
Billy Corgan, qui ne s’est jamais correctement habillé, est devenu la rock star la plus mal vêtue de tous les temps. Lorsqu’il veut passer inaperçu, il ressemble à un vilain vendeur de chez Darty secrètement membre d’une secte ratée ; le reste du temps, c’est au gourou de cette même secte d’illuminés déguisé avec les vêtements de sa dingue de femme. Il n’empêche, Billy Corgan est le leader, la tête pensante, de l’un des groupes les plus importants des années 90 : The Smashing Pumpkins. Et même si le groupe a enregistré beaucoup trop de mauvais albums, il est difficile d’oublier un disque comme Siamese Dream tant tout y est parfait. C’est ce qui explique, en grande partie, pourquoi nous continuons à nous infliger ces albums indigestes une fois tous les deux ans depuis une quinzaine d’années. À peine avions-nous eu le temps de nous remettre du pathétique « opéra-rock » (règle de base : toujours fuir lorsque l’on entend ce terme) des Pumpkins, sorti il y a deux ans, que revoilà notre Billy Corgan (en tenue de bal futuriste) et ses copains (qui ont toujours l’air de se regarder entre eux en haussant les épaules après avoir aperçus l’accoutrement de Billy) avec un nouvel opus.…








