Vous souvenez-vous de ce gamin présent lors d’une des représentations de notre bon showman de président ? Ce môme l’avait interpellé en criant un « Manu ! » que le concerné avait trouvé grossier et le dévergondé avait été réprimandé et remis à sa place par l’interpellé lui-même, parce que mal élevé. Que doit penser ce galopin irrévérencieux s’il a eu vent de la sortie de notre Manu de ces derniers jours ? Il doit avoir du mal à replacer l’église au centre du village et doit probablement trouver ce monde trop injuste.
La réaction qu’ont eue la plupart d’entre nous, en entendant cette sortie grossière émanant de l’élu qu’on aurait préféré exemplaire et châtiant son langage, a été de se dire : « Oh purée » – non pardon : « Oh putain, il va se mettre les Français à dos », puisqu’il dit vouloir les emmerder ; du moins quelques-uns. Mais la technique est tout autre et le piège tendu est aussi visible qu’un nez au milieu d’un visage si l’on se pose un peu.
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Voyez plutôt : la France est responsable de tout, le tissu bannière de l’Europe plus que le drapeau de la France pour flotter sur le soldat inconnu, des légions d’honneur distribuées à l’envi et maintenant une syntaxe de charretier, au détriment du langage châtié qui nous est dû. Tout ceci est réfléchi et ourdi en grand stratège.
Le footballeur, lorsqu’il tire un penalty et qu’il veut mettre la balle à droite, fera toujours mine de viser à gauche. Melchior, Gaspard et Balthazar (je leur préfère ces surnoms, surtout en période d’Épiphanie) sont donc parvenus à faire passer les récalcitrants à la vaccination pour les responsables de tout ce qui arrive aux brebis égarées que nous sommes. En utilisant cette phrase choc et d’après moi bien réfléchie, qui aurait pu être excusable si dite sous la colère, on comprend qu’il obtient plus de bénéfices que de pertes au vu de tous ceux qui, vaccinés, honnissent les non vaccinés, voire souhaitent leur mort. Ceux-là même qu’on a surnommés les antivax, alors que quelqu’un qui ne pratiquerait pas la boxe ne serait pas pour autant anti-boxe.
Ce pass, qu’il soit sanitaire, vaccinal ou je n’sais que, est la plus grosse supercherie que la terre ait portée à ce jour
Ce pass, qu’il soit sanitaire, vaccinal ou je n’sais que, est la plus grosse supercherie que la terre ait portée à ce jour. Encore plus que ce vaccin qui par le nombre de doses qu’on nous impose et qu’on nous inflige, me semble de plus en plus ressembler à un médicament. Quelle aubaine pour cette presse rémora du gouvernement que la mort de mes deux potes Igor et Grishka ; quelle embellie de pouvoir les désigner comme seuls responsables de leur triste sort, puisqu’ils n’étaient pas vaccinés.
Alors, les amis, je n’ai pas de solution, je suis victime comme vous, même que je me suis piqué au jeu deux fois pour pas qu’on m’emmerde, mais finalement on m’emmerde quand même. Je vous exhorte : ne vous laissez pas emmener dans des guerres que vous n’avez pas choisies et qui ne vous rapporteront pas les trophées que vous espérez. Détestez ce qui est détestable et non pas ce ou ceux qu’on vous désigne comme détestable. Car toutes ces gesticulations n’ont pas seulement le pouvoir de nous anxiogéniser, bien plus, elles nous divisent. Pourvu que ce ne soit pas le but.
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Moralité, il avait raison, c’est la guerre. Notre piètre général, notre mauvais colonel, notre capitaine absent. Alors, un bon soldat ? Même pas, puisqu’il n’obéit qu’à lui-même. Vous verrez que peut-être nous serons libérés aux alentours du mois d’avril pour que béatement nous puissions attribuer cette délivrance à l’exécutif.
Vous vous rendez compte, Manu à lui seul il peut tous nous emmerder. Alors qu’à nous tous nous ne pouvons pas l’emmerder. Encore que …. Quand il sera temps de s’isoler.





