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Les garçons sauvages
C’est devenu de plus en plus rare de trouver une œuvre qui se contente d’exister au sein de ce torrent d’eaux de lavements qu’est devenu le cinéma contemporain qui considère Winding Refn comme un « expérimentateur » et tient Christopher Nolan pour un « intellectuel ». Alors à quoi sert au fond le cinéma ? Qu’est-ce que le «bon» cinéma ?
Entretien – Zakhar Prilepine : le guerrier du Donbass
Il est l’Hemingway du XXIe siècle. Chef de file des jeunes « enragés » de la littérature russe, Zakhar Prilepine a ressorti son fusil lorsque l’Ukraine du Maïdan est arrivée aux portes du Donbass. De cette expérience, il a tiré un fabuleux témoignage : Ceux du Donbass, sorti le mois dernier aux Éditions des Syrtes. Machiavel disait qu’une guerre est juste quand elle est nécessaire. En quoi cette guerre est-elle nécessaire ? Je ne pense pas qu’elle ait jamais été nécessaire. À bien des égards toutefois, cette guerre était inévitable. Je suis allé à Kiev trois ans avant le début des événements et tout le monde y pressentait une guerre entre deux moitiés du pays qui ne se comprennent pas l’une l’autre. Je connais les gens du Donbass et je les perçois comme des parents. Et lorsque des parents sont tués, on ne peut pas se limiter à écrire sur le sujet ou convoyer de l’aide humanitaire. J’ai été militaire dans le passé ; j’ai donc pris la décision de me battre à leurs côtés. Ce qui traverse tout votre livre, c’est l’embarras de l’intelligentsia russe devant la question du Donbass. D’où viennent les réticences de vos élites à soutenir la cause des insurgés ? Il y a plusieurs raisons à cela. L’une d’entre elles est qu’à un certain point, l’Occident s’est habitué à accueillir une intelligentsia n’apportant que de mauvaises nouvelles de Russie. Ceux qui en viennent doivent apporter dans leurs valises de la repentance. Et l’auto-flagellation est (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect ou en ligne pour les abonnés
Lady Bird, Jésus l’enquête… les films à voir ou à fuir !
Lady Bird qui débarque dans nos salles obscures auréolé de deux Golden Globes ou  Jésus, l'enquête, l'adaptation du best-seller mondial, tiré de l’histoire vraie de Lee Strobel qui cherche à prouver que Jésus n'a jamais existé...Que faut-il aller voir au cinéma cette semaine ?
BOHÈME 2018 par Patrick Eudeline – 1/2
La fin du monde est pour 2030, d’Yves Cochet aux services secrets, en passant par la global footprint américaine, le National Intelligence Council et j’en passe, tout le monde semble à peu près d’accord. Et il ne s’agit pas là, de prophéties mayas, de divagations à la Paco Rabanne ou prophéties façon Bugarach ou Nostradamus. Non, il est trop tard. Il était encore temps de faire quelque chose aux temps heureux d’Alain Dumont, Soleil Vert ou des hippies. Mais, « Accord de Paris » ou pas, le glas est désormais sonné. L’Anthropocène, l’Âge de l’Homme, ce moment où l’action de ce dernier sur la planète Terre est devenue si dévastatrice que les dommages sont irréversibles. Famines, désastres et catastrophes écologiques, surpopulation, épidémies, fin des ressources naturelles, tout cela entraînant la disparition de la moitié de l’humanité dans un monde où sont réapparues les dictatures. Le tableau est digne de saint Jean. L’Apocalypse. L’Armageddon! Tout se passe comme si le monde se raidissait, frileux, pour éviter cet insupportable destin. En fait, à mes yeux, nous entrons en aveugles dans un curieux Moyen Âge gouverné par les machines et la dictature informatique, fliqués, tracés, apeurés. Et comment dire ? L’Art, là-dedans? Oui, l’Art, ce cri dans la nuit. L’Art qui fait tenir les hommes debout. L’Art. Quand une chanson pouvait changer le monde. Si. Avoir grandi en hurlant, même sous la douche, « Je ne suis le fils de personne », « Je ne suis pas comme les autres », « Je ne peux obtenir satisfaction » ou « Tout ce dont nous avons besoin c’est d’amour », n’a pas été anodin. Féminisme, libération des mœurs, luttes sociales, individualisme triomphant, la génération d’après-guerre a changé le monde. Avant le choc en retour, le (...)
La Forme de l’eau : Une grosse barbe à papa
Au début des années 60, Elisa, modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret américain, mène une existence morne et solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres : l’étude d’un être amphibien venu d’un autre monde…

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