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Les Sorcières de l’Orient : notre critique

Un documentaire sportif portant sur une équipe féminine de volley-ball qui a défrayé la chronique dans le Japon des années 60 ? Sur le papier, on était plutôt mitigé, et pourtant le cinéaste Julien Faraut parvient à rendre le sujet passionnant. Spécialiste du sport à l’écran, Faraut transcende la forme documentaire en mêlant images d’archives, interviews récentes et dessins animés d’époque, sur une musique puissamment synthwave. Le résultat c’est un témoignage bouleversant et composite, un collage d’émotions et de procédés qui témoigne d’une vraie ambition de cinéma.

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La loi de Téhéran : notre critique
Lauréat du Grand Prix du dernier festival du film policier de Reims, La Loi de Téhéran offre une plongée saisissante dans un Iran rongé par la drogue et où la sanction pour possession de schnouf est la même que l'on ait 30 g ou 50 kg sur soi : juste la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n'ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. [...]
La Brigade des 800 : notre critique

Blockbuster de tous les records, La Brigade des 800 s’est imposé dans les salles chinoises en pleine crise sanitaire. Un véritable film-monstre qui prouve si besoin était toute la vitalité du cinéma populaire de l’Empire du Milieu. On pouvait craindre le film de commande patriote et larmoyant, et si le métrage de Giang Hu n’oublie pas, effectivement, de susciter des émotions héroïques, c’est toujours avec intelligence et un sens de la mise en scène qui laisse pantois.

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Kaamelott : Astier rate son retour

Douze ans, c’est long, surtout à la fin. Après des bisbilles de droits d’auteur, Alexandre Astier, l’homme-orchestre de la série Kaamelott, annonce en 2015 le projet du retour du roi Arthur et de ses sbires, cette fois sur grand écran, six ans après la fin du dernier épisode. Le Lyonnais est ambitieux, il voit les choses en grand : alors qu’une saison coûtait deux millions d’euros, on lui accorde un budget de quatorze millions pour son premier volet. Eh oui, Astier vise une saga en trois parties. Tant mieux, on raille suffisamment le cinoche français et ses films en pot de chambre pour ne pas se réjouir enfin du retour du grand spectacle made in France sur nos écrans. La dernière réussite, c’était Astérix, Mission Cléopatre (2001) ; à cette époque Jospin se voyait à l’Elysée et les wokes n’étaient encore que des grandes poêles à chinoiserie.

Alors que les trois cors raisonnent sur un fond noir, les sourires se dessinent sur chaque visage. Et ils sont nombreux. Plus de soixante mille préventes – un record – et des avant-premières qui atteignent deux-cent mille entrées, le QR code n’est plus un sujet. Le film débute dix ans après la disparation du roi Arthur. Le tyrannique Lancelot du Lac et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les ex-chevaliers de la Table ronde traqués feignent de jouer les résistants et la tête de l’ex-roi est mise à prix.

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Astier ouvre son film sur Guillaume Gallienne. Bon choix : l’exfiltré de la Comédie-Française est grand, il sait tout faire. Le voici ....

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