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Judit Varga : « Ce n’est pas une faute d’être conservateur aujourd’hui »

Judit Varga, ministre de la Justice de Viktor Orban, a reçu en exclusivité L’Incorrect lors de son passage à Strasbourg pour un tour d'horizon politique dans les bureaux de la représentation hongroise auprès du Conseil de l'Europe. Entretien.

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© Ministère de la Justice hongrois

Pour quelles raisons votre parti politique, le Fidesz, a-t-il décidé de quitter le PPE ?

C’est un problème de longue date et nous sommes finalement arrivés à cette conclusion. Le Fidesz est l'un des membres fondateurs de l’aile conservatrice du PPE, mais malheureusement nous considérons que le PPE a oublié ses principes. Les tensions entre le Fidesz et le PPE datent de quelques années, mais il y a surtout eu cette suspension individuelle des droits en mars 2019 qui a été votée contre nous.

Pour notre part, nous avons toujours affirmé que le problème n’était pas entre le Fidesz et le PPE, mais au sein même du PPE : ils ont commis l’erreur de courir pour devenir le plus libéral d’Europe. Engagés dans une stratégie électorale de court terme, ils ont modifié leur discours et se sont comportés comme des libéraux, renonçant à la défense de nos valeurs fondamentales que sont les racines judéo-chrétiennes, l’État-nation fort et la lutte contre l’immigration. Le PPE doit être beaucoup plus clair sur la direction qu'il propose aux Européens : le conflit entre le PPE et le Fidesz a mis en lumière ces gros problèmes, et la tension étant devenue trop forte, nous avons choisi de partir. Désormais, nous sommes libres et prêts à ouvrir une nouvelle ère en défendant ce que nous pensons être les valeurs fondamentales des conservateurs.

Les membres du PPE ont modifié leur discours et se sont comportés comme des libéraux, renonçant à la défense de nos valeurs fondamentales que sont les racines judéo-chrétiennes, l’État-nation fort et la lutte contre l’immigration

Un problème se pose cependant au PPE : s’il veut toujours suivre la stratégie de la gauche, il finira par perdre tous ses électeurs. C'est une erreur stratégique fondamentale. S’il ne soutient pas les peuples et n’aligne pas ses politiques sur les souhaits de ses électeurs, ils le quitteront tout simplement. Le PPE ne leur ayant pas donné de réponses, on voit comme il a décliné déjà en Espagne, en Italie ou en France. [...]

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