
Le film de guerre n’est pas un genre populaire en France, si l’on écarte les grandes vadrouilles et autres gaudrioles à la gloire de la Libération – et d’une certaine résilience française matraquée à coups de bonne humeur roborative. Du film de Gillo Pontecorvo sur la guerre d’Algérie aux Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, ceux qui osent embrasser certaines réalités ont connu pendant longtemps les foudres de la censure d’État. Il faut dire que la Ve République à ses débuts entendait bien orchestrer la vie culturelle et la mémoire historique de concert.
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Des années 50 aux années 70, tous les films qui évoquent de près ou de loin l’Indochine sont soumis à une observation discrète mais attentive de la part de la Commission de contrôle du CNC, créée en 1945 : les personnages de vétérans sont passés au crible, comme celui incarné par Maurice Ronet dans Ascenseur pour l’échafaud.…








