Skip to content

[Cinéma] The Northman : échec et mat

Robert Eggers, le nouveau petit malin du cinéma américain arty et inodore, revient avec une épouvantable fresque viking étalonnée en bleu, parce que ça fait « nord ». Temps ressenti : 8 heures.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© The Northman
Propulsé « auteur » en deux films moyens qui ont jeté de la poudre aux yeux des lecteurs de Ciné Live et de Première, Robert Eggers incarne à merveille cette nouvelle vague de réalisateurs surcotés qui fait mouiller la cinéphilie d’aujourd’hui. Une cinéphilie aveugle, amnésique et capable de s’emballer pour le moindre gugus qui cite vaguement Tarkovski entre deux plans à la steady cam. Annoncé comme l’alpha et l’oméga du film de viking ce Northman ennuyeux et boursoufflé se voudrait sans doute comme une sorte de trip régressif ultime, quelque part entre Conan le Barbare et Thorgal. Las, faute de la moindre idée de mise en scène et d’une direction artistique paresseuse qui lorgne vers le feuilleton de luxe tristoune à la Games of Thrones et autres Witcher, le film ressemble plus à un jeu vidéo « triple A », dont la grammaire cinématographique se résume à coller ensemble d’interminables plans séquences censés déployer un univers immersif… et qui ne font que montrer, si besoin était, la facticité totale du dispositif. Le film est d’autant plus vain qu’à aucun moment il ne choisit ce qu’il est, la faute à un scénario oscillant constamment entre la fable héroïque et le réalisme guindé, affublé d’une violence cache-misère et de béances narratives qui achèvent de vous désolidariser complètement du sort de ses tristes pantins. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest