupe est profondément misandre, et a été créé dans le but de se soutenir (de manière cocasse ou tout à fait sérieuse) entre personnes qui se retrouvent à relationner avec des cismecs het et dya. (les famoso tmtc) (Et non, c’est pas dans un but autre que de se plaindre des privilèges des cismecs. Pas que des HSBC, mais bien les cismecs en général) ». Bienvenue dans la quatrième dimension, sur la planète Vénus où vivent des Amazones beaucoup moins attirantes que Jane Fonda dans Barbarella.
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Sur cette étrange planète virtuelle, on passe la majorité de son temps à geindre, à chouiner. « Je pense souvent au divorce mais je l’aime encore beaucoup trop pour passer le cap (et puis on a les chats, qu’on ne veut pas séparer, et que je ne veux pas quitter, et lui ne voudra pas non plus) ». Oui, on ne parle pas assez des troubles des chats du divorce. On trouve aussi quelques conseils éclairés : « Tu es dans une relation toxique, il faut en sortir. Je suis aussi dans le 77 si tu as besoin d’aide (mais je suis blanche donc je comprends que tu veuilles pas forcément de mon aide) », répond Marie à une jeune femme d’origine haïtienne se plaignant d’avoir été élevée avec des gens « aux valeurs coloniales et xénophobes » qui lui ont fait rater sa vie sentimentale. La misère est misandre.





