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Burkina Faso – Abraham Kouassi : « Blaise Compaoré est accusé par certains d’être fortement lié à des groupes islamistes »
Abraham Kouassi est un jeune journaliste ivoirien travaillant pour le site Linfodrome.ci. Spécialiste des questions politiques et judiciaires ivoiriennes, il est également secrétaire général de l’Union nationale des blogueurs de Côte d’Ivoire et contributeur régulier pour divers médias africains. Il a suivi de près les évènements terribles de Ouagadougou, où des intérêts français ont été attaqués par des terroristes ce 1er mars 2018. La parole est rarement donnée aux Africains vivant en Afrique dans nos médias. L'Incorrect a décidé d'aller à la source.
Meurtres de masse aux États-Unis : le reflet morbide de nos sociétés ?
Columbine, Sandy Hook, Virginia Tech, Las Vegas, Aurora, et Parkland dernièrement. Les tueries de masse sont un phénomène particulier des sociétés modernes, spécifiquement aux États-Unis et en milieu scolaire. Depuis le 1erjanvier 2018, l’Amérique de Trump a connu une trentaine de « mass shootings » au total, selon certains organismes indépendants tels que Gun Violence Archive ou Mass Shooting Tracker (note). En à peine un peu plus d'un an à compter de ce mois de février, 95 Américains ont perdu la vie dans une fusillade de masse, pour 1926 blessés. Qu’est-ce qu’un tueur de masse ? Quoi de commun entre Adam Lanza, Nikolas Cruz, James Heagan Holmes, Seung-Hui Cho, ou bien encore le duo formé d’Eric Harris et de Dylan Klebold ?
Asile et immigration : Gérard Collomb devrait s’inspirer du Danemark
Qui suspectera le Danemark d’être sorti du « cercle de la raison » ? Vieille monarchie parlementaire, la patrie d’Andersen est un modèle de social-démocratie libérale, souvent cité en exemple par notre paresseuse classe politique hexagonale. Avant que l’islamisme ne prenne racine au Danemark, le royaume était une quasi-utopie beatnik. Pas plus la xénophobie que le racisme haineux ou le sexisme n’y avaient leur place. Pour tout dire, les Danois étaient même un peu naïfs. Il se sont brutalement réveillés en 2005, lorsque des Pakistanais mirent à prix les têtes des dessinateurs du quotidien danois Jyllands-Posten, pour des caricatures du prophète Mahomet jugées blasphématoires.
Syrie : valse avec Bachar
La realpolitik serait-elle de retour? En la matière, Emmanuel Macron semble avoir pris le taureau par les cornes et avoir renversé la vapeur, après le mandat calamiteux de François Hollande. Son implication mesurée dans le dossier syrien en témoigne. « Khrouchtchev, au moins, il est drôle. » C’est en ces termes curieux que le général de Gaulle évoquait le dirigeant soviétique lors d’une visite de l’exprésident Eisenhower à l’Élysée. En 1962, pourtant, le Secrétaire général du Parti Communiste d’Union Sovié- tique était le diable. Certes, ce n’était pas Staline (avec qui pourtant tous les Alliés parlèrent à partir de 1941), mais pour le Général, la politique devant s’accommoder des réalités, il était de toute façon indispensable de parler avec les dirigeants soviétiques. Après sept ans de conflit syrien, véritable casse-tête pour les analystes en même temps que vaste cimetière des prophéties, injonctions et surtout gesticulations françaises, Emmanuel Macron a jeté un pavé dans la mare des néoconservateurs français. « Le vrai aggiornamento que j’ai fait sur ce sujet, c’est que je n’ai pas (...)
Yémen : on a sucré Saleh
Le 4 décembre, l’assassinat d’Ali Abdallah Saleh a suscité moins de commentaires que la mort de Johnny. Et c’est peut-être là le principal enseignement de sa disparition. Le « printemps arabe » n’intéresse plus parce que son échec est patent. Celui qui présidait aux destinées du Yémen depuis 1978 avait marqué l’Histoire mais, devant le piteux bilan en Syrie et partout ailleurs, on préfère maintenant détourner le regard. Qu’on se souvienne des images terrifiantes de Mouammar Kadhafi lynché par la foule qui tournaient en boucle sur toutes les chaînes il y a six ans. Scène qui inspira ensuite le roman de Yasmina Khadra, La dernière nuit du rais en 2015. Victime d’un premier attentat en juin 2011, Ali Abdallah Saleh avait déjà été annoncé mort une première fois, avec bien plus de retentissement. Au delà de la mort, la Libye et le Yémen semblent partager le même destin. Guerre civile de moyenne intensité, affrontements tribaux indéchiffrables, émiettement du pays dans lequel naissent et renaissent des factions djihadistes de toutes obédiences. La position d’Aden, en face de Djibouti, est plus avantageuse que celle de Tripoli. Elle ferme l’accès à la mer Rouge et voit passer une bonne partie du trafic mondial entre l’Asie et le monde. Parfois des bombardements viennent frapper, plus ou moins précisément, des centres de pouvoir et autres dépôts d’armes. Des ingérences extérieures sans résultat probant. La tragédie humanitaire se poursuit sans (...)

L’Incorrect

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