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Intellectual Dark Web
Malgré ses défauts internet a un mérite : celui de proposer une tribune à des penseurs qui n'auraient jamais pu s'exprimer librement dans la presse institutionnelle. Intellectual Dark Web est un collectif qui organise des débats dans un cadre original compilant rencontre physiques et vidéos. Son succès est fulgurant. Il fait chaud à Dublin. 26 degrés à sept heures du soir. Mais il y a plus étonnant, ce 14 juillet : sur le quai de la Liffey, sept mille jeunes convergent vers 3Arena, immense salle de concert, près de l’embarquement des ferries. Ils ne viennent pas écouter Britney Spears, programmée le mois prochain. Ils font la queue, billet en main, pour assister à une conversation de deux heures et demie sur des sujets complexes entre trois intellectuels. Sam Harris est docteur en neurosciences, Jordan Peterson est psychologue, Douglas Murray est... A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés!
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De la rue des Poissonniers à Chemnitz
Migrants, migrants, migrants. Migrants partout. L’Europe s’entredéchire sur la question des « migrants », pudique terme qualifiant des immigrés clandestins économiques bien plus que de véritables réfugiés de guerre. A-t-on tort de réduire les migrations modernes à de simples faits divers ? Oui. Par là, on s’interdirait toutes les réflexions les plus stimulantes ; anthropologiques, historiques, culturelles ou démographiques. Reste que faire vibrer la corde de l’émotion est une arme politique essentielle à l’heure où elle est bien la seule à se faire entendre dans des débats qui ressemblent furieusement à des séances de thérapie collective pour personnes atteintes d’un stress post-traumatique. On câline. On cajole. On comprend. On dialogue. On entend « toutes les souffrances », « toutes les interrogations », « tous les parcours de vie ». Tous ? À la vérité, pas vraiment.
La transgression en marche
Jacques Ellul était un visionnaire. En 1935, il faisait paraître Nous sommes des révolutionnaires malgré nous, en collaboration avec Bernard Charbonneau. Celui qui était engagé dans la mouvance personnaliste connue sous le nom des non conformistes des années 30, critiquait à la fois les dérives du système capitaliste et l’impasse de la réponse marxiste. Avec beaucoup d’autres, il prônait une troisième voie qui mettrait en lumière la dimension spirituelle de la personne humaine, à l’opposé du capitalisme et du marxisme qui communient dans un même matérialisme. Avant même Bernanos (La France contre les robots, 1947) ou Thibon (Vous serez comme des dieux, 1954), il avait perçu d’emblée le pouvoir mortifère et démiurgique que s’arroge la technique lorsqu’elle prétend faire le bonheur de l’homme, quitte à le faire sortir, pour cela, de sa condition d’homme en augmentant ses capacités ou en industrialisant sa reproduction.
Vite ! Le suicide pour tous avec Konbini News !

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« Bonjour, je m’appelle Jacqueline, j’ai soixante-quatorze ans, et j’ai décidé, en janvier 2020, de mettre fin à mes jours ». Face caméra, une femme extrêmement bien conservée pour son âge, déclare tout de go vouloir se suicider. Un mauvais film de science-fiction sur un scénario de Michel Houellebecq ? Non, la réalité vue par la tête de gondole de Konbini News, le si charmant Hugo Clément.

 

Il est mignon Hugo Clément avec son jean slim retroussé dévoilant des Stan Smith immaculées portées sans chaussettes, et sa chemise à col Mao en jean, toujours, sous laquelle apparaît un tricot de corps blanc. Cheveux bien dégagés au-dessus des oreilles et sourire Toniglandyl, l’apparence juvénile du journaliste passé par l’école Yann Barthès rassure. On serait d’ailleurs tenté de croire que ce costume si lisse n’est pas un déguisement, mais bien ce qu’est Hugo Clément : un chic type bien dans ses baskets, bien dans son époque, pur produit du temps, ne se nourrissant que de riz blanc japonais et de soupes miso.

Etats-Unis : une fuite en avant sociologique
On a beaucoup glosé sur les lignes de force des électorats de Donald Trump et d’Hilary Clinton, symptomatiques d’une fracture occidentale, opposant les grandes métropoles à des « périphéries », les communautés entre elles, ou même, les classes cultivées aux catégories moins éduquées. Se jouerait, en filigrane, un conflit quasi eschatologique entre un vieux monde occidental refusant de disparaître, en l’espèce celui des grands espaces, des cowboys, de l’Amérique des pionniers, et, un nouveau monde plus sensible au progrès, écolo, multiculturel, avènement d’un homme d’après. C’est ici, d’ailleurs que les visions divergent : le multiculturalisme, ce combat permanent contre le mode de vie « dominant », celui venant de l’Europe moderne, est-il l’étape préliminaire obligatoire avant l’émergence d’un monde de l’indifférence, où les races, les religions, et tous les attachements collectifs, finiraient par céder le pas au règne de l’individu monocolore, ou bien un état destiné à devenir permanent ?
Les sacrifices humains sont-ils de droite ?
Selon Megan Fox, l’inoubliable April des Tortues Ninja 1 et 2, les producteurs de films pratiqueraient le sacrifice humain en n’étant pas assez attentifs aux idées créatives des actrices. Quant aux auteurs de South Park, ils soutiennent que la rotation rapide des jeunes chanteuses, jetées en pâture aux médias et au public et littéralement consumées, est un sacrifice propitiatoire pour assurer de bonnes récoltes. Il semblerait que notre époque fabrique ainsi à la chaîne des victimes, plus ou moins consentantes, qui vivent une existence exaltante avant d’être brusquement jetées à bas des piédestaux où elles avaient été juchées. Le schéma est récurrent. Si l’on n’est pas encore dans la production industrielle, on a quitté le stade de l’artisanat d’art: héros de téléréalité ou politiques, Nabila ou Najat, tous victimes de ce goût pour la mise à mort publique, collaborative et virtuelle, en mode open sacrifice 3.0. Mais ce ne sont que de piètres succédanés de sacrifice humain, une purge régulière de nos mauvais instincts voluptueux qui laissent le peuple en attente de la véritable cérémonie.
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Deuxième attentat au Bataclan
Une colère froide. La programmation pour deux dates du rappeur Médine au Bataclan a provoqué une agitation qui dépasse les seuls relais de la droite. C’est Russia Today qui a sorti le premier article sur cette affaire, relayé par plusieurs personnalités politiques, y compris au sein de LREM. Médine, ou Médine Zaouiche, est un rappeur musulman originaire du Havre. En 2005, il sort un album intitulé Jihad, album qui pourrait être l’exemple chimiquement pur de l’utilisation marketing de la Taqîya, pratique consistant à mentir effrontément aux « mécréants » pour faire avancer l’ordre islamique dans la société, c’est-à-dire la Charî’a. Une disposition tactique issue d’une réinterprétation du Coran mise au point par Al-Qaeda dans les années 90. Le rappeur apparaît sur la pochette avec un tee-shirt où le « J » de Jihad est en forme de sabre. Le sous-titre de l’album explique que « le plus grand combat est contre soi-même ». Or, lorsqu’on se bat contre sa nature, un sabre est évidemment inutile. Et il n’y a rien d’inutile sur une pochette d’album.
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