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La Chinafrique est une machine à fric

C’est en 1955 que les Chinois rencontrent les futurs pères de l’indépendance africaine, lors de la Conférence de Bandung. Pékin pourtant ne s’intéresse pas immédiatement à un continent divisé entre les trois puissances coloniales (France, Portugal et Royaume-Uni). Il faut attendre le voyage du ministre des Affaires étrangères Zhou En Lai, une décennie plus tard, pour que la Chine communiste lance un programme d’aide à ces nouveaux pays, tournant autour de huit grands points principaux : « Égalité entre les Partenaires-Bénéfices Mutuels-Respect de la Souveraineté-Dons et Prêts sans intérêt-Allègement des charges-Renforcement du bénéficiaire-Respect des obligations ». Une politique d’échanges que va poursuivre avec efficacité le vice-Premier ministre Deng Xiaoping, qu’elle soit commerciale, industrielle ou même militaire. Progressivement la coopération politique et idéologique mise en place par Pékin va laisser place à une aide commerciale très agressive, qui passe de 12 milliards au début du millénaire à plus de 200 milliards de dollars en à peine plus de dix ans, faisant ainsi de la Chine un allié incontournable, à la place des anciennes puissances coloniales.

L’empire du Milieu ne lésine pas sur les moyens pour parvenir à ses fins

Une réussite que le dragon rouge doit avant tout à une femme, Xu Jinghu. À la retraite depuis 5 ans, elle reste incontournable pour ce qui est de la stratégie politique et économique de la Chine-Afrique. Principal artisan du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), sa maîtrise parfaite de la langue française avait rapidement attiré l'attention du PCC qui comprend tout le parti qu’il peut en tirer. Le choix de Pékin de la nommer secrétaire à l’ambassade du Gabon entre 1985 et 1990 n’est pas anodin puisque ce territoire est un pilier stratégique de la Françafrique. L’empire du Milieu ne lésine pas sur les moyens pour parvenir à ses fins. En échange de l’abandon de la reconnaissance de Taïwan et de juteux contrats, la Chine dépêche sur place des centaines de milliers de nationaux pour coordonner des chantiers pharaoniques.

Lire aussi : Pékin, nouvel argentier de l’Afrique

C’est ainsi que la télévision chinoise fait son apparition, s’adaptant aux langues nationales et que des petits Chinatown poussent comme des champignons dans les grandes capitales africaines. Ignorée à ses débuts, cette realpolitik finit par affoler les Européens qui avertissent leurs homologues que « les Chinois ne veulent que les matières premières ne portant aucun intérêt à la démocratie » comme le martèle dans un entretien au quotidien allemand Die Welt l’ancien président du Parlement européen, Antonio Tajani. « Tout ce que nous faisons avec la Chine - j'insiste là-dessus - est parfaitement maîtrisé, y compris le volet financier, le volet de la dette », lui répondra le président sénégalais Macky Sall lors du septième forum sino-africain. « Il s’agit d’aider l’Afrique à renforcer sa capacité d'autosuffisance, et d’éviter d’accroître la dette », affirme même Xu Jinghu qui va occuper par la suite plusieurs postes diplomatiques importants. Pékin a même réussi à installer récemment une base militaire à Djibouti, pourtant chasse gardée de la France et des États-Unis. D’ailleurs, sur 3 000 soldats chinois déployés dans le monde, les deux tiers le sont en Afrique.

Les scandales succèdent aux scandales. Pauvreté des matériaux utilisés dans la construction, conditions de travail similaires à celles de l’esclavage, racisme sur les chantiers, contrôle du commerce

« Il est temps pour les Africains de se réveiller sur les réalités de leur romance avec la Chine qui prend nos ressources naturelles et nous vend des biens manufacturés. C’était également l’essence du colonialisme », avait déclaré publiquement celui qui était encore en 2013 gouverneur de la Banque centrale du Nigeria et émir de Kano, le Lamido Sanusi II. Dans un câble mis en ligne par Wikileaks, un diplomate américain accuse la Chine d’être « un concurrent agressif, pernicieux et sans aucune morale ». Les scandales succèdent aux scandales. Pauvreté des matériaux utilisés dans la construction, conditions de travail similaires à celles de l’esclavage, racisme sur les chantiers, contrôle du commerce (comme à Dakar où ils ont investi la totalité du boulevard Général de Gaulle), corruption, clientélisme, l’empire du Milieu utilise à foison son droit de véto à l’ONU, soutenant les dictatures qui bafouent les droits de l’homme[...]

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Manifestations au Pakistan : le soulèvement anti-France

Appel au rapatriement provisoire

Dimanche dernier, des mouvements agressifs ont été orchestrés dans les rues à travers tout le pays, par le groupe Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP). Il s’agit d’une organisation islamiste radicale créée il y a une demi-douzaine d’années, et dont une des principales revendications n’est autre que la peine de mort en cas de blasphème. À plusieurs reprises, le parti qui entend faire respecter la charia par toutes les frontières a eu l’occasion de faire parler de lui, en délivrant plusieurs messages radicaux et autres appels à la haine. Il avait fortement œuvré pour la mise à mort d’Assia Bibi, mais également à celle du juge qui l’avait acquittée. Le mouvement avait tenté en 2018 de participer aux législatives pakistanaises.

En raison des menaces sérieuses qui pèsent sur les intérêts français au Pakistan, il est recommandé aux ressortissants français et aux entreprises françaises de quitter provisoirement le pays 

L’ambassade de France a dû inciter ce jeudi les expatriés Français à rejoindre l’hexagone, suite à ces manifestations violentes au sein des grandes villes du pays, notamment Lahore, Karachi, et Islambad la capitale. Voici les termes employés par la diplomatie française au Pakistan, dans un mail adressé personnellement aux résidents français : « En raison des menaces sérieuses qui pèsent sur les intérêts français au Pakistan, il est recommandé aux ressortissants français et aux entreprises françaises de quitter provisoirement le pays ».

Le gouvernement pakistanais à cheval

Ces manifestations qui ont soulevé des milliers de manifestants dans les rues pakistanaises, ont fait deux morts parmi les forces de l’ordre pakistanaises. Les militants TLP en déclarent trois autres dans leur camp, bien que cela n’ait pas été confirmé par la police. Le journal Atalayar annonce pas moins de 340 blessés dans la région du Punja.

Mais ces effusions brutales ne sont malheureusement pas le fruit d’un réveil soudain de la haine anti-France. Depuis plusieurs mois, les tensions se font largement sentir à l’égard des Français, qui semblent tantôt être réprimées, tantôt attisées par le gouvernement. Le week-end dernier, la police a énergiquement tenté de mettre fin à la colère qui se déchaînait dans les rues. Le ministre de l’Intérieur Sheikh Rashid a également exprimé son souhait d’en finir avec TLP en saisissant la cour suprême écrit Le Monde. Le Premier ministre aurait appuyé cette décision, afin de « protéger la population », et ce au titre de la loi contre le terrorisme.

Lire aussi : Pakistan et Turquie : Les réseaux de l’islamisme en France

Paradoxalement, une partie des dirigeants de la république islamique pakistanaise encourage le peuple à nourrir une hostilité grandissante à l’égard de la France. En témoigne ce tweet godwinien de la ministre des droits de l’Homme Shireen Mazari : « Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs », ajoutant ensuite : « les enfants musulmans devront avoir un numéro d’identification, comme les Juifs étaient forcés à porter l’étoile jaune sur leurs vêtements pour être identifiés ». Des propos émis en réaction à la prise de parole du président français, alors qu’il défendait la liberté d’expression lors d’un hommage à Samuel Patty. Le pays pakistanais s’était alors amassé devant l’ambassade Française, dénonçant Charlie Hebdo, tandis que le Premier ministre twittait, que Macron n’avait pas joué la carte de l’apaisement mais plutôt contribué à une « marginalisation supplémentaire qui conduise inévitablement à la radicalisation[...]».

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Pékin, nouvel argentier de l’Afrique

Le petit Ghana a les dents longues. L’héritier de l’Empire qui domina l’Afrique de l’ouest du IIIe au XIe siècle, patrie du leader indépendantiste Kwame N’Krumah et ancienne colonie britannique, affichait en 2019 une insolente croissance de 7,1 %. Si le pays tire parti de riches ressources naturelles (or, pétrole, minerais, pêche…), ses dirigeants favorisent aussi la diversification de l’économie et les secteurs de l’industrie et des services y sont notablement plus développés que chez ses voisins.

Ces efforts de développement et de modernisation jouissent aujourd’hui d’un soutien chinois de plus en plus marqué. En juillet 2018, le président Nana Akufo-Addo rendait ainsi publiques les négociations avec la République Populaire portant sur une ligne de crédit de deux milliards pour moderniser les infrastructures routières du pays, alors même que le président avait annoncé à plusieurs reprises souhaiter s’éloigner du Fonds monétaire international (FMI) et changer le modèle de développement du pays. [...]

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Uncle Tom : Liste noire

Depuis que la question raciale revient diviser les peuples, il y a, dans le brouhaha ambiant, des voix qu’on entend moins que les autres : celles des conservateurs noirs. Par chance, un documentaire américain leur offre une tribune. Son titre, Uncle Tom, reprend l’une des insultes dont sont aujourd’hui gratifiés les Noirs qui ne participent pas au grand procès de l’Occident. Uncle Tom, c’est celui qui a vendu son âme au diable blanc, qui se sent Américain avant d’être noir et réfute le discours victimaire, en un mot le collabo. L’injure, outre ses relents racistes, ne fait pas justice au personnage de La Case de l’Oncle Tom, le roman de l’abolitionniste Harriet Beecher Stowe, incroyable best-seller publié en 1852. Qu’importe, les anti-racistes de métier ne peuvent pas être à la fois les rois du slogan et les empereurs de la subtilité. 

1865, fin de la guerre de Sécession : le 13e amendement de la Constitution abolit l’esclavage. 1964, le Civil Rights Act met fin à la ségrégation aux USA. Que se passe-t-il dans l’intervalle de 100 ans qui sépare ces deux événements majeurs de l’histoire des Noirs américains ? Pourquoi occulte-t-on cette période, comme si l’on était passé directement des champs de coton à l’autobus de Rosa Park ? C’est que les progrès fulgurants de la population noire à une époque où sévissait la pire des ségrégations, desservent le discours actuel selon lequel le racisme est cause de tous les maux. [...]

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Judit Varga : « Ce n’est pas une faute d’être conservateur aujourd’hui »

Pour quelles raisons votre parti politique, le Fidesz, a-t-il décidé de quitter le PPE ?

C’est un problème de longue date et nous sommes finalement arrivés à cette conclusion. Le Fidesz est l'un des membres fondateurs de l’aile conservatrice du PPE, mais malheureusement nous considérons que le PPE a oublié ses principes. Les tensions entre le Fidesz et le PPE datent de quelques années, mais il y a surtout eu cette suspension individuelle des droits en mars 2019 qui a été votée contre nous.

Pour notre part, nous avons toujours affirmé que le problème n’était pas entre le Fidesz et le PPE, mais au sein même du PPE : ils ont commis l’erreur de courir pour devenir le plus libéral d’Europe. Engagés dans une stratégie électorale de court terme, ils ont modifié leur discours et se sont comportés comme des libéraux, renonçant à la défense de nos valeurs fondamentales que sont les racines judéo-chrétiennes, l’État-nation fort et la lutte contre l’immigration. Le PPE doit être beaucoup plus clair sur la direction qu'il propose aux Européens : le conflit entre le PPE et le Fidesz a mis en lumière ces gros problèmes, et la tension étant devenue trop forte, nous avons choisi de partir. Désormais, nous sommes libres et prêts à ouvrir une nouvelle ère en défendant ce que nous pensons être les valeurs fondamentales des conservateurs.

Les membres du PPE ont modifié leur discours et se sont comportés comme des libéraux, renonçant à la défense de nos valeurs fondamentales que sont les racines judéo-chrétiennes, l’État-nation fort et la lutte contre l’immigration

Un problème se pose cependant au PPE : s’il veut toujours suivre la stratégie de la gauche, il finira par perdre tous ses électeurs. C'est une erreur stratégique fondamentale. S’il ne soutient pas les peuples et n’aligne pas ses politiques sur les souhaits de ses électeurs, ils le quitteront tout simplement. Le PPE ne leur ayant pas donné de réponses, on voit comme il a décliné déjà en Espagne, en Italie ou en France. [...]

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Plaidoyer pour Orbán

Bête noire des progressistes européens, Viktor Orbán est aussi l’icône des partisans d’une démocratie illibérale, concept très bien étudié par Max-Erwann Gastineau dans Le Nouveau Procès de l’Est (Éd. du Cerf, 2019). Doctorant, Thibaud Gibelin nous livre ici les clefs du succès du chef du gouvernement hongrois qui, depuis la colline du château de Buda, proclame qu’il n’entend gouverner que pour le bien de la Hongrie, attentif à la destinée des familles qui composent cette nation singulière.

D’origine populaire et rurale, figure de l’opposition estudiantine au pouvoir soumis à la botte de Moscou dans les années 1980, ce calviniste nostalgique du soulèvement de 1956 s’est d’abord accompli en militant libéral avant de constater les limites de la dérégulation de l’économie. Il a alors endossé les habits d’un conservateur exigeant, se définissant comme démocrate-chrétien et jouant de son appartenance au Parti populaire européen, comme LR en France ou la CDU en Allemagne – dont il est parti il y a peu. Convaincu de l’essence du politique, « Viktor Orbán voit l’économie comme un outil au service d’une politique, celle de la puissance nationale ». Il multiplie les relations bilatérales, avec la Pologne, la Russie ou Israël (la Hongrie abrite la plus grande communauté juive d’Europe centrale). [...]

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Frédéric de Natal : « La mort du Prince Philip a causé une vive émotion au Royaume-Uni et au-delà »

Quelle est la réaction populaire suite au décès du Prince Philip, et le sentiment général des Britanniques par rapport à la monarchie ?

La mort du Prince Philip a causé une vive émotion au Royaume-Uni et au-delà. C’était une personnalité très connue. Il était d’abord l’époux de la reine d’Angleterre Élisabeth II, et tout à la fois son ombre et son ami. Il était un fervent sujet de sa majesté et a apporté de la modernité au sein de la monarchie britannique. Il a amené la monarchie dans les foyers des Anglais, et a permis de désacraliser quelque peu cette institution qui peut paraître guindée. L’émotion est donc générale. On se souvient beaucoup d’un prince qui a fait quelques bourdes. Mais au-delà de ça, les Anglais étaient très liés à un homme qui reflétait une certaine idée de l’Angleterre. Notamment une Angleterre qui a peut-être disparu ou qui est en voie de disparition, et à laquelle sont très attachés les Britanniques.

Qu’est-il prévu lorsqu’un membre de la famille royale décède ?

En l’occurrence, c’est particulier. D’habitude, il y a des funérailles nationales. Mais il s’agit cette fois du prince consort : ce n’est pas un chef d’État, et avec la pandémie du coronavirus, la cérémonie sera réduite à son minimum. Il n’y aura que trente personnes présentes à la chapelle Saint-Georges. Le protocole sera également très réduit. Nous savons aujourd’hui que le prince Harry – c’était la grande question – sera bien présent pour ses obsèques. Le cercueil arrivera certainement voilé des armoiries de la famille royale dans une voiture aménagée pour l’occasion. La cérémonie devrait commencer à 15h samedi prochain. [...]  

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2022 ou la restauration de l’empire ottoman par Erdogan ?

Invité au défilé de la victoire à Bakou le 10 décembre 2020, le président turc avertit à l'issue du conflit que la lutte contre l'Arménie n'est pas terminée : « Le fait que l'Azerbaïdjan ait sauvé ses terres de l'occupation ne signifie pas que la lutte est terminée. La lutte dans les sphères politiques et militaires va se poursuivre désormais sur de nombreux autres fronts ».

Ces fronts, quels sont-ils ? Dans le nord de l’Irak, la Turquie mène des opérations militaires contre le PKK kurde. Dans le nord de la Syrie, qu’elle cherche à occuper morceau par morceau depuis plusieurs années, elle a déployé des dizaines de milliers de soldats et véhicules lourds soutenant et couvrant des dizaines de milliers d’autres combattants mercenaires et djihadistes parmi les rebelles syriens.

En Libye, ancienne possession ottomane, elle a déployé ces mêmes mercenaires, installé des bases navales et aériennes et ravitaille en armes le gouvernement islamiste de Tripoli face au Maréchal Haftar. C’est d’ailleurs lors d’une mission de contrôle de livraisons d’armes interdites à destination de la Libye que la frégate française Courbet a été « illuminée » par une frégate turque, c’est-à-dire ciblée par les radars, dernière étape avant le tir.

Lire aussi : Pakistan et Turquie : Les réseaux de l’islamisme en France

En Méditerranée orientale, la menace d’un conflit naval entre la marine turque et les marines européennes se révèle possible. Alors que la Turquie avait déjà mené l’opération « Attila » en 1974, s’emparant du nord de Chypre par la force et l’occupant illégalement depuis cette date, elle n’a pas renoncé à son expansionnisme maritime, caractérisé par sa doctrine de « Patrie bleue ». En 2019, violant à nouveau la propriété des Chypriotes, elle envoie ses navires de forage dans les eaux territoriales de Chypre pour exploser les vastes réserves de gaz se trouvant dans les sous-sols marins. À l’été 2020, elle réitère l’opération mais en accompagnant cette fois ses équipes de forage avec sept frégates d’escorte. Les manœuvres militaires grecques et européennes qui se sont ensuivies ont démontré un niveau de tension inédit entre les flottes impliquées dans cette zone. Erdogan a demandé à ses amiraux de couler un navire grec, qui, lucides, l’en ont dissuadé. [...]

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