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Opéra : Aida à Bastille, une froide illustration
On a tellement vilipendé le « Regietheater » (quand les idées du metteur en scène prennent le pas sur le reste) que les maisons d’opéra se réfugient désormais dans l’illustratif. Le résultat n’est pas forcément meilleur. Shirin Neshat, venue de la photo et du cinéma, connait peu le théâtre – encore moins l’opéra – et […]
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Sorties musique : critiques du meilleur et du pire
MIRACLE

ANTIDEPRESSENTS, Suede, BMG, CD 16,99€ 

Le groupe Suede est parvenu à être meilleur qu’à leurs débuts au bout de trente ans de carrière. C’est un miracle. Avec Antidepressants, ils ont sans doute atteint ce qui sera l’un des sommets de leur carrière à l’heure où le groupe ne remue plus les foules comme jadis. Tant pis, peu importe. L’album est d’une fraîcheur et d’une énergie qui nous font oublier que la bande de Brett Anderson est composée d’hommes de plus de cinquante ans. En onze titres (le chiffre parfait) d’un romantisme noir et androgyne, ils ont fait rejaillir leurs influences des années 80, des Chameleons à Echo & The Bunnyman jusqu’à Joy Division. Bien sûr, il y a toujours ces guitares rugueuses qui ont quelque chose de glam et débridé. Le chant d’un lyrisme singulier de Brett Anderson – quelque part entre Bowie et Morrissey – a une intensité qui peut fatiguer certains auditeurs. Ainsi, ce puissant disque peut, selon nos humeurs, être revigorant ou étourdissant. Pour tout dire, on en sort comme giflé, sonné. Tant mieux. Emmanuel Domont [...]
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Balu Brigada : jeunes premiers en marche arrière
Mes enfants, tout s’accélère. Voilà que les années 2010 déjà nous manquent et que certains nous en offrent aussi vite un revival. Ce n’est pas pour me déplaire. « Hier pour toujours » est mon slogan. Pas certain que je fasse carrière avec ça en bandoulière. Pour Balu Brigada, en revanche, ça a fonctionné. Et mieux que bien. Le duo, après avoir signé en 2022 avec le label Warner, dès leur premier single, s’est envolé de Nouvelle-Zélande pour rejoindre New York et démarrer une nouvelle vie. Les rêves qu’ils avaient en tête, et qui consistaient sans doute à faire chanter et danser les foules, furent atteints en un rien de temps. Un pareil destin manquerait presque de misères. En attendant que les malheurs arrivent (eux font toujours carrière), ils ont sorti un album délicieux qu’on aurait aimé pouvoir entendre sur les plages durant notre été maintenant déjà mort. [...]
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Les critiques littéraires de septembre
L’ENJEU DU DÉSIRLA JOUTE, Richard Millet,  Les Provinciales, 192 p., 18€ Richard Millet nous livre une méditation fragmentaire autour du dialogue amoureux, la « Joute », terme à comprendre dans toute son ambiguïté étymologique (entre jonction et affrontement). Ressassement, ruminations, aperçus, souvenirs et tentatives de définition composent ce lent vertige où se combinent toutes les […]
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« L’Étranger » par François Ozon : patrimonial et sans éclat

La littérature française est truffée de chefs d’œuvres réputés inadaptables au cinéma… du moins jusqu’à ce que des producteurs s’en emparent, par pur opportunisme et souvent après des années de négociations avec les ayants-droits. La dernière prise de guerre en date, c’est Voyage au Bout de la Nuit qui sera réalisé par Joann Sfar, le graphomane pleurnichard… dire que personne n’attend ce film, c’est une litote. Nous avons eu à peu près la même réaction lorsqu’on a appris que François Ozon allait réaliser sa version de L’Étranger d’Albert Camus, et ce après la version de Visconti avec Mastroianni, relativement oubliable. En fait, le roman de 1942 fait tellement partie du mobilier national qu’on se demande bien ce qu’un réalisateur peut espérer lui apporter de nouveau – a fortiori un réalisateur comme François Ozon, qui n’est pas vraiment un styliste, encore moins un expérimentateur mais plutôt un illustrateur soigneux, souvent au bord de l’académisme tartignolle.…

Tchéky Karyo : L’adieu aux armes
Si vous êtes nés dans les années 80 vous avez sans doute découvert Tchéky Karyo dans Nikita (peut-être le seul bon film de Luc Besson avec Le Dernier Combat) : dans le rôle de l’instructeur d’Anne Parillaud, il dévoilait une impressionnante palette de jeu, tour à tour protecteur et sadique, inquiétant et rassurant, amoureux et glacial… […]
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Rien sur ma mère
Comme le disait Phillippe Muray : « La femme moderne est la gardienne d’une seule chose, le bon-déroulement de l’après-Histoire. » Parler de sa mère, ouvrir les vieilles malles du grenier et compulser ses albums de famille en estimant qu’ils vont intéresser la terre entière, c’est une infantilisation de la chose écrite qui sonne comme un aveu d’échec de la fiction. Ce pourrait être aussi la fin de course d’une littérature du réel qui n’en finit plus de chercher des causes inattaquables. Le pire c’est que ça marche : de Paul Gasnier à Emmanuel Carrère en passant par Laurent Mauvignier, qui osera s’attaquer à ces romanciers pétris de sérieux qui nous parlent de la condition féminine, de leurs liens familiaux, de la moralité nationale ? Inattaquable, et d’un sérieux embarrassant (on ne RIT pas sur ma mère, môssieur !), cette littérature matriarcale est une nouvelle étape franchie dans l’appauvrissement romanesque. Combien de Français sont-ils prêts à ouvrir ces vieux médaillons poussiéreux, rincés à l’eau claire d’une moraline laïque ? L’avenir nous le dira. [...]
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Trois prix de L’Incorrect pour sauver la saison

Mardi 7 octobre 2025, alors que la deuxième liste de sélection du Goncourt maintenait l’ennuyeuse Natacha Appanah et le pathétique Paul Gasnier dans la course au pompon suprême, le jury du prix de L’Incorrect se réunissait bouillant de passion et fumant d’arguments implacables. Formé de l’intrépide Emma Becker, romancière de style et de choc, du féroce et magique Olivier Maulin, de Bernard Quiriny, tout de flegme caustique et de goût pour les marges hautes, de Marc Obregon, subtil, apocalyptique et radieux, mais condamné à l’eau pour quelques semaines encore, et Romaric Sangars, partisan des avant-gardes fulminantes et garant de l’intransigeance de tous, le jury aura su établir en deux heures à peine la meilleure liste de candidats de tout Saint-Germain-des-Prés. Son secret pour un tel résultat ? Une absence totale de pressions politiques, amicales, sexuelles et financières – climat rarissime en ces territoires ; une atmosphère de camaraderie dans la pureté sauvage ; un talent inné et commun pour la justice expéditive.

« Nous voulions monter un prix libre, déclare Emma Becker, c’est-à-dire dégagé de toute manœuvre ou manigance extérieure à la littérature pure, et couronner un livre qui, par l’exigence de style et la liberté de son propos (ou l’inverse), fédère les lecteurs d’horizons très différents que nous sommes.

L’Incorrect

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