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Le totebag est-il de droite ?
Le tote bag est un support de créativité. Je l’ai lu sur un site. On y précise qu’ils « prouvent au quotidien qu’ils sont de véritables vecteurs de communication [sic] indéniables. » et que ces sacs « à la dimension éco-responsable » sont supposés « inciter les gens à changer leurs habitudes ». On s’est rendu compte qu’on pouvait y mettre un logo ou afficher fièrement ses convictions : le tot’bague est un ticheurte qu’on porte sur l’épaule ou à bout de bras. C’est bien simple, Dior en vend qui valent 2 100 euros et l’Élysée en propose, conçus par Le Slip Français et arborant des messages fortement incitatifs : « Première Dame », « Président ». Un esprit prévenu pourrait en déduire que le tote bag est de gauche. Mais [...] Suite à lire dans le dernier l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Eric Zemmour : Au nom de tous les miens
Qu’est-ce qu’un livre dans une société post-moderne, sinon l’occasion de venir faire parler de soi par ricochet quand on n’a pas le talent d’un écrivain et que finalement on n’intéresse pas grand monde ? C’est en tout cas le sentiment qui prédomine, quelques jours après la sortie en librairie du nouvel essai d’Éric Zemmour. Comme à son habitude, l’auteur jongle habilement entre érudition et style ; et dans une fantastique mise en abyme, raconte l’histoire de France comme plus personne ne sait le faire. Ce travail monumental mériterait naturellement un parallélisme des formes dans le débat qu’il engage. Autrement dit, fussent-ils d’accord ou non, on voudrait voir des intellectuels répondre aux affirmations d’Éric Zemmour. Mais on se lasse d’attendre les (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
Le dessous des cartes
Tous ceux qu’habite une recherche sincère de la vérité vous le diront : même avec un temps de loisir étendu, une force de travail méticuleuse et endurante, un désir invincible et des facultés hors normes ; même avec le courage des conquistadors et la sagesse des vieux moines du désert, le monde est trop vaste, les phénomènes trop nombreux, les sciences trop dispersées, les savants divisés et le temps trop court pour qu’un seul esprit puisse un jour se satisfaire de tout connaître. « Ceux qui ont embrassé science et littérature / Ont récité leur fable et se sont endormis », disait Omar Khayyâm, pour qui il n’y avait pas plus de chemin que de sentier de la connaissance. Le poète, qui était aussi mathématicien et astronome, avait résolu ce problème en choisissant de ne jamais passer « un instant sans un verre de vin à la main ». Laissant battre, plongé dans l’ivresse et l’amour des femmes, cette « paupière du jour » qu’on appelle la nuit. Tout le monde n’ayant pas l’appétit de trouver dans l’ivresse l’alpha et l’oméga de son existence, certains, plus tempérants,?vous diront avoir trouvé la voie en poursuivant leurs modestes recherches sous l’œil de l’Infini et des lois de la nature, renonçant ouvertement à poser un avis définitif (.....) Lisez la suite dans le dernier article de L'incorrect, disponible en kiosques et par abonnement !
L’Europe du Temple Solaire : en finir avec le réchauffement climatique
Comment réduire votre empreinte carbone ? À en croire l’Agence France-Presse plusieurs solutions existent. Certaines, parmi les plus évidentes, n’auront qu’un effet limité. Recycler ou rouler en voiture hybride constituent ainsi des gestes louables mais n’ayant qu’un impact « modéré » sur vos émissions de Co2. Si vous voulez vraiment faire du bien à la planète, le mieux sera de disparaître et de vous mettre fissa au régime alimentaire « végane » ! « Avoir un enfant en moins » est ainsi le moyen le plus efficace de réduire votre empreinte carbone selon l’AFP. Et pour cause, un être humain en moins c’est une voiture en moins, un élevage bovin en moins ou des déplacements aériens en moins ! Peut-être faudrait-il même songer à un crédit d’impôt pour les Français valeureux qui se retiendraient d’avoir plus d’un enfant, voire une exemption pure et simple d’impôt sur le revenu pour tous ceux qui décideraient de n’en avoir aucun. Quant aux réfractaires désireux de former une famille nombreuse, il suffirait d’instaurer une taxe carbone selon le principe du pollueur payeur. Lutter contre le réchauffement climatique passera donc par éviter de se réchauffer sous la couette !
Retraites : va t-on encore rater la réforme ?
Les informations relatives à la réforme des retraites parues dans Les Echos de ce lundi 8 octobre ne sont guère rassurantes. On savait déjà que le choix avait été fait de conserver un système de Ponzi, c’est-à-dire d’attribuer les points de retraite au prorata des cotisations vieillesse, qui ne servent absolument pas à préparer les pensions futures. Mais à cette erreur majeure il semblerait que vont s’ajouter diverses sottises, en particulier le maintien d’un âge minimal de liquidation de la pension, et la fixation par le législateur de l’âge pivot. Neutralité actuarielle et âge pivot Dans un système par points respectant le principe de neutralité actuarielle (principe fondamental pour disposer d’un système équitable et efficace), le calcul de la rente s’effectue en deux temps : on calcule d’abord le montant mensuel de la pension qui serait due si l’assuré social liquidait ses droits à l’âge pivot, puis on multiplie ce montant par un coefficient actuariel dépendant de l’âge de liquidation effectif. Si l’âge pivot est 65 ans, un départ à 60 ans s’accompagnera d’un coefficient nettement inférieur à l’unité.
De Roux, Vitry, Finkielkraut, Rey : la grande recension des essais de la rentrée
Retour à Dominique de Roux Dirigé par Olivier François, éditorialiste littéraire de la revue Éléments, ce livre réunit les interventions prononcées lors du colloque organisé en juin 2017 à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de Dominique de Roux. Ces textes signés Pierre-Guillaume de Roux, Gabriel Matzneff, François Bousquet, Philippe Barthe- let, Pascal Sigoda, Laurent Schang et Didier da Silva, accompagnés de la réédition de trois textes de Philippe Barthelet, permettent d’appréhender ses diverses facettes. Olivier François, directeur de ce collectif situe Dominique de Roux: il « n’est pas de ces écrivains que le temps a livrés aux ennemis du verbe: glosateurs, professeurs, adorateurs des cendres, orateurs de pompes funèbres, gourous de clans et de cliques ». Une manière [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Pierre Manent (2/2) : retrouver la loi naturelle
Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Pierre Manent est un spécialiste reconnu de philosophie politique. Son essai La loi naturelle et les droits de l’homme, publié en mars 2018, réhabilite magistralement la nécessité pour nos sociétés de s’enraciner dans une loi commune qui transcende les droits individuels. Partie 2/2. Le christianisme et les droits de l’homme Le christianisme ne comporte-t-il pas en son sein un principe de dissolution du fait social ? Le christianisme peut en effet apparaître comme un dissolvant, dans la mesure où il interdit toute sacralisation des associations humaines. Avant le christianisme, toutes les sociétés humaines étaient tenues par une religion commune ; la cité était inconcevable sans la religion de la cité, comme l’empire était inconcevable sans la divinisation de l’empereur. La religion était une partie de l’ordre politique. Dès lors, le christianisme, qui s’adresse à tous les hommes, peut être perçu comme l’ennemi de toutes les associations politiques, c’est le reproche qui court de Celse à Rousseau et au-delà. La désacralisation de la cité humaine procède de ce que le christianisme apporte une autre cité incomparablement plus «associante», vaste et profonde que toute cité humaine : l’Église ou la cité céleste. Le trait absolument original de cette nouvelle cité, c’est que ses membres, les citoyens de la cité de Dieu, sont recrutés un à un dans toutes les cités humaines: le chrétien est toujours un païen, ou un juif, converti. Le reproche des politiques, c’est que le christianisme divise le citoyen-chrétien entre [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Occupation des locaux de SOS Méditerranée : Anaïs Lignier de Génération Identitaire répond à L’Incorrect
À l’issue de l’occupation des locaux de SOS Méditerranée par une équipe de militants de Génération Identitaire, nous avons interrogé l’une de leurs représentantes, répondant au nom d’Anaïs Lignier. Depuis quelques années déjà, ce groupe multiplie les actions coup de poing un peu partout en France et en Europe. Témoignage. Vous avez brièvement occupé les locaux marseillais de l'association SOS Méditerranée ? Pourquoi ce choix ? Réalisée de manière pacifique, notre action vise à dénoncer la complicité de cette ONG qui sous couvert d'humanitaire collabore avec les passeurs de clandestins. L’ONG « SOS Méditerranée » est un maillon de la chaîne qui part des mafias en Libye jusqu’aux marchands de sommeil ici en Europe, en passant par la cohorte d'associations subventionnés qui ont fait de l'immigration leur fond de commerce. Avoir une politique de fermeté en matière d’immigration, c’est aussi sauver des vies. Nous en avons l'exemple australien avec la politique du No Way et en Italie avec Matteo Salvini.

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