Skip to content
Là où rien ne change
Unifiée au XIXe siècle contre le pouvoir le plus conservateur qui soit, celui du Vatican, l’Italie n’a jamais connu de parti qui assume le mot. Peut-être parce que, le demeurant intimement, elle n’a pas besoin de l’affirmer
Iran : une opportunité pour Rohani ?
Il est désormais habituel que des évènements géopolitiques soient reçus hystériquement en Occident. Les manifestations iraniennes n’échappent pas au phénomène, témoignant d’une ligne de fracture profonde. Et si l’on essayait de regarder les évènements sans biais idéologique ?
Le triomphe de Xi
Le 18 octobre s’est ouvert le 19e Congrès du Parti Communiste qui décidera du renouvellement partiel, significatif ou total des membres du Comité central et du Politburo, mais aussi des cadres administratifs et militaires. Les 2 270 délégués du Congrès National du Peuple approuveront les décisions et sept personnes seront désignées ou reconduites pour décider du sort d’1 milliard 379 millions d’habitants La Chine possède le plus important PIB mondial , la plus vaste législature du monde, avec 2 924 délégués siégeant à l'Assemblée Nationale Populaire en 2017, ainsi que le plus grand parti communiste au monde. Fondé en juillet 1921 dans la salle de classe d’une école de filles de la concession française de Shanghai, le PCC (Parti Communiste Chinois) était composé à l’origine de 50 membres. 96 ans plus tard, il en compte près de 89 millions. Au cœur de la structure décisionnelle du Parti, il y a les 200 membres du Comité central. Au cœur du Comité central, il y a les 25 membres du Bureau Politique et au cœur du Bureau Politique, il y a les 7 membres du Comité Permanent du Bureau Politique. Le 18 octobre dernier, le 19e Congrès du Parti Communiste a rassemblé 2 287 délégués afin de décider du renouvellement partiel, significatif ou total des membres du Comité central et du Politburo mais aussi des cadres administratifs et militaires. Sans surprise, les 2 287 délégués du Congrès National du Peuple ont approuvé les décisions prises par les membres du Comité central et du Bureau politique et sept personnes ont été désignées ou reconduites pour décider du sort d’1 milliard 379 millions d’habitants . Sept personnes parmi lesquelles figure évidemment Xi Xinping. La RPC n’a jamais cherché à offrir au monde extérieur les apparences du pluralisme. Bien au contraire, le souci principal des dirigeants chinois est (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Espagne : le cinglant revers catalan
Depuis la fin de l’été, le feuilleton catalan cadence l’actualité européenne. Mais son dénouement n’avait pas été imaginé par la plupart des commentateurs : les têtes indépendantistes sont incarcérées, libérées sous caution ou en exil. Engluée dans les recours judiciaires, la stratégie de la dramatisation, initiée par l’entourage de Carles Puygdemont, s’est lamentablement retournée contre ces derniers. Les élections régionales anticipées du 21 décembre s’apprêtent à éparpiller façon puzzle la coalition indépendantiste La pièce s’est jouée en plusieurs actes. Le premier a vu les principaux partis espagnols (PP et PSOE notamment) s’unir face à la fuite en avant indépendantiste. L’Espagne a fait corps dans un élan de cohésion assez inattendu dans la mesure où les autres partis autonomistes ont aussi désapprouvé la méthode Puygdemont. Au nom du droit et du respect des procédures démocratiques, l’opinion publique a ensuite manifesté son soutien dans la rue, encouragée par l’intervention décisive du roi Philippe VI de Bourbon. Acte 2 (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Le street art à Christchurch, espoir ou cache-misère ?
Près de sept ans après le séisme qui a causé la mort de 185 personnes, Christchurch peine à se relever. De nombreuses œuvres de street artists donnent une autre image des ruines aux visiteurs, mais pour combien de temps ?
Lorenzo Fontana : « La bataille se joue entre les identités et le multiculturalisme »
Entretien avec Lorenzo Fontana, vice-maire de Vérone et député européen de la Ligue, principal acteur de la victoire des autonomistes en Lombardie et en Vénétie. Quelles leçons tirer des deux référendums consultatifs remportés par votre camp le 22 octobre en Lombardie et en Vénétie ? Le référendum local est une question fondamentale pour l’Italie dont les régions sont si di-verses, et que l’État central a tant abîmées : le Nord comme le Sud en ont souffert, et en parti-culier le second. Mais aujourd’hui, d’un point de vue économique, ce sont nos PME du nord qui pâtissent de cette politique. Les identités territoriales sont d’ailleurs un modèle à valoriser non seulement en Italie mais dans toute l’Europe, contre l’État et l’Union européenne qui les affai-blissent et les dissolvent. Nous souhaitons plus d’autonomie pour remettre en valeur les spéci-ficités des régions. Quels moyens préconisiez-vous pour atteindre cette autonomie ? Nous voulons redonner plus de pouvoir au législatif, et transférer de nombreuses compétences de l’État central vers les régions. L’État doit assurer certains services importants, comme les grandes infrastructures, la défense, la diplomatie, et rendre en échange aux collectivités locales la liberté de choisir leurs priorités et la destination de leurs ressources. En Vénétie, nous comp-tons de nombreuses PME que nous devons soutenir pour qu’elles survivent sur le marché eu-ropéen et mondial. Plus d’autonomie permet plus de réactivité. Rome n’est pas tout. Milan même n’est pas tout. Nous-mêmes n’avons par exemple pas grand-chose en commun avec Mi-lan, et nos différents problèmes doivent pouvoir être gérés au plus près. C’est du fédéralisme ? Oui. Notre projet de modification de la Constitution italienne devrait permettre de transférer aux régions vingt-trois compétences nouvelles, comme le contrôle des infrastructures ou celui des banques territoriales. Pour la santé, nous aimerions que l’impôt puisse être levé locale-ment. L’idée de fond global est d’ailleurs que (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Rohingya : l’ombre des militaires et des djihadistes
La crise humanitaire qui frappe la minorité musulmane de Birmanie, pour terrible qu’elle soit, ne doit pourtant pas dissimuler les enjeux géopolitiques gigantesques auxquels est confronté le pays de la junte. Il y a quelques mois encore, personne ne s’intéressait à la Birmanie et aux Rohingya. L’unanimité médiatique a soudain braqué ses projecteurs sur ces personnes vivant entre la frontière de la Birmanie et celle du Bangladesh. Le drame humanitaire s’ajoute à la complexité politique d’un pays où l’armée continue de posséder l’essentiel du pouvoir. Cette crise est un mille-feuilles géopolitique où se surimposent des enjeux nationaux et régionaux ainsi que l’émoi humanitaire mondial. Les Rohingya sont appelés musulmans du Bengale en Birmanie, car ils ne sont pas considérés comme une minorité ethnique, la liste de ces 135 minorités ayant été définie au moment de l’indépendance du pays. Ce sont des personnes nomades, allant et venant entre la Birmanie et le Bangladesh, dont beaucoup vivent du trafic d’opium produit dans le Triangle d’or. Si l’armée a laissé le pouvoir effectif (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Échec de la coalition allemande : mamie Merkel peut faire ses valises
Au moment où les conservateurs autrichiens sont en passe de gouverner avec la formation national-populiste du FPÖ, Angela Merkel échoue à fédérer une coalition « Jamaïque ». Les Cassandre avaient donc raison : la CDU est trop affaiblie pour réunir une majorité hétéroclite, travaillée par de trop nombreuses contradictions internes. Y-a-t-il une solution pour Angela Merkel ?
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest