
Superficiel, vain, clinquant, le cinéma de Luca Guadagnino – et tout particulièrement Challengers – attire à lui le courroux de la critique majoritaire, la même prompte à s’extasier sur les non-mystères pompeux de Ryusuke Hamaguchi (Le Mal n’existe pas, pitié…) ou sur l’œuvre globale que Bécassine Triet consacre à la charge mentale, cette anatomie d’une Tuche petite-bourgeoise. Pas de grand sujet écologique ou de féminisme à la mords-moi le nœud dans Challengers, un simple triangle amoureux à la Jules et Jim, en moins bidon et compassé, sur fond de match de tennis.
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L’unité de temps et d’action – une finale de tournoi annexe entre l’un des meilleurs joueurs du monde en crise et son ancien ami d’adolescence barbotant dans les profondeurs de l’ATP – est siphonnée par un réseau proliférant de flash-backs gigognes. La rencontre originelle entre les deux jeunes hommes et Tashi, apprentie-championne surdouée qui va rapidement les affoler aboutit à plusieurs partenariats formels et informels.…












