
Succès surprise au box-office italien avec près de 5 millions d’entrées, coiffant au poteau Barbie et Oppenheimer, Il reste encore demain s’impose d’emblée comme le parangon d’un faux cinéma d’auteur vitrifié et entièrement voué à l’idéologie dominante du moment, à savoir le néo-féminisme pompier. Si la réalisatrice Paola Cortellisi, ex-star de la Rai, entretient parfois l’illusion d’un héritage transalpin qui voudrait tutoyer Dino Risi ou Ettore Scola, la comparaison s’arrête là : à la satire sociale cruelle ou au portrait de famille cathartique elle préfère la leçon de morale lourdingue, appuyée à coups d’effets de manche et de mise en scène faussement roborative.
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Impossible de trouver la moindre nuance dans ce tract poussif : tous les hommes, même les petits garçons, sont des salauds, et toutes les femmes des victimes et/ou des battantes. Et lorsqu’au terme du métrage, elle parvient presque à susciter l’émotion à force de surlignage, Cortellisi se paye le luxe de contourner son vrai sujet (la liberté) pour se vautrer dans une ode… au suffrage universel.…








