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Varsovie : coups de maîtres

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Pensé et instinctif, à l’énergie désespérée propice aux hautes envolées, le groupe Varsovie se distingue par des textes d’une qualité exceptionnelle.

 

Voici treize années, trois albums et un EP, que Varsovie distille un rock sombre, élégant et torturé, hors temps, et donc personnel, ce qui tend à en faire un événement relativement singulier au sein d’une scène rock française désespérément accrochée aux définitions en tous genres, vouée aux modes, soucieuse d’originalité attendue, et dont les engouements transpirent souvent le panurgisme. Varsovie opte précisément pour la posture inverse : en tenant une ligne précise entre permanence et nouveauté, imperturbables, Gregory Caterina et Arnault Destal emmènent leur rock inspiré, défiant à la fois les modes et la nostalgie facile, aux lisières de la cold wave, du rock alternatif et du métal, pour délivrer un Coups et blessures en forme de synthèse et de surmontement de leurs deux précédents albums.

L’Enracinement de Simone Weil
2018. La crise identitaire ne fait plus l’actualité mais est toujours là. Face aux chantres du métissage, du bougisme, de la fluidité des identités ou face à l’islam séparatiste, L’Enracinement de Simone Weil est une œuvre salutaire. Elle vient bousculer notre rapport à la patrie, au travail, à la culture et à la science. Mais surtout, L’Enracinement rappelle la mission première de toute personne aspirant à investir le champ politique ou métapolitique : « aider la France à retrouver une inspiration authentique. »
Constantin Popescu : ANATOMIE DE LA SOUFFRANCE
Disciple de Christian Mungiu, réalisateur récompensé par la Palme d’or en 2007, le réalisateur roumain Constantin Popescu offre avec Pororoca une tragédie humaine vertigineuse et saisissante de vérité. Entretien. La dimension cathartique de votre film est très frappante. Comment est-il né ? Pororoca est partiellement issu sur une histoire personnelle, mais l’essentiel du récit est néanmoins issu de mon imagination. J’avais envie de montrer un drame dans ses moindres détails et jusqu’à son dénouement, une expérience de vie en forme de chemin de croix. Ce qui m’a particulièrement intéressé, c’était de disséquer la dégradation d’une relation mais aussi la déconstruction des structures familiales traditionnelles à travers la famille nucléaire moderne. J’ai aussi toujours trouvé intéressant d’étudier dans un film ces moments qu’on laisse généralement de côté pour écrire une histoire (le sommeil, la procrastination, le repas, la solitude). Pour des raisons narratives et visuelles, ces moments sont ignorés au cinéma parce qu’ils nous font souffrir alors qu’ils aident à définir les personnages d’une façon beaucoup plus subtile, et beaucoup plus significative, que tout autre type d’actions. Vous faites un choix, à notre sens judicieux, celui de laisser une grande liberté au spectateur… Le public est l’acteur d’une histoire entière qui se produit sous ses yeux. Les sons, par exemple, donnent des indices importants, ou soulignent des idées majeures cachées un peu partout dans le film, spécifiquement (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Voyage de trois jours dans la mémoire des vins suisses par Samuel Brussell
Trois jours, c’est-à-dire une vie ; et la mémoire des vins renvoie à la mémoire du monde. Car ces vins font le tour de la Suisse, de Genève à Vaud et au Valais, de la région des Trois-Lacs à la Suisse alémanique et du Tessin à la terre des Grisons – il n’en faut pas plus pour composer un univers
Luc-Olivier d’Algange : « Pour Jünger, ce qui est beau est obligatoirement éthique »
Poète, écrivain, essayiste de haute lignée spirituelle, Luc-Olivier d’Algange a fait paraître il y a quelques mois chez L’Harmattan, Le Déchiffrement du monde, une méditation passionnante et lumineuse sur la « gnose poétique » d’Ernst Jünger, ce monument de la littérature allemande du XXe siècle. Nous avons voulu respirer à nouveau l’air du grand large en lui posant quelques questions autour de son livre.
« Lutte contre les Fake News », une arme de répression intellectuelle massive

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La loi de lutte contre les « fausses informations » est un peu comme l’enfer, pavée de bonnes intentions. Fausse bonne idée pensée pour diminuer les risques d’ingérence étrangère lors des prochains scrutins, la loi voulue par Emmanuel Macron suscite de nombreuses réactions négatives des professionnels des médias et des associations défendant les libertés d’expression et d’opinion.

 

« On va se dire les choses, en vérité Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins », lançait Emmanuel Macron devant Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune à Versailles, répondant à la question d’une journaliste russe qui s’étonnait du traitement subi par ses confrères durant la campagne présidentielle française. Puis, le Président ajoutait en suivant que « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence ».

DRIEU & D’ANNUNZIO : Entretien avec Julien Hervier et Maurizio Serra
Pierre Drieu la Rochelle et Gabriele D’Annunzio, d’une génération à la suivante, d’un côté des Alpes à l’autre, ces deux grands écrivains ressurgissent aujourd’hui grâce à deux merveilleux biographes: Julien Hervier et Maurizio Serra. Nous les avons réunis dans l’appartement du premier pour évoquer ces deux dandies qui voulurent mêler l’encre et le sang pour le meilleur, pour le pire, et pour la plus grande gloire des lettres européennes.
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