
Culture


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Votre pièce s’intitule Aurore dans la nuit. De quoi s’agit-il ?
C’est une pièce que nous avons écrite, mise en scène et interprétée à deux. Elle a été jouée à Paris en janvier et mars derniers, et vient d’être sélectionnée pour deux événements importants : le Jubilé des jeunes à Rome et le Festival d’Avignon, où elle sera présentée du 5 au 26 juillet dans le quartier de la Luna, l’un des plus vivants du festival.
Louis XIV, Molière et le théâtre de la gloire : entretien avec Laurent Dandrieu
Quel message portez-vous à travers ce spectacle ?
Nous avons voulu traiter le thème de l’espérance. Cette pièce est née d’un constat : la profonde tristesse qui habite beaucoup de jeunes aujourd’hui, en particulier depuis le Covid. Nous avons donc écrit l’histoire d’Aurore, une jeune artiste en quête de sens. Après un échec amoureux, elle vit une expérience mystique qui la pousse à croire qu’elle est appelée à la vie religieuse.…

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Comment est née l’idée de ce « Printemps de la liberté d’expression » ?
Le plus simplement du monde ou plutôt de la France. D’une conversation avec Louis Aliot, maire de Perpignan, et de l’infatigable et vibrionnant André Bonet, secrétaire général du Prix Franc-parler, et plus précisément du constat partagé que la liberté d’expression, récemment encore aussi naturelle que l’air que nous respirons, n’allait plus de soi dans notre pays. La suffocation menaçait, il fallait que les esprits libres se comptent et se parlent, un sentiment dont nous avons pu vérifier lors de la première édition du Printemps de la Liberté qu’il était largement partagé.
La capitale est-elle menacée d’asphyxie et d’entre-soi ? Le salut viendra-t-il de Perpignan ?
Salvador Dali avait fait de la gare de Perpignan le centre du monde, Perpignan pouvait bien devenir le centre de la liberté d’expression – qui peut le plus, peut le moins. Plus sérieusement, la France est un pays très centralisé et Paris concentre l’essentiel des lieux de pouvoir médiatico-intellectuels.…

Nicola Palumbo, personnage principal du roman, constate progressivement qu’il n’existe pas, que nous n’existons pas, du moins que nous avons toutes les peines du monde à exister. Je comprends que l’on puisse douter de ce postulat. Mais amusez-vous, de votre côté, à remonter le temps ; pensez aux dernières semaines qui viennent de s’écouler : combien de fois avez-vous eu la sensation que vous étiez dans la vie (et non pas en bordure de la vie) ? Pardon d’insister, mais gardez-vous de cette période le souvenir d’une intensité quelconque, d’une vibration ? Sans préjuger de l’intérêt de vos actions, de vos agissements, vous conviendrez de notre impuissance commune à faire coïncider la « compacité » et la lourdeur du quotidien avec les espoirs que nous plaçons dans l’existence. Car le voilà, le grand problème posé par le monde moderne : il nous tient trop éloignés de la vie vivante (pour reprendre les mots de Dostoïevski). D’autant que cette époque en particulier, certainement la seule que nous connaîtrons, réussit l’exploit d’être plate et pesante à la fois. Mais revenons maintenant à Nicola Palumbo. À rebours de Sartre, qui soutient « qu’exister, c’est être là, simplement », voire à l’opposé de Sartre, chez qui, rappelons-le, la racine d’un marronnier est une révélation assez éclairante pour démontrer la réalité de l’existence, Nicola Palumbo s’aperçoit que nous sommes en réalité destinés à un état… d’Inexistence. Une inexistence aggravée par une faiblesse dont nous ne saurons jamais guérir : la mémoire sort des hommes et les hommes sortent de la mémoire. Il faut rendre hommage, ici, à l’immense Borges qui, lui, avait tout vu, tout compris, en affirmant que l’on ne peut exister qu’à condition d’être « représenté ». Eh bien, c’est cette « représentation » dont j’ai fait cadeau à Nicola Palumbo. Je lui ai donné une voix, une famille, des amis, des idées, des buts stupides et inatteignables. Je lui ai même donné une biographie officielle, que l’on trouve effectivement à la fin du livre. Être le personnage d’un roman ou d’un film, c’est être. C’est être enfin. [...]
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