
Si je ne devais garder qu’un seul livre-rock, ce serait Please Kill Me. Ce bouquin à l’éclatante couverture rose a toujours été pour moi un exemple de ce qu’il fallait faire : laisser les témoins témoigner (en attendant l’apparition d’un mémorialiste digne de ce nom), et peu importe si leurs propos sont à prendre avec des pincettes. Je comprenais que si l’un disait noir (à propos d’un concert ou d’un musicien), un autre pouvait dire blanc. Iggy Pop était tour à tour un ignoble héroïnomane, un génial showman ou un charmant compagnon pour le tea-time. La vérité est sans doute quelque part au milieu de tout ça, mais on la dessine à coups de pinceau successifs : toutes ces voix formant un grand chœur et restituant ainsi la mélodie d’une époque.
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La ville héroïne
Lizzy Goodman, l’auteur de ce Meet Me In The Bathroom, n’ignore évidemment pas l’existence de Please Kill Me.…








