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Investitures RN en Nouvelle-Aquitaine : choix logiques ou parachutages ?

Comme un air de fronde au sein du Rassemblement national de Nouvelle-Aquitaine ? Depuis une dizaine de jours, après l’annonce des têtes de listes départementales, trois des douze fédérations ont fait publiquement savoir leur mécontentement devant les choix effectués par la Commission nationale d’investiture.

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© Edwige Diaz / Capture d'écran YouTube

En Dordogne, en Charente et en Deux-Sèvres ont été désignés tête de liste pour les régionales des membres historiques du parti sans liens apparents avec les départements en question. Ainsi, l’ex-député européen et chef de la majorité régionale RN Jacques Colombier a pris la tête de liste en Dordogne alors qu’il vit à Bordeaux, ville dont il a été conseiller municipal ; sa belle-sœur Caroline Colombier, qui réside en Charente-Maritime, a été nommée en Charente ; Olivier Guibert, actuel conseiller municipal de Saint-Izan en Gironde, devient tête de liste dans les Deux-Sèvres. Charente Libre, Sud Ouest ou France Bleu : la presse quotidienne régionale, dont il faut avouer qu’elle se frotte les mains devant l’occasion de s’en prendre au RN, est depuis le théâtre d’oppositions publiques entre la tête de liste régionale Edwige Diaz, accusée d’être à l’origine de ces choix, et les délégués départementaux de Dordogne, Charente et Deux-Sèvres que sont respectivement Alain Rodriguez, Isabelle Lasalle et Arnaud Humbert.

Droite dans ses bottes en réponse aux questions de L’Incorrect, Edwige Diaz « déplore leur réaction, car un cadre du RN doit être le premier des militants et se battre pour des idées plutôt que pour une place » et considère qu’il s’agit « d’un non-événement, ou d’une tempête dans un verre d’eau, parce que nos militants sont mobilisés et notre électorat grandit. Les sondages nous placent au coude à coude avec Alain Rousset (PS), balayant loin derrière LR et LREM ».

Soupçon de népotisme

Tous reprochent à Edwige Diaz d’avoir placé des proches au détriment de forces vives méritantes. Isabelle Lasalle dénonce un double discours : « On prône la loyauté, la méritocratie et le localisme, mais on nous ment puisque madame Diaz préfère le clanisme en plaçant des amis ». Alain Rodriguez se dit pour lui déçu devant un « parti comme les autres, avec des petits arrangements entre amis. Jacques Colombier arrive parce qu’il y a des places. Pousse-toi de là que je m’y mette ! Il est venu chercher des indemnités pour agrémenter sa retraite ». Plus sobre, Arnaud Humbert se contente d’indiquer que « monsieur Guibert fait partie de l’équipe rapprochée de madame Diaz ; j’imagine que c’est une manière de le remercier. Personne ne le connaît, on ne l’a jamais vu dans la fédération. On n’a rien contre lui, mais c’est le principe, et l’on aimerait comprendre les ressorts de la décision ». [...]

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