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Hiner Saleem : « LES KURDES SONT AUJOURD’HUI COMME LES JUIFS EN ALLEMAGNE DANS LES ANNÉES 30 »
Amoureux du cinéma, Hiner Saleem s’approprie le polar avec Qui a tué Lady Winsley ? Fergan, inspecteur, doit résoudre l’énigme du meurtre d’une romancière américaine, alors que celle-ci écrivait sur une île turque ancrée dans ses traditions. Le réalisateur kurde né en Irak parvient à évoquer la minorité à laquelle il appartient avec légèreté dans un film hors du temps. Rencontre.   Après le western, vous vous attaquez au polar. Pourquoi ces choix d’univers codifiés des films de genre ? Je n’aime pas m’enfermer dans un seul style de cinéma, j’aime tout. J’ai fait des westerns, des comédies, des films « poétiques » comme Vodka Lemon. Il me manquait un polar, genre que j’affectionne particulièrement, surtout les polars américains des années 40 et 50, mais j’avais envie de faire un polar un peu intemporel. Le polar repose avant tout sur une mise en scène, une atmosphère, des cadres, c’est quelque chose de très artistique et érotique à la fois : une jouissance visuelle. Par ailleurs, l’écriture du polar est très spécifique : il s’agit d’accrocher le spectateur dès le début et de ne pas relâcher la pression jusqu’à la fin. Vous mettez en scène une société très traditionnelle dans son île. Où situez-vous l’inspecteur Fergan dans son rapport à la modernité ? C’est le citoyen turc de demain, ouvert, pas un nationaliste refermé sur lui-même. La Turquie est un pays extrêmement paradoxal : quand vous allez à Istanbul, vous avez l’impression d’être au Portugal ou en Grèce, vous croisez des hommes et des femmes assez ouverts, même si, aujourd’hui, on croise davantage de femmes voilées. Mais si vous allez dans des petites villes, cela ressemble un peu plus à la Jordanie et au Maroc qu’à cette Turquie à un pas de l’Europe. Les deux coexistent. Évidemment, j’ai envie que le décolleté gagne sur le tchador. Je crois que (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour le abonnés
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Essais 2018, le top/flop de L’Incorrect
Une année 2018 placée sous le signe de l’identité : qu’elle soit politique, anthropologique, ou culturelle. Une année durant laquelle chacun, quelque soit son camp, de gauche ou de droite, s’est employé à refonder, à définir une base, excepté  en ce qui concerne notre président, Emmanuel Macron, qui réformant à tout va à simplement fini par se faire « baser » comme le disent les jeunes que nous ne sommes plus. Aussi, afin de l’imiter et puisque la catastrophe est toujours certaine, voici ce qui nous fait office de base pour préparer 2019.
Fallait-il bombarder Berlin ?
Était-il de bon sens de larguer autant de bombes pour achever la Seconde guerre mondiale ? Les Américains, qui ont mis fin à la guerre en bombardant Hiroshima et Nagasaki, répondraient oui sans barguigner. Bien que Churchill ait douté du bienfondé du bombardement de Dresde – quelques semaines après qu’il eut lieu – la RAF tient la première place sur le podium des bombardements, pour le plus grand plaisir des Soviétiques, qui s’étaient fait une spécialité des attaques au sol – le viol systématique des femmes y compris, en témoignent les deux millions de victimes allemandes (100000 à la « libération » de Berlin). Mais le bon sens est-il de mise en période de guerre ? OUI. CELA OFFRE DES TÉMOIGNAGES INTÉRESSANTS Vue du ciel ou de la terre, une bombe n’a pas la même allure, pas précisément la même portée, la note qu’elle chante sonne différemment. Placer les deux livres inédits en France que sont Berlin Finale et Bombes larguées en regard l’un de l’autre présente un intérêt historique, plus que littéraire. Bombes larguées, que John Steinbeck publia à l’invitation de son gouvernement, vingt ans avant de recevoir le prix Nobel, est un livre de propagande du plus grand intérêt historique. Le roman de Heinz Rein, qui connut un large succès populaire lors de sa publication en Allemagne en 1947, n’est pas du plus beau style germanique, mais c’est un bon feuilleton journalistique dont l’intrigue, malgré quelques grosses ficelles, nous emporte, et qui a la grande qualité de dévoiler les derniers jours du IIIe Reich vécus de l’intérieur par une poignée de Berlinois et de montrer l’horreur du nazisme en Allemagne même. (...) A lire en ligne pour les abonnés ou a découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect.
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Houellebecq vient-il de livrer son chef d’oeuvre ?
L’événement de cette rentrée de janvier est évidemment Sérotonine, le nouveau roman du plus célèbre romancier français vivant. Étant donné son statut et sa notoriété, Houellebecq écrirait n’importe quoi que des pâmoisons n’en accueilleraient pas moins ce n’importe quoi, et on a bien oublié, aujourd’hui, dans quelle atmosphère polémique et suspicieuse l’auteur des Particules accéda, il y a vingt ans, à la notoriété. Pourtant, loin de cette hypothèse, Michel Houellebecq nous livre aujourd’hui son roman le plus authentiquement génial. Suite à lire dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Le rond de serviette est-il de droite ?
Il m’est revenu que d’aucuns contestaient mes conclusions. Je n’aurais pas fermement établi que le rond-point est de gauche ni définitivement prouvé que le marron d’Inde est de droite. Je voudrais prouver ici la fiabilité de ma méthode, la manière mathématique dont j’arrive à la vérité sur la dextérité des choses. Prenons le rond de serviette. Il suppose la serviette. Voilà un point qu’on ne me contestera pas. La serviette suppose le tissu, donc le lavage consécutif, donc la stabilité. On m’objectera qu’il existe des serviettes en papier: même les serviettes en papier intissé, qui mime l’épaisseur et le moelleux du tissu, sont jetables et ne se glissent pas dans des ronds de serviette, sinon eux-mêmes en carton léger, et jetables. Ce sont des ersatz de rond de serviette. Le rond de serviette suppose qu’on réutilise la serviette, et qu’on la réutilise au même endroit. Les [...] Suite à lire dans le numéro 15 de L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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FILMS 2018 : LE TOP / FLOP DE L’INCORRECT
Sur les traces des Kirgizes, des panneaux de la vengeances, le premier western de Jacques Audiard, une mademoiselle de Joncquières perfide, le retour de Paul Thomas Anderson ou encore la version #MeToo de la série Océan’s…C’est parti pour les tops et les flops.

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