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Rétrospective 2017 : les meilleures séries
Au XIXème siècle, Français et Britanniques étaient déjà drogués aux séries. Eugène Sue et Charles Dickens publiaient leurs romans sous forme de feuilletons à suivre dans les journaux, soumettant leurs lecteurs au supplice de l’attente en dosant parfaitement le suspense entre deux parutions. Après de très longues années de domination anglo-saxonne, l’art de la série télévisuelle s’exporte. Les Allemands oublient Derrick et produisent Dark, petit bijou de thriller fantastique. Les Français boudent Joséphine Ange Gardien pour suivre les aventures de l’agent Malotru. Hors d’Europe, le Brésil nous offre 3 %, le Mexique revient sur la vie du narcotrafiquant El Chapo, la Corée du Sud tourne à la chaîne des fictions historiques parfois époustouflantes… Une série sans fin !
Ce Soir Là, une fiction France 2
Delphine Ernotte est sur les dents, la production de Ce Soir Là la stresse particulièrement. Mieux vaut se planquer quand madame n’a pas sa capsule de Nespresso à portée de main, surtout les mâles blancs de plus de 50 ans. Le premier qui moufte peut postuler pour une place d’eunuque dans un harem saoudien.
« Francis Saucisson » : L’art du potache
Francis Saucisson est peu ou prou à la bande dessinée ce qu’Hubert Bonisseur de La Bath est au cinéma : un génie innocent dont la simplicité d’esprit confine au sublime.
Pourquoi la musique française est-elle si dépressive ?
Récemment, Ventre de Biche a sorti 333 Mi-Homme, Mi-Bête, sur le label « Teenage Menopause Records » (tout un programme). Un disque qui ne respire pas la joie de vivre. Et ce n’est pas le seul. La déprime en musique est-elle une tradition française ? Ventre de Biche est un artiste qui évolue hors des sentiers battus. À l’opposé d’un star system « bling bling », il promène sa new-wave désabusée dans un paysage musical français de plus en plus gris. Le titre d’ouverture de son nouvel album « Parmi Les Chiens » pose d’entrée de jeu l’ambiance : « Tiser, manger, chier et dormir. Nous essayons de ne pas pourrir trop vite. » C’est qu’il y a du pourrissement dans la musique française, et, si c’était pour l’instant limité à un underground de plus en plus reconnu, on peut constater comment la déprime s’infiltre désormais par petites touches dans le mainstream. Ne nous leurrons pas : les clips du prêt-à-écouter sont toujours dominés par des sourires de mannequins interchangeables, mais des tâches de moisissure commencent néanmoins à parasiter l’écran. Universal Music a signé Eddy de Pretto, jeune artiste qui se dit à mi-chemin entre Frank Ocean et Claude Nougaro, et dont la musique (...)
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Marc-Antoine Mathieu : Le dessin métaphysique
Avec Le Livre des livres (Delcourt), Marc-Antoine Mathieu continue d’enchaîner les planches vertigineuses et de fasciner ses lecteurs. Quand la BD prolonge Kafka. Le Livre des livres est une succession de couvertures cartonnées, grandes illustrations solitaires qui, une à une, cristallisent tous les thèmes de Marc-Antoine Mathieu, le plus métaphysicien des auteurs de bandes dessinées. Ce ne sont qu’océans ou mines de feuilles et de livres, angoissantes architectures piranésiennes, machineries démesurées, bureaucraties inutiles, perspectives tordues, discours trop savants, technologues déréglés et jeux de mots alambiqués (comme le poème « Jabberwocky » de Lewis Carroll passé à la moulinette S+7 de l’OuLiPo sur la base d’un dictionnaire de mots rares, ce qui est un peu abusé). Marc-Antoine Mathieu bâtit son œuvre depuis presque trente ans. Tout commence avec (...)
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Le street art à Christchurch, espoir ou cache-misère ?
Près de sept ans après le séisme qui a causé la mort de 185 personnes, Christchurch peine à se relever. De nombreuses œuvres de street artists donnent une autre image des ruines aux visiteurs, mais pour combien de temps ?
Biopics littéraires : L’indigestion
Et si la vogue des romans inspirés de vies réelles n’était qu’une recette facile pour masquer l’incapacité des écrivains à faire œuvre d’imagination ? Tout le monde l’a noté, la deuxième guerre, plus précisément le nazisme, est au cœur des livres de deux des lauréats de l’automne, Éric Vuillard et Olivier Guez. Si l’on examinait les palmarès des années précédentes, on ajouterait d’autres exemples, comme Les Bienveillantes de Jonathan Littell. Il est tentant de s’interroger sur ce que cette omniprésence dit de la fascination des littérateurs, des jurys et des lecteurs pour le nazisme, comme l’ont fait de nombreux commentateurs. Mais on peut aussi regarder le millésime 2017 sous un autre angle : il confirme (...)
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