
L’animation française se porte bien, merci pour elle. Elle ne s’est même jamais aussi bien portée, si l’on en croit les chiffres : l’École des Gobelins rayonne à l’international, les productions grand public s’exportent admirablement bien (voire le succès insolent des Miraculous et autre Totally Spies) et les animateurs français s’arrachent chez les grands studios japonais comme américains. Alors que le cinéma français en prise de vue réelle est en train de mourir à petit feu, asphyxié par ses propres flatulences de culpabilisation victimaire, le cinéma d’animation français montre une vigueur presque miraculeuse. En cause, une vraie politique d’état dans les années 80 qui a voulu miser sur cette exception (une des rares choses positives qu’on doit au Miterrandisme) et la fameuse french touch, un style qui échapperait volontiers aux clichés brassés par les États-Unis et le Japon.
Rencontre de talents
En cherchant bien, c’est surtout une preuve de plus que l’audiovisuel français fut en pointe dès ses débuts : tout comme les pionniers du cinéma muet et du trucage furent français, les précurseurs de l’animation que sont Émile Cohl ou Paul Grimault ont tracé les grandes lignes d’un imaginaire qui inspira les plus grands, de Miyazaki à Spielberg.…








