
La posture adoptée dans votre livre, consistant à aller chercher l’épreuve pour écrire, n’est-elle pas à rebours de la mode actuelle ?
Pas de posture. Le corps ne ment pas.
Pour que la parole se fasse chair, l’écrivain doit-il le risquer, ce corps ?
Eh bien, c’est ce que disait Williams Burroughs : l’écrivain doit s’exposer à la corne du taureau mais il ne doit pas non plus hésiter à plonger sous la table s’il voit qu’il va être éventré. Le devoir de l’écrivain est de rester en vie pour rapporter ce qu’il a vu.
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On retrouve vraiment un déploiement syntaxique, un jeu d’incises et de périodes très proche de ce que fait Richard Millet dans vos phrases, mais pour un rythme différent et avec des effets de déraillements fréquents. Pourquoi avoir choisi la phrase longue ?
Parce que je peux. Parce que « plus c’est long, plus c’est bon ».…








