Déjà le quinzième film pour la réalisatrice Cheyenne-Marie Caron: un hommage au père Hamel assassiné par deux djihadistes en 2016, en forme de pamphlet œcuménique et tentative sincère de réconciliation entre les religions. Caron a le mérite de s’attaquer aux sujets qui fâchent en dépit des convenances et des critiques, tout en osant parler frontalement de la foi comme ciment social. Ce qui lui a valu probablement d’être superbement ignorée par le CNC depuis vingt ans et d’avoir encore, pour ce film, opté pour un financement participatif.
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La conséquence, c’est un manque de moyens qui donne inévitablement au film la facture d’un téléfilm France 2. Reste qu’au-delà de sa forme un peu maigre et de son intention parfois trop littérale, le métrage parvient à émouvoir en collant avec empathie aux basques de ses deux protagonistes (le père Hamel et un djihadiste) jusqu’à une dernière bobine forcément poignante et portée par les nappes d’Arvo Pärt qui donnent à l’ensemble des airs de requiem (pour une France catholique).
QUE NOTRE JOIE DEMEURE (1h48), de CHEYENNE CARON, avec Oussem Kadri, Daniel Berlioux, Gérard Chaillou, en salles le 24 avril.





