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Adieu la droite : Valérie Pécresse fait peau neuve

Candidate à sa propre succession dans la région Île-de-France, Valérie Pécresse a décidé de changer de braquet par rapport à 2015 : les chrétiens-démocrates et le Mouvement conservateur ont été grand-remplacés par des figures Macron-compatibles et LGBT-friendly.

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© DR

Présidente de la région Île-de-France, ex-LR qui s’était désolidarisée du parti pour former son mouvement Libres !, Valérie Pécresse est de retour pour les élections régionales de juin prochain. Pour séduire plus largement, elle n’a pas hésité à changer ses convictions et ses alliés d’autrefois.

En avril dernier, Valérie Pécresse affirmait être, dans une interview au Figaro, une « femme de droite ». Parmi ses objectifs prioritaires, la sécurité, qu’elle dit prendre « à bras-le-corps ». Habile stratégie auprès d’électeurs qui ont plus que jamais besoin d’être rassurés, alors que chaque jour survient un fait divers sordide, et que la police se fait publiquement attaquer. Ce 1er juin, toujours dans une interview pour Le Figaro, elle s'est de nouveau présentée sous un jour très sécuritaire. Recrutement d'agents dans les transports et dans les écoles, renforcement des effectifs de polices municipales, achat d'équipements en tout genre (drones, armes, etc), création d'une agence régionale des travaux d'intérêt général, question de l'intelligence artificielle et de la reconnaissance faciale : les mesures inclinent très clairement vers un renforcement sécuritaire. Plus que jamais, Valérie Pécresse suit les mouvements (inquiets) de l'opinion pour ratisser le plus largement possible à droite.

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Mais au-delà des mots et des postures, qu’en est-il dans les faits ? Les personnalités présentes sur sa liste sont loin de garantir à Valérie Pécresse l’image « de droite » qu’elle essaye de se donner. Thibaut de Montbrial, avocat spécialiste des questions sécuritaires, est l’unique fil qui relie sa liste aux valeurs ancrées à droite - et il est situé bien bas sur la liste. À l’opposé, Bruno Beschizza et Frédéric Péchenard ont tous deux une première place de choix, respectivement pour la Seine-Saint-Denis et Paris. L'on trouve encore quelques sportifs comme l’ancien boxeur Jean-Marc Mormeck pour la Seine-Saint-Denis, et d'autres personnalités issues de la « société civile », quand bien même la liste est constituée de 65 maires sur 225 candidats. Mais surtout, sa liste a été débarrassée des vieilles alliances de droite pour s'ouvrir à des sensibilités politiques très diverses.

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