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[Cinéma] The Northman : échec et mat
Propulsé « auteur » en deux films moyens qui ont jeté de la poudre aux yeux des lecteurs de Ciné Live et de Première, Robert Eggers incarne à merveille cette nouvelle vague de réalisateurs surcotés qui fait mouiller la cinéphilie d’aujourd’hui. Une cinéphilie aveugle, amnésique et capable de s’emballer pour le moindre gugus qui cite vaguement Tarkovski entre deux plans à la steady cam. Annoncé comme l’alpha et l’oméga du film de viking ce Northman ennuyeux et boursoufflé se voudrait sans doute comme une sorte de trip régressif ultime, quelque part entre Conan le Barbare et Thorgal. Las, faute de la moindre idée de mise en scène et d’une direction artistique paresseuse qui lorgne vers le feuilleton de luxe tristoune à la Games of Thrones et autres Witcher, le film ressemble plus à un jeu vidéo « triple A », dont la grammaire cinématographique se résume à coller ensemble d’interminables plans séquences censés déployer un univers immersif… et qui ne font que montrer, si besoin était, la facticité totale du dispositif. Le film est d’autant plus vain qu’à aucun moment il ne choisit ce qu’il est, la faute à un scénario oscillant constamment entre la fable héroïque et le réalisme guindé, affublé d’une violence cache-misère et de béances narratives qui achèvent de vous désolidariser complètement du sort de ses tristes pantins. [...]
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[Cinéma] Suis-moi je te fuis : un diptyque lourd
Les distributeurs français ont le chic pour tronçonner ou agglutiner les œuvres japonaises aux durées hors-normes, généralement soporifiques (Senses) ou abracadabrantes (Shokuzai). Entre les deux, The Real thing de Kôji Fukada devient un diptyque à titre malin: Suis-moi je te fuis / Fuis-moi je te suis. Un jeune salaryman rencontre une paumée passive – agressive qui va dévaster sa vie, notamment le couple secret qu’il forme avec une collègue. [...]
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[Cinéma] Nitram : portrait d’un tueur en série
itram, qui va suivre l’auteur du massacre de Port Arthur, est d’abord un précis de monstruosité australienne, pas si éloigné que ça des premiers Jane Campion. L’extériorité des grands espaces contraste avec des intérieurs exigus, comme la folie du meurtrier schizophrène que contraint sa famille et son logis. Cloche-pied et linéaire à la fois, le récit devient hélas trop attendu à mesure que le film se rapproche du terme avec une pudibonderie chichiteuse. [...]
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[Cinéma] L’Été nucléaire : déchet radioactif
Il est des films mort-nés qui se résument à leur argument. Dans L’Été nucléaire, d’anciens amis d’enfance tentent de se protéger après un accident de centrale en se réfugiant dans une ferme. Hélas, les riches fragrances du film de survivant n’auront pas pu traverser l’Atlantique sans s’affadir chez nous. Dès les premières répliques, après une sortie de route, on sait que le film ne quittera jamais le bas-côté, celui d’un antique feuilleton AB production moins les rires enregistrés. [...]
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Éditorial culture de mai : Le poème, la chair et la mort

Le poème, la chair et la mort sont trois réalités aujourd’hui évacuées par un monde trivial, abstrait et anti-tragique. Le poème étant le lien le plus direct entre la chair et la mort, l’étincelle qui surgit de leur confrontation, ceci explique sans doute cela.

La mort n’est pas un thème en vogue, en dépit de son aspect fédérateur et égalitaire. Surtout, elle constitue, outre une issue inévitable, un bon stimulant. Les samouraïs le savaient, eux qui devaient chaque matin s’imaginer en détail la destruction de leur propre chair. Mieux que la gelée royale ou les postures de yoga, dix minutes de memento mori vous lancent une journée à plein régime. Pourquoi ? Parce que la conscience du point final pousse à articuler les phrases, et donc à assumer un destin, un destin à opposer au néant. Sinon, son déni transforme l’existence en un long bourdonnement monotone et qui ne s’interrompra pas moins.…

[Cinéma] Los fuertes : mille fois vu
ma gay sud-américain ne s’épanouit pas que dans les talents majeurs des encore trop méconnus Marco Berger ou Lucio Castro; il donne aussi du tout-venant, comme Los Fuertes de Omar Zúñiga Hidalgo. Dans une région sauvage et reculée du Chili, un thésard de passage s’amourache d’un rude pêcheur secrètement de la jaquette. [...]
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[Cinéma] Les passagers de la nuit : droit dans le mur
« La vie, c’est ce qui arrive pendant qu’on fait d’autres plans ». Dans l’idéal, Les Passagers de la nuit auraient dû illustrer cette belle phrase de John Lennon, mais il faudra se contenter d’un tombeau douceâtre pour les années 80. À l’issue d’un divorce, une famille avec ados héberge une jeune routarde dans le quartier Beaugrenelle. La chronique des possibles – premier septennat Mitterrand oblige – se referme sur le quant-à-soi des accomplissements mineurs et des rêves envolés. [...]
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[Cinéma] L’été l’éternité : fiction-doudou pour militants du NPA
Marseille, une ado se noie, ses potes encaissent le coup, un couple se brise. Pour son premier film, Émilie Aussel œuvre dans le snirf-chabada avec abus de voix-off et électro transie. Les adultes et la société sont hors-champ, hormis une insupportable troupe d’intermittents du spectacle avec metteuse en scène à dreadlocks mentales qui oblige un benêt à déclamer du Artaud. [...]
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